Réflexions d’un blogueur

En cette Fête de la Reine (Victoria), de Dollard (des Ormeaux et non du dollar) ou des Patriotes (prenez la fête qui vous convient, je m’en fous… toujours est-il que les Canadiens a mari usque ad mare sont en congé aujourd’hui), j’en arrive, mine de rien, au cent-unième message depuis le début de ce blogue en janvier dernier. Au moment d’amorcer la deuxième centaine de messages, j’ai pensé vous partager quelques réflexions qui me sont venues au gré de l’écriture et des réactions reçues. Je pourrais certes m’amuser à faire une petite recherche sur la Toile pour voir ce que d’autres blogueurs ont à dire sur la question, mais j’ai plutôt décidé de vous partager mon propre grain de sel sur la question.

L’idée de lancer ce blogue m’a été donnée par une collaboratrice de l’Institut Raymond-Dewar au moment où j’annonçais mon départ prochain pour l’Alberta, il y a de cela près d’un an (le 23 mai de l’année dernière, en fait). Elle suggérait que je tienne le monde au courant de mes pérégrinations et aventures en tenant une chronique régulière par internet. Sur le coup, je me suis dit qu’il faudrait probablement que Monsieur C se charge de mettre la patte au clavier, car je ne voyais pas comment je pourrais avoir le temps d’entretenir le blogue au milieu des occupations diverses d’une première année d’enseignement dans une nouvelle institution.

Puis, au cours de l’automne, je me suis surpris à écrire des messages communautaires à des gens qui me demandaient des nouvelles ou à essentiellement copier-coller le même message à divers correspondants. Cela me tracassait un peu, parce que dans mon univers à moi, cela ne correspond pas à l’idée que je me fais des échanges personnels. Je préfère écrire directement à une personne et lui partager les éléments qui sont pertinents à cette personne. Dans le présent contexte, il y avait tellement de nouveau dans ma vie, tellement d’événements et d’observations à partager que je me trouvais à écrire des messages à l’emporte-pièce. Je ne trouvais pas la chose particulièrement intéressante, car non seulement je perdais beaucoup de temps à répéter les mêmes choses à diverses personnes en variant le style, mais cela devenait un peu rasant pour moi. C’est dans ces circonstances que l’idée exprimée par ma collaboratrice est remontée à la surface, mais je n’ai alors rien fait pour l’opérationnaliser.

Au mois de novembre dernier, je préparais des cartes de Noël à envoyer aux gens de mon réseau habituel et je me suis surpris encore une fois à devoir écrire une lettre circulaire pour mettre les gens avec lesquels je communique moins régulièrement au courant de mes pérégrinations. Je me suis volontairement restreint à un message de deux pages illustrées. C’est en créant ce message bilingue que je me suis dit qu’il faudrait vraiment rendre accessible les détails plus croustillants de ma vie albertaine à ceux qui voudraient bien les lire. J’ai alors réservé un espace dans la blogosphère, mais je n’avais pas le temps d’y mettre du contenu. Le mois de décembre fut un peu fou et ce n’est qu’en janvier que les premiers messages sont apparus. Vous savez la suite et si vous ne la savez pas, je vous invite à vagabonder un peu à travers ce site, qui peut se naviguer par thèmes, par accès chronologique ou encore par liens entre les messages.

J’ai commencé par raconter la longue épopée du déménagement d’Ottawa à Red Deer, histoire pleine de rebondissements comme de telles entreprises complexes le deviennent inévitablement. Entre certains de ces messages se sont intercalés quelques événements courants que je croyais dignes d’être partagés. Une fois l’histoire du déménagement terminée, je me suis interrogé sur la suite à donner à ce blogue… devrais-je arrêter là et laisser une série de messages potentiellement utiles à ceux qui pensent à déménager à l’autre bout du pays ou continuer à raconter quelques faits divers tirés de mon quotidien? Je pense qu’au bout du compte, c’est ma grande gueule (ou plutôt ma rage d’écrire) qui a décidé. Ce blogue allait donc avoir une continuité.

