Un peu rouillé…

J’ai passé la journée d’hier à faire le ménage printanier du terrain. Les plates-bandes sont donc désormais prêtes à repousser et l’herbe à (éventuellement) reverdir. Il y a quelques bourgeons timides dans les arbres. Et les températures sont plus décentes.

Donc, aujourd’hui, je me ressens quelque peu de ces quelques exercices imprévus.

Et demain la session de printemps recommence. Donc je retourne enseigner jusqu’à la fin juin. Un cours que je veux entièrement refaire. Argh!

Vendredi Saint

Je suis très religieux… ouain… Enfin… Voici notre brunch en ce Vendredi Saint. J’aime mes œufs brouillés, mais surtout pas avec du lait ou trop cuits. Et notre pain a subi je ne sais quel traumatisme en transit qui l’a fait entrer avec difficulté dans le grille-pain.

Au menu de ce soir: Chicken on the Way. Nous devions aller en pèlerinage à Saskatchewan River Crossing, mais une céphalée du diable (enfin, appelons-la par ce qu’elle est: une migraine) m’en a empêché ce matin. Nous nous contenterons donc de Calgary pour une excursion hors Red Deer.

La neige n’est pas encore toute fondue… mais le printemps s’en vient: la ciboulette commence à reverdir! Faudra nettoyer les plates-bandes durant la fin de semaine.

Dinde d’Action de Grâces

Ce n’est pas pas manque de matériel que j’ai peu écrit ces derniers jours, mais bien par manque de temps. En voici justement un exemple: le lundi 11 octobre était la fête de l’Action de grâces au Canada. Jour férié apprécié de tout le monde, il donne lieu à des rassemblements familiaux un peu partout et met à l’honneur les fruits de la terre à l’automne, notamment la dinde.

Nous n’avions pas prévu recevoir d’invités, donc nous nous étions dotés d’une modeste dinde de 11,45 kg que nous voulions faire cuire principalement pour la tonne de viande que nous pourrions en retirer (en fait, six litres bien comptés!). Comme l’apparence était moins importante, nous avions donc acheté une dinde à rabais, étiquetée «catégorie Canada Utilité» (qui coûtait le tiers du prix d’un dindon de poids comparable de catégorie Canada A). Bon. Je m’attendais à ce que l’oiseau ne soit pas parfait, mais comme on peut le voir sur la photo, son dos tel que révélé à l’ouverture de l’emballage laissait penser que l’oiseau avait dû subir (on l’espère que cela a été après son abattage!) quelques meurtrissures. Qu’à cela ne tienne, nous allions faire contre mauvaise fortune bon cœur et faire notre possible pour que la viande de la poitrine ne sèche pas trop à la cuisson.

Et pourquoi pas, pendant qu’on y est, assaisonner généreusement la viande de romarin frais qui n’attendait que ça au jardin.

Une fois assaisonnée (et farcie, j’y arrive), j’ai donc bardé le dos de l’oiseau de lanières de bacon. J’ai ensuite badigeonné le tout d’huile d’olive.

Il a bien fallu arroser la dinde à quelques reprises durant sa cuisson, ce qui nous permet également de constater que la pauvre n’avait pas perdu que la peau de son dos lacéré; elle n’avait pas d’ailes. Cela me dérangeait bien peu pour la viande, mais ça aurait ajouté au bouillon.

Ma farce reprend une recette héritée de ma mère. Elle est à base de pommes de terres et non de pain, comme c’est souvent le cas. Personnellement, je trouve ça bien meilleur et moins sec.

On commence donc par faire cuire des pommes de terre que l’on pile avec du beurre. On ajoute du sel et des assaisonnements au goût, ainsi que du lait pour en faire de bonnes vieilles pommes de terre en purée.

Pendant la cuisson des pommes de terre, on fait cuire de la viande hachée avec de l’oignon et de l’ail finement hachés. On assaisonne de sauce Worcestershire et d’herbes au goût. Quand le menu inclut également des tourtières, j’utilise tout simplement la même viande, mais ce n’était pas le cas cette fois. On hache ensuite de l’oignon vert.

On mélange ensuite purée de pommes de terre, viande et oignons verts, on laisse refroidir et on remplit les deux cavités de l’oiseau avec ce mélange.

Pour accompagner la dinde, j’ai préparé une simple béchamel assaisonnée avec le jus de cuisson de la dinde, ce qui a donné une belle teinte dorée et un goût relevé à la sauce.

