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Archive for the ‘Recherche et conférences’ Category

Nose Hill Park

0UTC Mardi 23 juin 2009 4 commentaires

Calgary vue de Nose Hill Park

Il y a très longtemps que j’avais ce billet à écrire… Il y a un mois maintenant, lors d’une de mes nombreuses excursions dans la métropole albertaine, j’ai pris quelques minutes pour me promener un peu dans l’immense parc qui occupe une portion importante du quadrant nord-ouest de la ville: Nose Hill Park. Cet immense espace naturel protégé est parcouru de sentiers (dont on peut voir une carte ici) qui offrent des panoramas imprenables sur la ville et ses environs.

Carte Nose Hill

J’étais arrivé par l’entrée de la 64e Avenue, dans la portion est du parc. On trouve à l’entrée quelques instructions à l’usage des visiteurs qui permettent de se faire une idée de l’importance de cette réserve naturelle qui peut paraître à première vue n’être que de l’espace perdu, étant donné que les arbres sont rares et que l’espace semble plutôt désert. En fait, il y avait bien peu d’autres visiteurs le jour de mon passage et c’est surtout une immense impression de calme qui m’a envahi. J’y retournerai pour explorer davantage son côté «réserve naturelle» lorsque j’aurai vraiment le temps d’aller m’y perdre. Les collines du parc hébergent une végétation indigène discrète, mais qui offre des consolations à ceux qui daignent leur porter attention, comme ces crocus des prairies:

Crocus des prairies

Enfin, il s’agit du meilleur endroit pour voir l’aéroport international de Calgary en pleine opération derrière les interminables «communautés» qui forment Calgary.

Aéroport de Nose Hill

Et vive la longue focale (et parfois le filtre polarisant) pour ces quelques clichés qui suivent:

Tour de contrôleAvion atterrissage

Au loin, derrière le Boeing 737 qui vole à basse altitude en préparation de son atterrissage qui ne se fera pas sur l’autoroute Deerfoot Trail que l’on voit, mais à l’aéroport, on voit la station thermique de Balzac (l’usage de la longue focale fausse un peu les perspectives). Ce matin, je prends justement un de ces bolides des airs pour me rendre à Montréal pour y donner une conférence dans le cadre d’un «colloque international en réadaptation sur la surdité, la surdicécité et les troubles du langage et de l’audition». Peut-être le blogue sera-t-il un peu épisodique au cours des prochains jours… pendant que je fais provision de bagels et d’autres spécialités, tout autant que de photos!

Visite aux archives

0UTC Samedi 13 juin 2009 8 commentaires

Portique archives

J’ai demandé la permission aux gentilles préposées… et elles m’ont permis, après que tout le monde fut parti, de prendre quelques photos hier après-midi, avant de quitter. Je vous fais donc entrer en ce lieu qui me voit passer mes vendredis depuis quelques semaines.

Accueil archives

L’édifice actuel des Archives provinciales est tout récent (inauguré en 2003). On y a déménagé des collections qui, depuis les années soixante, se trouvaient dans une aile du musée provincial. Auparavant, l’édifice de la Législature hébergeait les collections archivistiques. Conséquence de la construction récente du bâtiment: il constitue l’un des plus agréables et accueillants que j’aie eu à visiter. L’espace d’accueil remplit fort bien sa fonction et le personnel est affable. La «boutique» vend autant des produits archivistiques (comme des boîtes de conservation ou des gants) que des souvenirs et livres à caractère historique. À droite de la boutique se trouvent des casiers où on doit laisser tout ce qui est interdit dans la salle de consultation (téléphones cellulaires, appareils photo et les autres bidules habituels, incluant tout survêtement, sac ou porte-documents). On trouve également un espace d’exposition et un coin-repas (pourvu que l’on apporte son lunch) dans l’entrée. La porte que l’on voit à gauche sur la photo donne accès à la salle de consultation, pourvu que l’on ait obtenu le laisser-passer nécessaire.

