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Archive for the ‘Edmonton’ Category

Rallye photo pyramidal

0UTC Lundi 21 septembre 2009 7 commentaires

Pyramide gauche

Il y a un peu plus d’un mois, je suis allé faire un tour du côté d’Edmonton pour un rallye photo en compagnie de Mini après ma journée aux archives et un passage par une ferme d’amélanches.  Nous avons pris la direction du Muttart Conservatory pour explorer cette architecture un peu particulière et jouer avec la lumière (avec et sans filtre polarisant) en ce début de soirée. Voici quelques-unes des photos qui en sont sorties.

Muttart de hautPyramide contrebasPyramides avec cheminéeAvec cheminéePetite et grande pyramidesPyramide dans pyramidePyramide rasanteCiel sur pyramideMarmotte et pieOui… au beau milieu de ce verre pyramidal, il y a de la vie!

Glenora, un quartier à connaître

0UTC Samedi 5 septembre 2009 4 commentaires

The GatheringPendant que je parle de Government House et du Musée royal de l’Alberta, il sied de parler du quartier environnant, que j’ai découvert un peu plus en profondeur il n’y a pas longtemps. Il s’agit du quartier Glenora, un coin qui ne manque pas de classe et dont la population ne semble pas souffrir de pauvreté.

Les rues résidentielles des environs sont bordées d’arbres et de maisons plutôt cossues et bien entretenues. Sur la 102e Avenue, autour de l’intersection de la 125e Rue, on trouve un ensemble de petits restaurants sympathiques et de commerces spécialisés qui ne sont vraiment pas dénués d’intérêt pour le cuistot gastronome qui tient cette chronique.

Décidément, c’est un coin où je reviendrai certainement à une heure où ces commerces sont ouverts. Par exemple, on y trouve une fromagerie qui, au dire du cuisinier du bistrot où j’ai soupé, ne manque vraiment pas d’intérêt. Avis aux intéressées

Pour les accessoires de cuisine...

Pour les accessoires de cuisine... Il y avait des travaux devant la façade, mais c'est sympathique à l'intérieur.

La fromagerie

La fromagerie

Enfin, c’est dans ce petit bistrot que j’ai pris un excellent souper:

Glenora Bistro

En entrée, un gratin d’escargots sur champignons qui n’avait rien à voir aux escargots au beurre à l’ail insignifiants et trop cuits qu’on nous sert généralement. La sauce qui les nappait était splendide. Puis en plat, un gigot d’agneau dans une sauce au miel qui faisait rêver. J’étais seul quand je suis arrivé; cela m’a valu d’avoir droit à une conversation avec le sympathique sous-chef d’origine ontarienne.

Violino

Les options ne manquent pas dans le coin. Ce resto italien était aussi plutôt attirant…

Runaway Spoon

Après avoir soupé, j’ai pris une petite promenade digestive, ce qui m’a permis de voir ce bistro plus populaire, mais au nom fort amusant. Il se trouve un peu au nord de la 102e Avenue, sur Stony Plain Road. Je suis certain qu’une promenade plus étendue m’aurait fait décourir d’autres attraits du coin. Chose certaine, j’ai enfin localisé ce magasin d’articles de plein air, auquel tout le monde fait référence comme point de repère:

MEC

Musée royal de l’Alberta

0UTC Vendredi 4 septembre 2009 2 commentaires

Animaux RAM

Le Musée royal de l’Alberta se trouve au nord-ouest du centre-ville, dans le quartier Glenora, sur les terrains de Government House. Fondé en 1967 il a pour mission de «préserver et raconter l’histoire de l’Alberta et donner le goût aux Albertain(e)s d’explorer et de comprendre le monde qui les entoure».

Accueil RAM

Le musée parle dans son architecture: la pierre choisie pour le revêtement extérieur répond à celle qui revêt Government House par sa couleur, mais elle parle aussi d’histoire, puisqu’il s’agit de pierre calcaire de Tyndall, extraite au Manitoba, et riche en fossiles. L’Alberta s’identifie constamment à sa richesse géologique autant qu’à la biosphère. Le musée comporte quatre salles (dans l’ordre de ma visite): L’Alberta sauvage, la galerie d’histoire naturelle, la galerie Syncrude des cultures autochtones et une salle d’expositions temporaires. Il y a également un auditorium. Les salles sont disposées sur deux étages, aux extrémités du bâtiment; une longue galerie remplie de lumière naturelle les sépare.

Diorama ours

La salle consacrée à «l’Alberta sauvage» se compose surtout d’une série de dioramas spectaculaires qui cherchent à représenter les écosystèmes de la province, mettant l’accent sur les espèces menacées et mal comprises de la population en général (que l’on pense aux coyotes ou aux ours). Les explications sont détaillées à souhait, les dioramas bien réalisés et cette salle remplit à merveille son rôle d’éducation. Je pense qu’il s’agit là, pour les visiteurs, de la salle la plus intéressante de tout le musée.

Histoire naturelle

À l’étage, la salle consacrée à l’histoire naturelle déçoit quelque peu lorsque l’on a visité le Musée Tyrell (voir mon article de l’an dernier), surtout dans la salle des dinosaures. Cependant, il y avait une galerie de spécimens géologiques qui pourrait intéresser particulièrement ceux que les gemmes fascinent. Comme ce n’est pas mon genre et que je n’avais pas ce qu’il aurait fallu pour prendre des photos appropriées de  ces choses (un défi photographique intéressant en soi, mais les trépieds sont généralement interdits dans les musées), je suis passé plutôt rapidement dans cette salle.