Sur la photo en tête de cet article, on constate qu’il y avait également des carottes et des betteraves en accompagnement. Elles provenaient de notre jardin, d’où je venais de les extirper pendant que la dinde cuisait. Par la suite, j’ai retourné la terre en y incorporant les restes végétaux, notamment mes pauvres légumes qui avaient gelé sur pied à la mi-septembre. Les quelques centaines de carottes étaient en belle forme et j’avais cinq ou six petites betteraves. Je les ai simplement ébouillantées dans de l’eau diluée de jus d’orange, puis, après les avoir égouttées, j’ai ajouté une belle noix de beurre sur les légumes chauds, puis j’ai servi.

Mais ce n’était pas tout. Oyaté avait envie de croustades de pommes… Il faut dire qu’il m’a beaucoup aidé durant la journée… en plus de prendre toutes les photos qui illustrent cet article.

Après avoir épluché des pommes puis les avoir coupées en quartier, nous les avons mélangées à du beurre, de la cassonade, de la cannelle et de la muscade. Nous avons ensuite versé le tout dans deux moules à tarte, dont l’un était garni d’une croûte (l’autre aurait dû bénéficier également d’une telle garniture, mais il y a eu désastre en la demeure… et je n’ai pas eu le courage de recommencer.

Je n’ai eu aucune difficulté à préparer la «croûte» supérieure, faite de parties égales de flocons d’avoine, de cassonade et de farine tout-usage mélangées à du beurre ramolli.

On enfourne à 450°F (225°C) jusqu’à ce que la maison embaume… une trentaine de minutes.

Pendant ce temps, j’avais des copies à corriger… qui attendaient, et un bouillon se faisait doucement aller que nous avons filtré avant d’aller au lit.

Jardin givré

En ce matin du 17 septembre, le thermomètre extérieur indiquait un beau -4°C au réveil… Il y avait, au sol, une fine couche de givre qui couvrait l’herbe. Oh! oh! Le potager n’en est pas sorti indemne… Les carottes et les betteraves auront survécu, mais pour ce qui est d’autres plantes…

Les haricots, fermes hier encore, sont devenus mollets… Leur saveur est acceptable et je pourrais toujours les congeler pour les faire cuire plus tard.

Les tomates, par contre, ne sont bonnes que pour le compost…

À l’exception de ces deux tomates-cerise qui se feront déguster au dîner…

La tournée du jardin m’a aussi permis d’apprendre que j’avais quelques framboises qui n’attendaient que d’être consommées.

Côté fleurs, les vivaces s’en tirent sans trop de dommages… mais les annuelles n’ont pas résisté.

Monsieur E, un peu surpris tout de même par la fraîcheur de l’air ce matin, ne s’en fait pas trop… Il continue à explorer son domaine extérieur avec ses frères aînés.

Au jardin!

Ce n’est pas la première fois que je vous fais faire le tour de mon jardin… mais comme c’est là que j’ai dû concentrer mes efforts à mon retour la semaine dernière, j’en ai profité pour faire quelques clichés. Avant que ces photos ne soient caduques, je profite de cette journée orageuse pour vous faire partager quelques photos des fleurs qui enjolivent mon existence.

Iris et ancolies sont encore présents, mais ce n’est plus qu’un baroud d’honneur au milieu d’autres fleurs qui commencent sérieusement à voler la vedette.

Les cœurs-saignants (dicentres), par exemple… qui explosent dans les zones ombragées.

Ma pivoine arbustive, plantée il y a trois ans, fleurit pour la première fois. Belles et majestueuses, ces fleurs roses épanouies. J’ai le beau cadeau d’en avoir quatre cette année. Comme quoi la patience est l’outil principal du jardinier.

Mes clématites, qui m’avaient déçu l’an dernier, ont aussi décidé de fleurir. Bien que celles-ci aient été plantées cette année… le plant de l’année dernière ne fait que commencer à grimper.

Mes pavots poussent comme de la mauvaise herbe. J’en ai des jaunes, des rouges et des blancs. Partout. Même là où il ne devrait pas y avoir de fleurs… Mais ce sont de si belles «mauvaises herbes»…

Les lys ne font que commencer leur spectaculaire floraison!

La plate-bande du côté est du jardin a enfin atteint une apparence plus qu’acceptable et équilibrée, après trois ans d’aménagements. Hors du champ de la photo, à gauche, on trouve des framboisiers. À droite, il y a de majestueux delphiniums qui s’apprêtent à fleurir.

J’ai quelques annuelles en pots, dont cette variété de géraniums à la belle couleur profonde. Ils agrémentent le patio et l’avant de la maison.

Tiens! On dirait que je ne suis pas seul à apprécier les fleurs! Monsieur R itou!