Comme le disait Bill Watterson à propos du métier de cartoonist, lancer une série n’est pas difficile. C’est la poursuivre qui représente un défi. Il s’installe un rythme d’écriture et certains lecteurs(trices) développement des habitudes de lecture qu’on se sent plus ou moins obligés de combler. Le fait d’écrire sur une base presque quotidienne est devenu une habitude cathartique qui me permet de réfléchir en public à propos de sujets sur lesquels j’apprécierais avoir une rétroaction du lectorat. Je tiens aussi un journal personnel, dans lequel aboutissent des réflexions qui n’intéresseraient probablement pas les lecteurs de ce blogue, mais l’écriture semi-publique sur le blogue est devenue pour moi une manière de socialisation et d’interaction avec un lectorat élargi qui complète en quelque sorte le rôle que joue le journal sur le plan de la réflexion personnelle. C’est un peu pour cela que j’ai finalement décidé de continuer à l’entretenir.

De plus, le blogue, lancé d’abord pour donner des nouvelles à mes familiers, a pris une vie propre qui a dépassé son mandat initial. En fait, pendant quelques semaines, je me demandais bien si j’écrivais dans le vide, pour ma propre satisfaction personnelle d’écrire, car personne ne laissait de commentaires. À un moment donné, j’ai eu l’idée d’ajouter un petit widget de Sitemeter que l’on trouve au bas de cette page (la belette du net) qui m’indique qui vient faire son tour et ce qu’ils/elles regardent. Sitemeter ne me dit pas exactement qui est à l’autre bout du cyberespace, mais ce service me donne suffisamment d’information sur la provenance de ces gens que je sais pertinemment que j’ai quelques visiteurs réguliers et aussi que j’ai très peu de personnes tirées de l’auditoire original qui viennent faire leur tour. Aurais-je manqué mon coup? Je ne sais pas. Plusieurs raisons peuvent expliquer que des gens à qui ce blogue était initialement destiné ne viennent pas y puiser de l’information. Cela ne me préoccupe pas tellement. Cependant, une autre tendance c’est manifestée: d’autres personnes que je ne connais qu’à travers la blogosphère sont venues lire et à mon tour je me suis mis à lire les réflexions qu’ils et elles partagent.

J’ai lu ici et là des réflexions sur le rôle que jouent les blogues dans la socialisation. Dimanche dernier, à la radio, j’ai entendu divers spécialistes de la culture actuelle qui se préoccupaient de ce que l’Internet, plutôt que d’être devenu une source inépuisable de renseignements utiles, s’est mué en une «cacophonie» où tout le monde peut crier sur les toits son opinion plus ou moins éclairée et l’invité en question blâmait les blogues pour ce nivellement par le bas du discours sur la Toile. C’est un point de vue. Je ne le partage pas et je le trouve beaucoup trop élitaire; Internet a peut-être commencé au cours des années 1980 comme réseau de partage d’information entre les centres de recherche et l’autorité militaire étatsunienne, mais il a rapidement évolué en une autre forme de média infiniment plus «démocratique». Effectivement, si l’on se promène sur la Toile, il y a beaucoup plus de bruit que de perles. Ce blogue fait peut-être partie de la première catégorie. Les blogues, en général, ne sont pas conçus comme dépôts d’information objective, mais correspondent plutôt à la partie éditoriale d’un journal.

Il y a de ces sites qui me semblent infiniment plus dangereux, comme Wikipedia, qui, sous couvert d’une apparente rigueur, révèle en fait une infinité de désinformation. Faire le tri entre l’utile et l’erroné est tellement laborieux que c’en est devenu inutile (je ne me sers de ce site que pour trouver des illustrations et même là, je me suis parfois retrouvé face à des erreurs magistrales). Je dis que ces sites sont «dangereux» parce que dans ma pratique d’enseignant, il m’est extrêmement difficile de faire comprendre à mes étudiants que, si l’accès à cette information est facile, elle n’est pas pour autant fiable. Un tel projet, même s’il est basé sur des prémisses intéressantes (le partage de l’information à partir de sources autres que l’élite intellectuelle et académique et l’auto-correction des articles par la communauté de la Toile) demeure dans sa forme actuelle profondément problématique. C’est peut-être parce que je fais partie du «camp ennemi», celui des intellectuels dont la pratique repose sur certaines règles établies (qui ne sont pas parfaites) dont celle de l’évaluation par les pairs. Mais je diverge.

