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Consort

0UTC Vendredi 28 août 2009 Laisser un commentaire
Élévateur quelque part le long d'une route saskatchewanaise... Cliquez pour agrandir.

Élévateur quelque part le long d'une route saskatchewanaise... Cliquez pour agrandir.

Après avoir quitté Lloydminster le 5 juillet dernier, sous un ciel à la couverture nuageuse assez abondante, j’ai pris la route vers le sud. Je voulais me rendre à Consort, en Alberta, mais aussi explorer une route que j’avais pensé prendre lors du déménagement. J’ai d’ailleurs déjà mentionné que cela n’aurait pas été une bonne idée. J’ai cependant goûté une belle section de la Saskatchewan, cette province qui se dit «le pays des cieux vivants» (Land of the Living Skies). Un ciel immense… des étendues de cultures à perte de vue… et ici et là un élévateur à grains qui ponctue le paysage, souvent de sa belle couleur rouge.

Motel Consort

Mais pourquoi Consort? Eh bien, c’est le long de la route 12 que je voulais explorer et en plus c’est le lieu de naissance d’une des Albertaines les plus connues: la chanteuse k.d. lang. Cette métropole de 739 habitants nous accueille avec le motel que l’on voit ci-haut. Je me demandais sérieusement si cet ensemble de maisons mobiles attachées les unes aux autres servait vraiment à l’hébergement des visiteurs ou si certains habitants du bled en avaient fait leur résidence. L’espace que l’on voit devant le motel, c’est un petit parc dont on sent qu’il est vaguement entretenu, parce que les toilettes (que je devais utiliser) étaient fonctionnelles et relativement propres.

Rue principale Consort

La rue principale est immense. D’une largeur telle qu’on pourrait probablement stationner cinq rangées de voitures côte-à-côte… et pouvoir circuler encore! Je comprends que les gens de ces coins de pays paniquent lorsqu’ils arrivent dans un stationnement de centre d’achats! Et ici, la disproportion de la largeur de la rue ne fait que rendre plus évidente le peu de développement des constructions sur les côtés.

Merchants Consort

Malgré tout, l’esprit d’entreprise est bel et bien présent dans ces bâtiments qui semblent avoir été figés dans le temps. On dirait que l’on marche dans un décor de cinéma… plus vrai que vrai. Et les marchants (quels sont-ils?, il faut dire que nous étions dimanche) nous accueillent chaleureusement… du moins par panneau interposé.

Consort Machine Shop

On sent un peu partout dans le village qu’il y a déjà eu plus de prospérité. Témoin cet atelier, dont on sent qu’il a déjà été plus actif. L’endroit est d’ailleurs entouré de champs et de ranches; il y a de l’exploitation pétrolière. Nous ne sommes donc pas dans une région pauvre. Cependant, comme bien des petits villages ruraux, celui-ci a perdu son chemin de fer (et ses élévateurs à grains en 2001).

Église ConsortFull Gospel

Les églises du village ne sont pas vastes, mais elles rassemblent probablement une partie de la population des environs. La seconde était fort coquette avec ses décorations de parterre, même si j’avoue me demander s’il y a des églises qui n’offrent que la moitié de l’Évangile… probablement à leurs yeux.

Et k.d. lang dans tout ça? Euh… Malgré le fait que le site du village dit que le patelin est fier qu’elle soit fille de l’endroit, on ne voit mention d’elle nulle part… Avis à ceux qui voudraient aller à Consort en pèlerinage.

Je l’ai reçu!

0UTC Mardi 31 mars 2009 7 commentaires

disque-martin-deschampsVous vous souviendrez peut-être du spectacle de Martin Deschamps à Red Deer le 21 mars dernier. Il y avait, comme d’habitude, des disques à vendre… mais il avait écoulé tout son stock au spectacle de la veille, à Saint-Paul. Par conséquent, si on voulait un disque, on n’avait qu’à payer, à s’inscrire sur sa liste en n’oubliant pas d’inscrire son adresse postale, puis le disque allait nous être expédié.