Salle de consultation

La salle de consultation elle-même est vaste, aérée, emplie de lumière naturelle et on y trouve la plupart des outils de recherche nécessaires, dont ceci:

Fichier

Bien des étudiants à qui j’enseigne ne sauraient que faire de cet ensemble de tiroirs… qui contient pourtant l’information essentielle à la recherche. C’est un peu, j’avoue, archaïque comme système, mais j’y ai le nez depuis trois semaines et ce n’est pas déplaisant. On y trouve des choses surprenantes qu’une recherche informatique ne permet pas toujours d’identifier par références croisées. Comme dans tout dépôt d’archives, se retrouver dans les numéros de fonds, les numéros d’acquisition et les numéros de références demande quelques jours d’acclimatation, mais on finit par s’y faire. De plus, encore une fois comme tout bon dépôt d’archives, on trouve divers système de classement correspondant à différentes périodes, d’où le besoin de consulter plusieurs sources d’information. C’est parfois un peu long, mais ça nous force à interagir avec les archivistes, ce qui n’est pas désagréable.

Table de travail

Voici une des merveilleuses tables mises à la disposition des chercheurs. Elles sont spécialement conçues pour le travail en archives, avec une «marche» pour déposer les boîtes de dossiers. De plus, elles sont suffisamment grandes pour qu’on y dépose confortablement ordinateur, documents, notes et autres bidules essentiels au travail. La prise réseau n’est pas fonctionnelle… ça permet d’éviter les distractions. Des ordinateurs réservés (que l’on voit à l’arrière-plan) permettent d’accéder au catalogue informatique qui donne accès aux collections acquises plus récemment, et à des ressources internet, pourvu qu’elles ne soient pas sur un site sécurisé (comme c’est le cas pour les comptes de courriel). On va aux archives pour se plonger dans les archives.

Contrairement aux Archives Nationales du Canada (pardon:  elles s’appellent maintenant «Bibliothèque et Archives Canada») on ne nous fait pas geler dans la salle de lecture! Et contrairement à la plupart des dépôts d’archives privés, on a pensé aux chercheurs autant qu’aux besoins de conservation des documents.

Seul petit problème d’ergonomie ici: malgré les chaises ajustables (très confortables au demeurant) on ne se trouve pas à la bonne hauteur pour taper confortablement pendant de longues périodes, ce qui peut être le cas lorsqu’on recopie un document. Oui, on peut commander des photocopies, mais à 35 cents la page, on y pense à deux fois.

Seule ombre au tableau: l’endroit n’est pas toujours silencieux… mais on nous permet d’écouter de la musique avec des écouteurs: j’ai donc branché les miens à l’ordinateur et j’ai oublié la visite guidée qui venait de troubler ma tranquillité.

Et hier, j’ai commencé à faire de véritables trouvailles. Mon projet commence à prendre forme.

Note amusante: un(e) des employé(e)s possède une voiture identique à Bernadette sauf pour la transmission (elle est automatique). Ça fait tout drôle de voir sa «jumelle» chaque fois que je me rends aux archives.

Je trouve! (et donc je cherche encore plus)

0UTC Samedi 6 juin 2009 5 commentaires

Alberta School for the Deaf

Hier, comme prévu, j’ai passé la plus grande partie de la journée aux archives provinciales, enfoui dans les inventaires et documents concernant l’éducation des personnes sourdes en Alberta. Entré dans la salle de lecture vers 10 h 30, j’en suis ressorti, un peu hagard je l’avoue, à la fermeture à 16 h 30, la tête remplie d’idées et l’ordinateur rempli de notes. J’en suis au début d’un processus de recherche qui pourrait être assez long; car je dois d’abord dépouiller les divers instruments de recherche disponibles (qui ne sont pas, pour la plupart, informatisés et qui requièrent beaucoup de références croisées) tout en commençant à commander des boîtes de documents que je dépouille assez systématiquement. Je commence à me faire une tête concernant ce que je peux trouver et j’ai une vague idée de la direction que va prendre ce projet.

L’éducation des personnes sourdes en Alberta ne ressemble pas beaucoup à ce que j’ai déjà étudié au Québec, parce qu’il y a plus d’un siècle de distance entre la fondation de la première école pour les sourds à Montréal (1848) et celle d’Edmonton, qui a ouvert ses portes en 1955. Le cadre culturel est fort différent, même si on pourrait, je pense, dresser certains parallèles entre l’ouverture de cette école de l’Ouest canadien et celle de Charlesbourg en 1960. J’y reviendrai à mesure que les choses se clarifient. L’école pour les sourds d’Edmonton existe toujours (contrairement à la situation qui existe au Québec) et la philosophie quant à l’approche de la surdité est fort différente en Alberta de celle qui existe présentement au Québec.