Tipi

La troisième salle visitée est celle des cultures autochtones. Ici, on sent cruellement le manque d’espace: des artefacts énormes, comme ce tipi que l’on aperçoit en toile de fond, manquent d’espace pour se déployer et rendre justice à leur fonction. J’ai déjà vu mieux, disons, entre autres au musée Glenbow à Calgary pour ne parler que d’un autre exemple albertain. La galerie était plutôt déserte: les gens passent rapidement. Ce n’est pourtant pas par manque d’artefacts intéressants, mais ils ne sont pas mis en valeur. Témoin cette sculpture:

Bison et petit

En apparence, un «banal» exemple d’art autochtone du genre de ceux que l’on peut souvent trouver dans les boutiques haut-de-gamme pour touristes. Puis… on regarde de l’autre côté et soudain, cette sculpture d’une mère bison et de son petit prend une dimension symbolique (expliquée par une plaque): on y retrouve le foyer nourricier, rappel de l’importance du bison à l’économie des peuples autochtones des prairies. En quelque sorte, les peuples des prairies étaient eux aussi les «enfants» du bison.

Bison intérieur

La dernière salle contenait une exposition temporaire intitulée «Wildlife Photographer of the Year». Évidemment, par respect pour les œuvres exposées, je n’ai pas pris de photos. Cependant, cette salle valait également le détour; j’ai eu le souffle coupé devant certaines des photographies, passant de longues minutes en béate contemplation. L’exposition se termine le 13 septembre… avis aux intéressés!

Enfin, une petite promenade autour du musée permet de voir des œuvres intéressantes, dont celle qui ouvre cet article, réalisée par Ole Holmsten, et qui représente certains aspects de la vie animale dans ce qui est aujourd’hui l’Alberta.

Petite visite «officielle»

0UTC Jeudi 3 septembre 2009 Laisser un commentaire

Government House

L’année dernière, pendant mon passage à Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, je m’étais entre autres payé une petite visite des jardins de la résidence officielle du lieutenant-gouverneur de la province (Government House). Depuis que je vis en Alberta, je n’étais jamais encore allé à celle de notre lieutenant-gouverneur, qui ne jouit pas exactement d’un site aussi spectaculaire, mais qui n’est pas sans intérêt non plus. On ne visite l’édifice construit en 1913 que la fin de semaine et les congés fériés. Cette maison ne manque pas de style et, même si elle ne sert plus de résidence officielle, elle est protégée comme ressource patrimoniale provinciale.  Les jardins ne sont pas aussi étendus qu’à Victoria, entre autres parce qu’une bonne partie du terrain a été réutilisé pour construire le Musée royal de l’Alberta, dont je vous parlerai demain.

Fontaine Government House

Le parterre de la résidence est occupé, comme il se doit, par quelques monuments, dont cette fontaine qui n’était pas en activité lors de mon passage en juillet dernier. On passe alors d’un langage architectural du début du vingtième siècle à un qui est beaucoup plus moderne, mais qui n’est pas entièrement dénué d’intérêt. Réalisée par Ole Holmsten, elle cherchait, en reprenant des motifs de la Grèce antique, à représenter l’espoir en l’avenir.

Jeongja

La «décoration» la plus intéressante de ce jardin est cependant ce pavillon coréen, un jeongja. Construit entièrement de bois et de pierre, sans clous ou vis, selon la tradition. Ces pavillons se dressent généralement là où la vie humaine entre en contact avec la nature et sont construits de manière à offrir des panoramas spectaculaires. Ici, c’est la vallée de la rivière Saskatchewan-Nord, en contrebas, qui donne au pavillon son ouverture sur le paysage.

Jeongja détail

Ce pavillon est orné de manière particulièrement riche. Construit en 2004, il soulignait le trentième anniversaire d’un accord de collaboration agricole entre l’Alberta et la province de Gangwon, dans le nord de la Corée du Sud. Dans une province comme l’Alberta, où la diversité culturelle a toujours, pour le meilleur et pour le pire, fait partie de la réalité démographique, il s’agit d’un monument parlant. C’était aussi une agréable surprise sur un terrain où l’architecture est dominée par une couleur de granit jaunâtre qui n’est pas déplaisant, mais un peu monochrome.

Échappé belle!

0UTC Mardi 14 juillet 2009 6 commentaires

Deux autos desastre

Hier (lundi), je suis allé à Edmonton pour faire polir et ajuster mes lentilles cornéennes. J’en ai profité pour aller visiter Le Suédois en arrivant dans la ville, puis je suis allé passer le reste de l’après-midi au Musée Royal de l’Alberta, ce dont je reparlerai lorsque j’aurai terminé mes petites histoires de voyages précédentes, ce qui pourrait prendre un bon deux semaines.

Après la visite au musée, je me suis rendu Avenue Whyte pour souper, me stationnant sur la 81e Avenue, tout près. Lorsque je suis revenu vers Bernadette, il y avait un attroupement autour de l’auto rouge stationnée juste un peu plus loin… et pour cause! Une énorme branche d’arbre venait tout juste de céder et de tomber sur cette voiture, bloquant la rue et fracassant sa lunette arrière.

Lunette fracassée

Heureusement, si l’on peut dire, les dommages semblent limités à la vitre; cependant, si Bernadette s’était trouvée sous cet arbre, c’est tout le toit qui aurait été défoncé. Disons que ça m’a flanqué une certaine frousse… Je m’imagine que le propriétaire de la voiture, lorsqu’il la retrouvera, sera dans tous ses états…