Si ce site a pu servir de lieu d’information à certains lecteurs (et quelques-unes des visites motivées par des recherches par Google me le laissent croire), tant mieux. Je ne pose certainement pas en expert de la «question albertaine». Je suis un historien francophone qui vit en Alberta et qui regarde son milieu avec les outils de ma profession et ma personnalité. Je tente le plus possible d’étayer mes prises de position, mais il y a dans ce blogue des moments où ce que je partage vient de convictions profondément ancrées que certains lecteurs peuvent ne pas partager. Par exemple, j’ai constaté que plusieurs personnes qui cherchent à partir du Québec pour venir en Alberta (témoin ce site) le font par dépit face au régime fiscal qui existe au Québec et par rage de vivre autre chose que l’étroitesse d’un nationalisme d’un autre âge. Je respecte ce point de vue, même si je crains que certains de ces candidats au déménagement dans l’Ouest rencontrent certaines déceptions face à la réalité de la vie dans cette province où tout semble facile et où l’argent coule à flots. Mais tout cela est impressionniste et pour une personne qui soulève les problèmes liés à la vie dans une province où la croissance économique provoque certaines situations de crise (dans le secteur des services de santé, par exemple), il s’en trouve une autre qui dira que c’est le paradis. Aux gens qui ont la conviction d’être plus heureux en Alberta, je dis: venez faire un tour, vivez ici quelques années et vous vous ferez votre propre tête. Il se peut que ce soit en fait pour vous une version du Paradis. Il se peut que vous en ayez assez après quelques années.

Je n’ai pas quitté le Québec (et l’Ontario) par dépit. Je ne l’ai pas quitté non plus pour venir faire fortune (je ne serais pas enseignant!). Je l’ai quitté pour un emploi très précis qui me rend heureux. Je l’ai quitté parce que j’en avais assez de me faire exploiter comme chargé de cours à enseigner à 600 étudiants par session (dans des classes comptant parfois 200 étudiants) que je parvenais pas à connaître ni à accompagner d’une manière satisfaisante au plan andragogique. Je suis venu travailler au collège de Red Deer parce que les défis que cet emploi présentaient me stimulaient et que je pourrais enfin développer des cours où je serais en mesure d’accompagner mes étudiants dans leur apprentissage. Et je n’ai pas été déçu. Je suis très heureux dans mon emploi; je peux dire que si j’étais indépendant de fortune, je continuerais à faire ce que je fais bénévolement. J’ai vu mon père travailler 37 ans dans une usine «pour gagner son pain» et être heureux en-dehors de son emploi. J’ai la chance de faire ce que j’aime et de pouvoir m’y donner à 100%. Je ne suis donc pas venu en Alberta parce que c’est le moteur économique du pays, mais bien parce qu’il se trouvait que c’est ici qu’un emploi à ma mesure m’attendait. Cela me laisse donc la possibilité de poser sur mon environnement un regard qui n’a pas à être outrancièrement critique ni excessivement louangeur.

Le blogue m’a offert l’espace nécessaire pour mener cette réflexion progressivement, au fil des messages. Ce n’est pas un exercice qui se mène aisément dans l’espace confiné d’un journal intime, où il n’y a aucune possibilité de partager des intuitions ou des points de vue et de recevoir sur ceux-ci une rétroaction.

Plus foncièrement, ce blogue m’a également amené à m’insérer dans une communauté de blogueurs et blogueuses qui partagent certains de mes intérêts ou que je rencontre au hasard de ma navigation. Il m’arrive de laisser des commentaires à droite et à gauche sur leurs blogues et, en retour, ils viennent faire leur tour chez moi et me laissent leurs réactions. Cette dynamique est fort intéressante et dépasse largement le sens que cet exercice prenait à l’origine. C’est plus que du «bruit»; il s’agit de conversations de profondeur inégale qui, je pense, nous enrichissent tous. Et c’est plus que l’exercice d’exposition de sa vie privée sur Facebook ou d’autres sites de socialisation virtuelle du genre. Bloguer est une activité foncièrement sociale et comble un besoin de contact pour moi, même si, curieusement, les destinataires de cette activité ont changé.

Le blogue a aussi une influence sur ma vie. Je me surprends à transporter mon appareil-photo plus souvent, à la recherche de matériel pour le blogue. J’ai aussi pris certaines décisions liées à des activités en prenant en compte l’intérêt que je pourrais en tirer pour le blogue (ça aide à se lever le matin pour se rendre voir partir des canoës à Rocky Mountain House un samedi). Au départ, ce que j’écrivais ici était conditionné par mon regard; je peux dire qu’en retour, mon regard est influencé par ce que je peux écrire. Le blogue a donc aiguisé mon regard.