Étant donné la lenteur légendaire de Postes Canada, je m’attendais à recevoir l’article quelque part en juin 2010. Mais non! Il m’est arrivé aujourd’hui! C’est aussi bon que le spectacle ou presque: il manque les traits d’humour qui ponctuaient le récital… ainsi que l’humour visuel. Et puis ça ne dure que 33 minutes! Néanmoins, on les goûte, car, comme le spectacle, c’est tout en nuances. Je l’ai déjà écouté deux fois! Dire que j’ai hésité à aller au spectacle…

En plus, ça m’est arrivé de Rawdon! Tout près du lieu de mes origines…

Notons que, en plus de la voix de Martin Deschamps, on trouve aussi le doigté de Vic Vogel, Paul Baillargeon, Daniel Lavoie, Guy St-Onge, Lorraine Desmarais, Richard Abel, Claude Lemay et Marco Tessier, en plus de son collègue d’Offenbach et pianiste-accompagnateur habituel, Bernard Quessy.

Bon. Je me re-paye la traite!

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Musique québécoise à Edmonton

0UTC Jeudi 26 mars 2009 9 commentaires
Old Timers Cabin à Edmonton

Old Timers' Cabin à Edmonton, où avait lieu le spectacle du groupe «Le vent du nord».

Toujours le vendredi 13 mars dernier, après ma visite de la Législature, j’avais réussi à me procurer, en me présentant bien à l’avance à ce local à l’apparence de cabane en bois rond, des billets pour le spectacle qu’allait y donner en soirée le groupe «Le vent du nord». J’avais bien hâte. Il me semblait que j’allais aimer. Et j’ai beaucoup aimé.

La soirée me rappelait les veillées de cabane à sucre: on pouvait se procurer à peu de frais une bouffe grasse à souhait (de la saucisse, de la choucroute et quelques accompagnements) mais qui n’avait pas le goût de ce qu’on trouve en cabane à sucre. L’atmosphère bon-enfant y était, toutefois. Nous étions assis à de longues tables dans une salle rectangulaire au bout de laquelle une scène avait été dressée. J’ai eu la chance de trouver une place le long d’un mur et pas trop loin.

La salle était remplie et il y avait là un mélange de toutes sortes de personnes; une dominante anglophone était présente (après tout, il s’agissait d’un concert dans la série organisée par le Full Moon Folk Club d’Edmonton), mais ils était certes ouverts et sympathiques. Je n’étais pas le seul à être venu de l’extérieur non plus.

En première partie, le groupe d’Edmonton «The Pure» a bien réchauffé la salle avec son mélange de folk/trad inspiré par la musique irlandaise et celle des Maritimes. Après un petit entracte, le vent du nord a commencé à souffler ses airs joyeux et dansants, qui a fait lever la salle… ou du moins qui l’aurait vraiment fait lever s’il y avait eu de la place pour danser. Je n’ai que quelques photos… la plupart étant assez mauvaises pour cause d’éclairage déficient. Le son, par contre, excellent pour une salle de ce genre. Et le lendemain, j’avais mal aux pattes d’avoir trop tapé du pied. C’est le genre de musique que je ne peux pas m’empêcher d’avoir dans le sang…

le-vent-du-nord

Le vent du Nord: Nicolas Boulerice, Réjean Brunet, Simon Beaudry, et Olivier Demers

Nicolas Boulerice et sa vielle à roue

Nicolas Boulerice à la vielle à roue

Olivier Demers au violon

Olivier Demers au violon

Martin Deschamps à Red Deer

0UTC Lundi 23 mars 2009 2 commentaires

deschamps-posterSource de l’image: Journal l’Action.

Chaque année depuis cinq ans environ, l’ACFA de Red Deer invite un(e) artiste québécois(e) à se produire ici. L’an dernier, c’était Michel Rivard. Cette année, le rocker Martin Deschamps prenait place sur la scène du Centre Memorial de Red Deer pour une soirée mêlant le rock et la ballade.

