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Archive for the ‘Au fourneau’ Category

Dimanche dernier…

0UTC Mercredi 21 octobre 2009 7 commentaires

… Oyate et moi-même sommes allés voir Julie and Julia. L’histoire d’une blogueuse qui se lance dans le projet fou de réaliser toutes les recettes du classique culinaire de Julia Child Mastering the Art of French Cooking (voir le blogue original qui a lancé Julie Powell sur la voie de la célébrité). Délicieux! Le passionné de la casserole que je suis s’y retrouvait avec plaisir… et le doux délire romantique qui entoure les cuisines dans ce petit bijou avait de quoi m’aider à refaire mes forces pour affronter une autre montagne de correction. Car c’est cette correction qui me tient occupé ces temps derniers!

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Le temps des récoltes

0UTC Lundi 31 août 2009 2 commentaires

Récolte

Cet été, je n’ai pas parlé souvent de mon jardin; ce n’est pas parce que celui-ci n’a pas été actif. Au contraire! Les fleurs s’en sont encore une fois données à cœur-joie et le potager produit de manière continue. Hier, c’était la récolte finale des haricots… car j’ai arraché les plants pour donner plus de lumière aux carottes (il faut définitivement que j’agrandisse le potager l’an prochain). Les tomates ont aussi commencé à mûrir… furieusement. Ce qu’on voit sur le dessus du bac ici n’est qu’un aperçu: il y en avait le triple en-dessous des haricots. Et oui, je cultive quatre variétés différentes de haricots, qui se sont faits blanchir et sont allés vivre dans le nouveau congélateur en attendant une utilisation ultérieure.

Je m’amuse. Mais cette récolte indique que l’été tire à sa fin… *soupir*! Bientôt, je vais m’enfermer dans la cuisine et mitonner à longueur de soirées et de fins de semaines!

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Recherché: boustifailleurs

0UTC Jeudi 27 août 2009 4 commentaires

Époisses

Il m’est arrivé cet après-midi… et ne demande plus que des convives pour le partager! Oh et il reste des reliefs de ceux de l’autre jour aussi! Oh! Et je m’apprête à préparer une salade grecque

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Gâteau au fromage aux amélanches

0UTC Mardi 25 août 2009 9 commentaires

Gâteau au fromage

Pour couronner un certain repas festif, ce gâteau a fait merveille. Il a aussi fait merveille auprès de quelques amis qui se sont sacrifiés pour m’aider à le finir dans les jours qui ont suivi. Lorsque j’ai eu obtenu des amélanches, j’avais deux idées en tête: des tartes (ça viendra) ou un gâteau au fromage. Je n’en avais plus fait depuis… que je vivais en appartement à Montréal (entre 1997 et 1999)!

Sa confection a requis la combinaison d’éléments tirés de trois recettes différentes… parce que je suis quelque peu maniaque. D’abord, il fallait préparer la fondation, une simple croûte qui ne requiert que quelques biscuits Graham passés au mélangeur avec des amandes et un peu de beurre pour créer un mélange «sablonneux» qu’il suffit ensuite d’étendre au fond d’un moule à charnière. On compresse bien.

Amandes et graham

Pour le gâteau lui-même, j’ai directement pris une recette tirée de James Peterson, Cooking: 600 Recipes, 1500 Photographs, One Kitchen Education (Berkeley / Toronto: Ten Speed Press, 2007) p. 430.

  • Deux paquets de 250 g (8 onces) de fromage à la crème à la température de la pièce
  • 175 ml (¾ tasse) de sucre
  • 5 ml (1 c. à thé) de jus de citron frais
  • 3 œufs entiers et 1 jaune d’œuf
  • 375 ml (1½ tasse) de crème sure
  • 7 ml (1½ c à thé) d’essence de vanille
  • 1 ml (¼ c à thé) sel

Préchauffer le four à 350° F (175° C). Dans un bol, combiner le fromage à la crème et le sucre et battre à vitesse moyenne jusqu’à ce que le mélange soit onctueux. À vitesse réduite, incorporer le jus de citron, les œufs et le jaune un par un en battant après chaque ajout. Incorporer ensuite la crème sure, la vanille et le sel. Vider le mélange dans un moule à charnière de 25 cm (10 pouces) préparé (avec la croûte de Graham et d’amandes, quoi!).

Gâteau dans bain

Et là, c’est LE truc pour réussir un gâteau au fromage, on le fait cuire en le déposant dans un bain d’eau chaude qui s’élève jusqu’à la moitié de la hauteur du moule. Pourquoi? Si on dépose simplement le moule dans le four sans ajouter d’humidité ambiante, il craquera en cuisant et deviendra sec. Pour éviter les infiltrations d’eau dans le moule à charnière, on peut envelopper l’extérieur de celui-ci de papier d’aluminium. Faire cuire 90 minutes ou jusqu’à ce que le gâteau soit bien pris.

Sauce amélanches

Et voici qu’intervient la troisième recette. Pendant que le gâteau cuit, on prépare une sauce d’amélanches. La recette vient cette fois d’un livret que m’a gracieusement remis le producteur que j’avais visité pour me procurer les fruits.