Un dernier mot concernant l’écriture. Pour citer feu mon ami Carl, je suis un «être d’écrire». Il y a très longtemps que l’écriture est devenue une partie importante de ma vie. Le blogue est à ce titre un exercice stylistique intéressant mais, au-delà de la recherche d’un niveau de communication approprié à ce média bien particulier, cette activité me stimule. J’écris beaucoup (ça fait partie de mon travail d’historien), mais ce que je jette sur l’écran du blogue m’aide à primer la pompe pour écrire autre chose. Il m’est ainsi plus facile de maintenir un rythme régulier de travail académique parce que j’écris déjà.

La parole est à vous. J’aimerais savoir ce que vous pensez de tout cela. Est-ce que vous aimeriez voir autre chose sur ce blogue? Est-ce qu’il y a des éléments que vous enlèveriez? Y a-t-il des éléments qui vous furent utiles? Allez! J’ai hâte de vous lire!

A propos Doréus

Historien, prof, amoureux de la bonne chère, mais surtout de mon Oyaté... Être gai, francophone et socialiste en Alberta, ce n'est pas toujours très drôle, mais il y a tant de beautés à découvrir! Comme je préfère l'émerveillement aux plaintes, ce blogue parle d'à peu près tout sauf de politique.
Cette entrée a été publiée dans Ainsi va la vie. Ajouter aux Favoris le permalien.

11 réponses à Réflexions d’un blogueur

  1. BBBB dit :

    Je suis à la fois heureux que tu aies trouvé ta voie en Alberta et infiniment triste que certains se sentent obligé de partir du Québec “par dépit”.

  2. Doréus dit :

    Je partage ta tristesse. J’avoue que je trouve certains des commentaires lus sur des sites comme «Quitter le Québec» blessants. Je ne suis pas nationaliste, tu le sais, mais ça ne m’empêche pas de trouver mes racines dans cette province et dans certaines des valeurs qui s’y incarnent. Je trouve aussi difficile à comprendre le désir de «faire une piasse» qui mène plusieurs à voir l’Alberta comme un Eldorado… mais bon. À chacun sa définition du bonheur, faut-il croire.

  3. BBBB dit :

    Ce qui me choque le plus, ce sont ces gens qui profitent du système d’éducation du Québec, pratiquement gratuit, avec pour intention avoué de partir après leur études. Je sais que ce n’est pas ton cas. Tu n’avais pas l’intention de t’expatrier du Québec quand tu es venu faire ton doctorat. Je pense surtout à ces gens qui font médecine ici au Canada dans le but avoué d’aller pratiquer aux États-Unis par la suite, sans rien redonner à leur pays.

    Je pense aussi à cette si belle chanson de Clémence Desrochers partez mes enfants, revenez vite, mais partez (citée de mémoire). Jaques Parizeau avait dit à cette jene fille qui prétendait que le Québec la tuait que chaque humain n’avait qu’un seul endroit qu’il pouvait vraiment “chez nous” J’ose espérer, naïvement sans aucun doute, que ces personnes qui veulent partir réaliseront que l’humain est une plante qui ne se déracine pas, et à plus forte raison ne réenracine pas aussi facilement…

    Ma fière flamande de Grand-Mère, arrachée de force par la première guerre mondiale à sa plaine anversoise, a souffert toute sa vie d’adulte cette condition d’exilée, à tel point que la vie lui en imposé un encore plus cruel, celui de la démence sénile et d’une mort si loin de tous les siens…

  4. Doréus dit :

    Je comprends ton indignation en ce qui concerne ceux qui «profitent» de la quasi-gratuité des études au Québec. En fait, ma position à ce sujet est différente de la tienne, mais tu le sais: je pense que le gel actuel des frais de scolarité au Québec est ridicule (et bassement politique) et devrait être levé, tout en maintenant un système généreux de bourses au mérite. Les universités québécoises sont présentement paralysées par le régime qui leur est imposé. Cela est pire pour les universités anglophones, qui doivent chercher à recruter du personnel sur le marché compétitif de l’Amérique du Nord, alors que les universités francophones se limitent en général au marché québécois. McGill peut prétendre être la Harvard du nord, elle ne pourra jamais offrir les mêmes avantages à ses professeurs!