Selon la tradition, avant le spectacle de l’artiste invité se tenait le Galala, qui mettait en vedette de jeunes talents albertains (francophones ou impliqués dans le programme d’immersion française). C’est ainsi que nous avons pu voir se produire un octuor vocal de l’école secondaire Lindsay Thurber:

galala-chorale-thurber

D’autres jeunes instrumentistes (Corey-Lyn Holt et Jacob Paterson au piano, Jean-Sébastien Sudet à la guitare et Olivia Piché, que l’on voit ci-après, au violon) sont venus compléter le programme de ce Galala.

violon-olivia-piche

Ces jeunes bénéficient ainsi d’une rencontre avec l’artiste invité et d’une visibilité pour leur talent. Ils attirent également au spectacle parents et amis, qui peuvent voir que la culture d’expression française est bien vivante en Alberta.

Après le Galala, une brève allocution de Guy LeBlanc, représentant la fondation franco-albertaine, a permis de mettre en lumière cet organisme et son rôle dans la construction de la communauté franco-albertaine. Il a également remis un chèque au fonds de dotation Anna-Mary-Brideau, lancé l’an dernier par l’ACFA régionale de Red Deer.

cheque

Ces formalités passées, ce fut le spectacle de notre chanteur invité, accompagné au piano (le spectacle, comme son dernier album s’intitule «le piano et la voix»).

martin-deschamps-assis

Oui… ça peut surprendre. Une seule jambe valide et deux moignons, dont un doté de deux doigts. Cependant, il sait se servir de ce qu’il a pour faire de la musique: une voix puissante et chaleureuse. Avec certaines adaptations, il joue également de la basse, de la cymbale et il s’est laissé allé à toucher le piano en duo. Il fait aussi de l’humour sur son handicap; je pense que tout le monde se souviendra de son «premier slow» qu’il nous a raconté.

deschamps-basse-et-pianiste

Ce spectacle m’a fait découvrir un artiste que je ne connaissais pas et que j’ai beaucoup apprécié. L’ensemble de la prestation se déroulait dans un climat bon-enfant, chaleureux et rempli d’humour. Nous avons eu droit à quelques prestations vraiment émouvantes, des pièces douces, puis d’autres carrément rock. Un beau vendredi soir, quoi. Deschamps s’était produit à Saint-Paul (au nord-est d’Edmonton) la veille et allait se produire à Lethbridge le samedi soir avant de rentrer au Québec, retrouver sa blonde et sa fille qui lui manquaient beaucoup. Il disait toutefois avoir le goût de revenir pour goûter davantage à la province.

Rentrée hivernale

0UTC Mardi 6 janvier 2009 13 commentaires
entree-du-college-hiver-2009

L'entrée principale du collège. Non, ce n'est pas un chef-d'oeuvre d'architecture.

Le collège reprendra vie aujourd’hui, après presque un mois de ralentissement, sinon de repos. En effet, si les examens se terminaient le 15 décembre, les cours, eux, sont terminés depuis le 3. Malgré cette période de repos, les étudiantEs feront leur entrée, le pas lourd et l’œil hagard pour la plupart… La rentrée d’hiver n’a rien à voir avec celle d’automne, où les jeunes arrivent, frais et dispos, au collège, curieux d’apprendre et enthousiastes. Une bonne partie d’entre eux y mettent alors les pieds pour la première fois et c’est avec une certaine appréhension qu’ils et elles prennent contact avec leurs nouveaux éducateurs, dans un contexte qui les intimide quelque peu. J’adore l’énergie de la rentrée de septembre: le collège reprend vraiment vie. J’adore aussi ces premières séances de classe où les étudiantEs sont encore timides, n’osent pas parler… et où une grande part de l’établissement d’une dynamique de classe repose sur mes épaules. C’est toujours un défi stimulant.