  • 500 ml (2 tasses) amélanches (saskatoons)
  • 250 ml (1 tasse) eau
  • 175 ml (¾ tasse) sucre
  • 30 ml (2 c. à table) fécule de maïs
  • 30 ml (2 c à table) jus de citron
  • Quelques gouttes d’essence d’amande

Dans une casserole à fond épais, amener les amélanches et l’eau à ébullition. Mijoter cinq minutes. Mélanger la fécule de maïs et le sucre et ajouter petit à petit au mélange de fruits jusqu’à épaississement. Ajouter le jus de citron et l’essence d’amande et laisser refroidir.

Étant donné l’altitude, ici, il faut cuire les pâtisseries un peu plus longtemps qu’au niveau de la mer. Par conséquent, après les 90 minutes de cuisson, j’ai ajouté une épaisseur de sauce aux amélanches sur la surface du gâteau presque cuit, puis j’ai retourné le tout au four une vingtaine de minutes.

Fruits sur gâteau

Déposer, découvert mais dans son moule, sur une grille pour refroidir pendant une heure environ, de poursuivre le refroidissement au réfrigérateur. Laisser reposer au réfrigérateur au moins une heure et jusqu’à une journée avant de démouler et de servir. En refroidissant, le gâteau s’était tassé un peu, mais il était délicieux et onctueux.

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Un ingrédient de saison: l’amélanche

0UTC Lundi 24 août 2009 10 commentaires

Gull Lake

Vous vous attendiez à la recette du gâteau au fromage, n’est-ce pas? Ça s’en vient. Cependant, ce gâteau a été choisi comme dessert pour une raison fort simple: c’est la saison des amélanches (saskatoons) et, contrairement à mon habitude, je me suis procuré celles-ci directement chez le producteur. Il s’agit d’un agriculteur qui vient au marché hebdomadaire à Red Deer durant la saison des amélanches; c’est d’ailleurs là que j’avais rencontré sa femme qui tenait un kiosque, plantée derrière plusieurs seaux remplis de ce délicieux petit fruit très prisé dans les Prairies. Je n’avais pas sur moi le comptant nécessaire au moment du marché, mais j’avais pris les renseignements sur la ferme… et je m’y suis rendu quelques jours plus tard pour me procurer le nécessaire.

Red Deer to Saskatoon Orchard

Oui, le trajet prend une cinquantaine de kilomètres… Mais c’est tellement beau! La photo en tête de cet article a été prise de la route 604 alors que j’arrivais en vue du lac. Un fort beau pays. De riches terres agricoles qui pour la plupart ont été consacrées à l’élevage bovin.

Saskatoon Orchard

Sur cette ferme qui a autrefois eu des troupeaux de porcs, on cultive désormais l’amélanche. Abondamment. J’ai oublié combien il y avait d’acres de plants, mais c’était assez impressionnant.

Amélanchiers

L’amélanchier est un arbre, mais ici on peut plus aisément atteindre les fruits si on garde les plants à la taille d’arbustes. Les branches croulaient sous le poids des fruits.

Cliquez sur l'image pour agrandir.

Cliquez sur l'image pour agrandir.

Je n’ai pas exactement fait de cueillette (bien qu’on peut le faire à raison de 10$ pour un contenant de quatre litres) parce que je n’en avais pas le temps, mais le propriétaire m’a fait faire le tour tout en m’expliquant à grands traits son travail. Ayant moi-même déjà travaillé sur des fermes dans ma jeunesse, je me trouvais en quelque sorte en pays de connaissance.

Amélanches

Mais voilà… J’ai eu droit à une petite surprise lorsque je me suis présenté à la ferme. Le propriétaire est féru d’histoire locale et il a fait déplacer sur sa terre une ancienne école rurale qu’il a rénovée et meublée.

École Meadowbrook

Il s’agit d’une école rurale plutôt typique, où tous les élèves recevaient l’enseignement en même temps, dans la même salle de classe, peu importe leur année scolaire. On faisait travailler une «année» dans des cahiers d’exercices pendant que l’on enseignait aux autres.

École poêle

L’école était en fort mauvais état lorsque notre agriculteur est allé la quérir. Il a fallu rénover et réparer… puis ensuite trouver un mobilier «d’époque». Disons que c’est de toutes sortes d’époques, mais le poêle est plutôt imposant! Sans être une exposition de qualité muséale, c’est quand même intéressant.

Pupitres

De plus, nos cultivateurs se font parfois animateurs. L’an dernier, ils ont organisé une réunion d’anciens élèves de l’école et une centaine de personnes se sont présentées! Apparemment, les visiteurs locaux sont assez fréquents.

Carte Canada

Parmi les accessoires qui décorent l’école, cette carte du Canada peinte sur un tableau noir pourrait parfois être pratique dans mes cours… car les étudiants font preuve d’une ignorance crasse de la géographie!

Des fruits délicieux… Un brin d’histoire locale… Puis des paysages qui me faisaient rêver. Si un jour j’ai des moyens que je n’ai pas présentement, je sais où je voudrais faire bâtir ma maison!

Près Gull Lake

Bernadette a maintenant besoin d’un bon lavage après avoir parcouru ces routes de gravier. Heureusement, les jours précédents avaient été humides, ce qui calmait la poussière.