À propos de Doréus

Historien, prof, amoureux de la bonne chère, mais surtout de mon Oyaté... Être gai, francophone et socialiste en Alberta, ce n'est pas toujours très drôle, mais il y a tant de beautés à découvrir! Comme je préfère l'émerveillement aux plaintes, ce blogue parle d'à peu près tout sauf de politique.

Une petite recette: Gâteau marbré

Gâteau marbréJ’ai passé une partie de la fin de semaine au fourneau. En effet, ma belle-sœur célébrait son anniversaire dimanche, et nous étions de réception. Pour l’occasion, étant donné la vingtaine de convives, j’ai opté pour un menu plutôt simple, question de plaire à tout le monde et surtout de m’épargner d’avoir à faire du montage d’assiettes et tout et tout. Comme il y a au moins une dizaine d’enfants, il ne faut pas non plus faire dans le trop aventureux. Donc, un gros (5,6 kg) pot-au-feu avec pommes de terre cuites dans le bouillon (ajoutées environ une heure avant la fin de la cuisson du rôti).

RôtisMon boucher a fait fortune samedi… Oh! Et il y avait un «petit» rôti d’élan avec celui de bœuf. Il était d’une taille plus normale (un peu moins d’un kilo si je me souviens). Non, je n’ai pas de photo du plat terminé… la cuisine était alors pleine de petits monstres qui couraient en tous sens. Aussi, concession à ma belle-famille, la sauce (et donc le liquide de cuisson) ne contenait pas de vin. Il y avait aussi une salade césar en accompagnement, que j’ai servie dans le couvercle de la rôtissoire que l’on peut voir ci-haut. L’heure était à la quantité, non à la délicatesse de la présentation.

Une autre de mes belles-sœurs, (en fait, la cousine d’Oyaté, mais pour tout un paquet de raisons, on la considère comme sa sœur; les relations familiales sont flexibles, comme ça, dans les familles autochtones) qui vit en ville, était venue la veille et avait préparé deux belles grosses banniques, l’une régulière et l’autre avec du fromage râpé. Au dessert, un gâteau au chocolat format industriel (ça prend huit fois la recette originale) préparé avec quatre moules de 9X13 pouces (deux gâteaux placés côte-à-côte, sur deux étages). Évidemment, il y a eu quelques surplus… que la belle-famille s’est fait un plaisir d’emporter.

Gâteau Heather C’était mon premier essai de glaçage décoratif… pas mal pour du travail artisanal, surtout que ça m’a valu le commentaire suivant: «c’est fait à la main?!?». N’ayant évidemment pas de plat suffisamment grand pour déposer le gargantuesque gâteau, il s’est retrouvé sur l’une de mes planches à découper, déposée sur l’une de mes tôles à biscuits format industriel (qui occupe toute la largeur du four).

Mais voilà… la fille de celle dont nous célébrions l’anniversaire hier a son propre anniversaire cette semaine. Et c’est l’un de ces anniversaires marquants qui méritent d’être soulignés. Et la belle-famille m’a demandé s’ils pouvaient revenir… J’ai donc demandé à ma nièce ce qu’elle voudrait comme menu. Elle m’a demandé de la lasagne (ce ne sera pas sa première; j’en ai déjà préparé pour elle à l’occasion d’un tournoi de hockey il y a quelques années) et, comme je ne veux pas répéter le même gâteau, je lui ai suggéré celui qu’on voit en tête de cet article et que je voulais essayer depuis longtemps.

Comme pour le gâteau au chocolat que l’on voit ci-haut, la recette de ce gâteau marbré vient du site de Stephanie Jaworski, Joy of Baking. N’ayant jamais auparavant préparé une recette de gâteau à base du mélange beurre-sucre (j’ai l’habitue des mélanges où l’on prépare les ingrédients secs d’un côté, puis les ingrédients humides, puis l’on combine rapidement avant d’enfourner), je voulais l’essayer avant de faire de ma belle-famille un groupe de cobayes culinaires. Donc, essai, concluant, ce soir. C’est moins moelleux, mais c’est d’un savoureux… Il faudra que je quadruple ou que je sextuple la recette pour prépare un gâteau à deux étages de 9X13 pouces (non, pas deux cette fois), mais c’est très faisable. Aussi, je vais substituer le café utilisé dans la recette originale pour faire fondre le chocolat par du lait. Je n’ai pas envie d’avoir un autre épisode de la maison folle remplie d’enfants caféinés et sucrés.