En hiver, c’est un peu plus morose… et cela ne tient pas qu’au froid de l’air ambiant. La fièvre de la nouveauté est passée. Plusieurs étudiantEs commencent à devoir faire face à la réalité de leur précarité financière souvent exacerbée par des dépenses un peu trop rapides de l’argent de leurs prêts et bourses durant la première session. Ils et elles ont reçu, de notre part, leurs premières notes… et celles-ci ne s’avèrent pas toujours satisfaisantes. Pour ajouter à tout cela, les «vacances» des Fêtes n’en sont souvent pas pour bien des gens, étudiants inclus: la ronde des visites familiales, qui ne sont pas toujours aussi joyeuses qu’on l’espérerait, ne permet pas vraiment le repos. Certains parleront avec bonheur de leurs journées de ski dans la région de Banff/Lake Louise ou, pour certains, à Revelstoke en Colombie Britannique. Bien des profs n’auront pas vraiment eu le temps de se reposer non plus… donc, l’énergie du collège en janvier ne ressemble en rien à celle de septembre.

Et pourtant! Pour ma part, je rentrerai reposé, car j’en avais besoin. Je n’ai fait que ça (et de la cuisine, certains auront remarqué…) pendant les Fêtes. Pas de visites éreintantes, juste quelques rencontres sympathiques entre amis. Cela ne veut pas dire que je suis tout-à-fait prêt… car repos ne veut pas dire préparation de cours! Encore là, ça fait partie du défi de l’enseignement: malgré que j’ai déjà enseigné tous les cours qui m’attendent, et donc que je connais un peu mieux le matériel, c’est toujours nouveau selon la direction que les étudiantEs m’amènent à prendre. J’ai aussi, pour diverses raisons, un horaire un peu étrange… qui va m’amener à avoir des journées plutôt ouvertes que j’ai l’intention d’utiliser pour faire de la recherche à Edmonton. Vous risquez donc de m’entendre parler de surdité de temps à autre… Je veux aussi enfin m’atteler à la transformation de ma thèse en manuscrit pour publication. Après avoir évalué les manuscrits de deux de mes collègues pour des maisons d’édition… c’est maintenant mon tour!

La session s’annonce assez bien remplie pour moi, même si je ne renouvellerai pas l’expérience de la chorale (le temps a d’ailleurs manqué en novembre et j’ai dû m’absenter des derniers concerts). Non, je n’abandonne pas la musique, mais je dois être réaliste et réviser certaines priorités. Je me retrouve véritablement en charge du programme d’histoire du collège, ce qui occupe mon temps à diverses réunions pas toutes aussi palpitantes les unes que les autres. J’ai des réformes en tête… qui vont demander des efforts et des pressions à appliquer à divers niveaux, ce qui ne me réjouit pas vraiment.

Concernant le versant plus agréable de ma tâche, je vais remettre mes projets de recherche sur les rails, ce qui me stimule beaucoup. D’ailleurs, je vais aller à Kamloops dans moins de deux semaines pour assister à une conférence étudiante (où j’anime d’ailleurs une session le samedi matin). J’ai hâte de découvrir ce campus d’une petite université dont on m’a dit beaucoup de bien. Dix-huit de nos étudiants participeront à cette conférence, ce qui est une source de fierté pour tout le monde ici. Pour votre information, je n’ai pas l’intention de braver les routes des Rocheuses, qui peuvent être imprévisibles à cette époque de l’année… et je n’ai pas huit heures libres pour faire le trajet à l’aller (et huit autres au retour). J’y vais donc en avion. Nous sommes trois profs du collège à nous y rendre.

Au collège même, il y a deux conférences à organiser, une en histoire avec les écoles secondaires de la région et une autre pour l’ensemble du département des sciences humaines. J’ignore si nous allons assister, comme l’an dernier, à un réveil de la population étudiante, qui s’était donnée beaucoup plus d’activités durant la session d’hiver qu’à l’automne; je ne peux que l’espérer, parce que l’automne dernier a été un peu chiche à ce chapitre…

Et voilà! C’est parti à nouveau! La bibliothèque va bientôt se remplir!

bibliotheque-du-college-janvier-2009