    Pour ma part, j’ai bien peu bénéficié du système: j’ai étudié cinq ans hors du Québec avant de revenir pour étudier à Laval et à McGill. C’est d’ailleurs pendant que j’étais étudiant à McGill que l’université, forcée de chercher des sources de financement, a aboli les «frais de thèse» (réduits) que toutes les autres universités — même hors du Québec — appliquent aux étudiants en rédaction de thèse. J’aurai donc payé pour d’autres qui bénéficient d’un rabais. Je n’ai pas de ressentiment, mais je considère tout de même le système foncièrement faussé afin de ne pas risquer de perdre le vote largement nationaliste des étudiants.

    Quant aux racines, j’ai beau être un de ces êtres qui semblent ne pas en avoir pour avoir vécu si longtemps ailleurs que dans le lieu de mes origines et m’en être trouvé heureux, il y a de ces choses qui ne nous quittent jamais. Je prépare encore mes tourtières selon la recette maternelle et, inévitablement, comme on parle d’un vieil amour, mes comparaisons viennent toujours du lieu de mes origines.

    Je pense que c’est en étant confronté à la différence qu’on est forcé à revenir à ses racines. Les miennes sont dans les Laurentides, pas les Rocheuses, je le sais bien. J’ai encore les pieds mouillés de l’eau du Saint-Laurent, même si je me plais à contempler les vastes horizons des plaines où ne circulent que de petits «ruisseaux» qui portent le nom de rivières.

    Pourtant, je ne me sens pas en exil. J’ai plutôt des racines un peu partout…

  5. atalante dit :

    Doréus,
    Si tu avais à modifier Wikipédia, comment le ferais-tu ?
    Moi, j’y contribue, actuellement, avec rigueur, et j’ai souvent à son information. Il faut éduquer à la vigilence, et non juste dire qu’il est dangeureux, sans nuance.

  6. Doréus dit :

    Larousse a récemment lancé une alternative potentiellement intéressante à Wikipédia: un site construit par des chercheurs selon le modèle traditionnel de l’encyclopédie auquel s’ajoute la possibilité de contributions de la part d’utilisateurs sur le modèle de Wikipédia. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais on verra.

    Personnellement, j’ai été trop déçu par Wikipédia pour même y aller chercher de l’information. Je suis d’accord avec toi qu’il faut éduquer à la vigilance, mais il est un point où l’effort à déployer pour être vigilant est tellement grand que ça ne vaut pas la peine d’aller à des sources notoirement peu fiables: je préfère aller chercher ailleurs.

  7. atalante dit :

    Bonne idée de Larousse. Mais pourquoi, les dilletantes sérieux ne pourraient-ils pas avoir une tribune, également. Je sais qu’il y a parfois du n’importe quoi sur Wiki, mais un bon comité de lecture serait une autre solution, qu’en penses-tu ?

  8. Doréus dit :

    La Toile au moment où elle est devenue populaire (au milieu des années 1990) devait effectivement «démocratiser» le savoir en permettant un plus large partage d’information. Je pense que cet objectif est louable, mais les moyens de le faire ne sont pas encore exactement au point.

    Un comité de lecture est une formule qui a été proposée pour Wikipedia et certains articles sont parfois mis en «garde à vue». Il semble toutefois que ce modèle ne s’applique pas très bien au projet wikipédien, car il s’agit d’un retour au modèle académique de l’approbation par les pairs, sans compter l’immensité de la tâche qui dépasse quelque comité que ce soit.

    Je n’ai pas de solution pratique. Je pense que la Toile va évoluer dans diverses directions qui vont aider à l’information valable de se faire une place, probablement en relation avec d’autres médias. C’est ici que ta recommandation à la vigilance est particulièrement utile: peu importe la source d’information, il faut en évaluer la crédibilité et ça nous ramène au rôle du système d’éducation dans la formation de la pensée critique.

  9. atalante dit :

    “un être d’écrire”. Que c,est beau. Décidemment, ce Carl avait le sens de la belle formule. Te connaissant bien, je sais que tu en es un. je suis également persuadé que ce blogue va marqué ton écriture dans son ensemble. C’est déjà commençé, d’ailleurs.

  10. Doréus dit :

    Chose certaine, je me suis rendu compte que l’activité du blogue en est une où, comme disent les anglophones, you get more than you bargained for, autrement dit, ça fait balle de neige et on y découvre que les raisons pour lesquelles on commence ne sont pas nécessairement celles qui nous incitent à continuer.

    Sans être devenu pur exercice de style, ce blogue m’a effectivement permis de développer un type d’écriture qui m’est moins familier mais qui influence mon écriture dans son ensemble.

  11. atalante dit :

    Content de te l’entendre dire ! Janette serait contente.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s