Donc, la recette est la suivante:

  • 115 grammes (4 onces ou une tablette Baker’s) de chocolat mi-sucré ou amer, au goût
  • 30 ml (2 c. à table) de café (ou de lait, ou d’eau)
  • 375 ml (1½ tasse) de farine tout-usage (je n’utilise pas de farine à pâtisserie; je ne suis pas fan des additifs que l’on y met)
  • 30 ml (2 c. à table) de poudre à pâte (levure chimique)
  • 3 ml (¼ c. à thé) de sel
  • 125 ml (½ tasse ou un quart de livre) de beurre non-salé à la température de la pièce
  • 250 ml (1 tasse) de sucre granulé
  • 2 œufs
  • 5 ml (1 c. à thé) d’extrait de vanille (je suis certain que ce ne serait pas mauvais avec de l’extrait d’orange aussi, avec peut-être un peu de zeste ajouté à la recette)
  • 125 ml (½ tasse) de crème sûre ou de yaourt à température de la pièce

Préchauffer le four à 180°C  (350°F) et placer la grille au milieu. Sur un bain-marie frémissant, faire fondre le chocolat dans le café (ou l’eau, ou le lait). Retirer du feu et laisser refroidir. Combiner la farine, la poudre à pâte et le sel dans un bol (tamiser ou fouetter ensemble pour bien combiner la poudre à pâte et la farine afin d’assurer une levée uniforme. Battre le beurre avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit crémeux. Incorporer les œufs un par un, ajouter la vanille et battre jusqu’à l’obtention d’un mélange onctueux.

Au mélange de beurre, ajouter peu à peu, en alternant, la farine et la crème sûre (ou le yaourt, ce qui fut mon choix) et bien incorporer sans trop battre. On peut procéder en versant un tiers de la farine, mélanger, ajouter la moitié de la crème, mélanger, puis un autre tiers de la farine, et ainsi de suite.

Séparer le mélange en deux parts. Ajouter le chocolat fondu à l’une des parts. Déposer des cuillèrées de mélange, en alternant, dans le moule à pain graissé. Passer ensuite un couteau ou une brochette dans le mélange pour créer des marbrures, mais ne pas mélanger uniformément.

Cuire de 55 minutes à une heure. Laisser refroidir une dizaine de minutes dans le moule avant de démouler et de laisser refroidir complètement sur une grille.

Un délice! Pour la belle-famille, il faudra que j’utilise un chocolat un peu plus sucré, mais ça va aller.

Autre essai de sortir ce blogue de sa torpeur languissante

Chien chaise roulanteComme je n’ai pas le temps de rassembler les photos du voyage de cet été, de les classer et de les préparer pour publication, je vous fais patienter en sortant quelques originalités de l’été. Comme cette affiche annonçant un stationnement réservé aux personnes handicapées devant un magasin spécialisé dans les accessoires pour animaux à Calgary. Photo prise le 30 juillet dernier.

Mes parents sur Google Maps

Voiture parents Google Maps Sept 2011Oui. Je sais. Mes photos et la chronique de notre périple de l’été dernier se font attendre. De plus, je ne vous ai même pas touché mot des cinq centimètres de neige qui nous sont tombés dessus la semaine dernière (non, ce n’est pas une blague; à Calgary, où une quarantaine de centimètres sont tombés, ils ne rient pas avec toutes les branches cassées à ramasser). Cependant, les cours ont repris et je suis dans la première phase occupée de la saison.

Mais voilà que, cet après-midi, la lecture en ligne d’un article du journal de mon patelin d’origine m’amène à consulter Google Street View pour me rappeler l’aspect relativement récent du site dont l’article parle et qui se trouve tout près de là où j’ai grandi (l’endroit en question se trouve à la droite de la route sur la photo ci-haut). Cependant, mon regard a immédiatement été attiré par la voiture verte que l’on voit se dirigeant vers le véhicule de Google. Parce qu’il s’agit d’une auto identique à celle de mes parents… Et en y regardant de plus près, ce sont bien mes parents qui s’y trouvent. Je ne sais pas s’ils savent qu’ils ont une vie en ligne, figés dans le temps dans cette photo de septembre 2011. Il se dirigent vers la ville… pour je ne sais pas trop quelle course ou autre affaire.