L’édifice construit en 1955 existe toujours, sans grands changements apparents; une architecture institutionnelle comme il s’en faisait tant dans les années cinquante, à la «fine pointe du progrès», mais qui a été fortement critiqué dès les années 1960, alors qu’il ne répondait plus aux philosophies éducatives qui évoluaient vers un vécu moins institutionnel et davantage «intégrateur». Il faudra que j’aille y faire un tour; cependant, lorsque j’ai pris la photo ci-haut (après ma journée aux archives et avant d’aller souper) il était 17 heures et j’ai pensé que personne — si tant était qu’il y avait du personnel sur place — n’apprécierait un visiteur inquisiteur à pareille heure un vendredi.

Soit dit en passant, il neige présentement à Calgary. Je n’aurais peut-être pas dû montrer la photo des Archives que j’ai affichée hier, quoique Edmonton semble épargnée par la blancheur (tout comme Red Deer, d’ailleurs): c’est le sud de la province qui écope.

Et sur le plan historique, c’est aujourd’hui le 65e anniversaire du débarquement allié en Normandie. Ça vaut quand même la peine d’être souligné. Justement, cette semaine, il faut que je me rende à Calgary pour une réunion d’information à propos d’un voyage organisé l’année prochaine pour souligner le 65e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Si on me cherche aujourd’hui…

0UTC Vendredi 5 juin 2009 3 commentaires

archives-provinciales

… je suis . À faire des recherches. Soit dit en passant, y’a plus de neige au sol; c’est plutôt vert maintenant. Mais ces recherches sont passionnantes. Je m’amuse follement (vraiment!). Il y avait si longtemps que j’avais eu le plaisir de fouiller dans des archives et de développer un projet de recherche nouveau. C’est vraiment passionnant… et je risque même de venir y faire un tour ou deux durant mes vacances, me connaissant.

En plus, je mène deux «projets» (encore mal définis) de front: l’un dans ma spécialité et l’autre sur la francophonie albertaine en vue de développer un projet pour l’ACFA.

Au Campus Saint-Jean

0UTC Samedi 4 avril 2009 2 commentaires

autel-csj Jeudi de la semaine dernière (le 26 mars), je me suis rendu à Edmonton pour assiter à une des conférences du détenteur du Professorat Louis-Desrochers de l’Institut d’études Canadiennes du Campus Saint-Jean, Edward D. Blodgett. La conférence avait pour titre «Les Jésuites et la parole originaire»; il s’agissait d’un exposé qui fait partie d’une trilogie (dont j’ai manqué la première partie) portant sur les origines et l’enfance en Nouvelle-France. C’était intéressant, si ce n’est que parce que l’auteur est un littéraire et non un historien et que son approche des textes des Relations des Jésuites a une couleur bien particulière et fort différente de la mienne. Sa dernière conférence de l’année aura lieu le 16 avril et, si la chose est possible, je tenterai d’y être.

J’allais assister à cette conférence dans un double but: d’abord pour son contenu, mais aussi pour rencontrer des gens du Campus Saint-Jean. J’ai d’ailleurs fait quelques rencontres intéressantes et je me serais attardé autour du goûter qui a suivi la conférence si je n’avais pas été trop fatigué. De plus, je prévoyais aller à Fort MacLeod le lendemain; je ne voulais donc pas m’attarder.

premiere-page-depliant-salle-historique-csjCependant j’ai eu droit à une belle surprise, à laquelle je ne m’attendais pas. La conférence se déroulait dans la «salle historique» du Campus Saint-Jean, laquelle occupe l’ancienne chapelle de ce qui était autrefois le collège Saint-Jean. On y a aménagé une exposition en hommage au centenaire de la fondation du campus qui permet d’en retracer les grandes étapes. Il me faudra revenir un jour où il n’y aura pas de conférence pour pouvoir apprécier l’exposition dans toute sa richesse. On peut y apprécier la diversité des activités qui ont animé le juniorat/collège/faculté/campus tout au long de sa riche histoire. C’est ici que l’élite franco-albertaine se formait; ce lieu occupe donc une importance symbolique cruciale pour la communauté.

Ce n’est donc que partie remise pour la suite. Quant aux Jésuites et à leur contribution fondamentale à la création de la Nouvelle-France, c’est une question que nous n’avons pas fini d’explorer.