Retour à mes préparations de cours (je dois réparer un désastre PowerPointien momentané). À bientôt!

Été finissant

Stampede General View 2014 Je vous néglige. Je le sais. Ce n’est pas par mauvaise volonté, mais pas paresse. Je m’en suis rendu compte lorsque, au moment de commencer cet article, je me suis mis à la recherche d’une photo pour l’illustrer… et tout ce que je pouvais trouver, ma photo la plus récente est celle qui coiffe cet article, prise le 12 juillet dernier au Stampede de Calgary où je suis allé en compagnie de mon cher et tendre pour aller accompagner sa mère qui y emmenait les enfants dont elle a la charge. Nous traversions le site en téléphérique à la nuit tombante… Il était 22 h selon les données de la photo. Disons que, depuis, les journées ont commencé à raccourcir à nouveau.

Qu’ai-je fait de cet été depuis notre retour au bercail le 8 juillet dernier? Comme je l’expliquais au téléphone à ma mère samedi dernier: je suis tombé en mode végétatif pendant environ trois semaines. Longues grasses matinées rendues nécessaires par une année scolaire qui n’a pas été de tout repos et qui a été suivie d’un voyage à travers le pays qui, pour avoir été enrichissant, a été un peu fatiguant. Oyaté n’a pas particulièrement apprécié la traversée du Bouclier Canadien… trop d’arbres à son goût. Quant à moi, c’est probablement pour l’avoir déjà traversé, cela ne m’a pas affecté de la même manière. J’ai bien aimé cette traversée qui, une fois de plus, m’a fait apprécier non seulement l’immensité, mais aussi la richesse et la diversité de ce pays.

Oh! Et j’ai pris des vacances d’ordinateur (et même, un peu, d’ordiphone) pendant près d’un mois. Donc, pas de billet de blogue… Cela laisse toutefois entière la tâche de rédiger les rapports préliminaires des visites que j’ai effectuées tout au long de mon périple à divers sites d’intérêt historique pour y analyser l’approche qu’ils ont de l’histoire des Premières Nations. Cela se fera sur mon blogue professionnel au cours de l’automne.

Depuis environ un mois, je suis en mode «rénovations». L’an dernier, nous avons repeint tout l’intérieur de la maison… à l’exception de quelques endroits, dont l’intérieur de certaines armoires dont celles de la cuisine. C’est d’ailleurs un projet qui reste à compléter, même si j’ai progressé sur d’autres fronts. Présentement, je suis à repeindre l’escalier. J’ai aussi fait pas mal de travail à l’extérieur, où plusieurs endroits avaient besoin de rafraîchissement ou d’améliorations, notamment la remise. Il me reste à compléter la fermeture des bordures du toit du garage et à repeindre les rampes du perron à l’avant.

Tous ces petits travaux manuels me font beaucoup de bien en me permettant de me reposer l’esprit un peu… mais ce ne sera pas long que je devrai reprendre le collier. Les cours reprennent le 3 septembre. C’est dans deux semaines. Mes vacances se terminent lundi, après une réunion du Conseil de l’ACFA cette fin de semaine.

Curieusement, ce qui exprime le mieux ce que je ressens en cette fin d’août se trouve dans cette chanson tirée de mon enfance et dont l’action, dans mon imagination, s’est toujours déroulée quelque part en août, alors que l’été tire à sa fin et qu’on tente de son mieux de tirer le plus de plaisir possible de l’été finissant:

Visites à Regina

FNUJournée de visites à Regina, Saskatchewan aujourd’hui. Mon admiration pour Douglas Cardinal est déjà bien connue… et voici son œuvre canadienne qui touche de plus près les Premières Nations: l’édifice de l’Université des Premières Nations, en bordure du campus de l’Université de Regina.

Je reviendrai sur l’ensemble de nos visites dans un autre article; pour l’instant, je ne voulais que vous partager ce petit apéritif. Et, parlant d’apéritif, nous avons eu droit à un souper splendide chez Afghan Cuisine, juste en face de notre hôtel.