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Archive for the ‘Red Deer’ Category

Pas chaud…

0UTC Dimanche 13 décembre 2009 18 commentaires

Image tirée du site d’Environnement Canada le dimanche 13 décembre à 18 h 30.

Il n’y a pas si longtemps, alors que j’avais presque l’air de me plaindre de la chaleur, Boris prédisait que je proclamerais bientôt que «fa frette». Voilà que c’est arrivé, un peu plus d’un mois en avance sur ses prédictions. Depuis quelques jours, en effet, les températures polaires sont tombées sur l’Ouest canadien et nous encouragent à nous emmitoufler et à cultiver notre intérieur.

Et ce rhume qui ne veut pas me lâcher. J’ai passé la plus belle partie des trois derniers jours au lit. Je ne peux plus le voir. Même Oyaté ne veut pas trop s’approcher de moi, tout spécialement lorsque je me lance dans une quinte de toux. Non, mais, j’ai de la correction à faire, moi! J’ai besoin d’avoir un tant soit peu mes capacités cérébrales au mode fonctionnel à tout le moins minimum. Hier, il ne fallait même pas me demander l’heure…

Aujourd’hui, je me suis forcé à sortir, mais je vais peut-être regretter ma témérité. Cependant, ça m’a fait tellement de bien!

Oh! Et puisque je n’arrivais pas à me concentrer, j’ai décidé de me rendre utile autrement…

Visites au marché

0UTC Mercredi 2 septembre 2009 4 commentaires

Marché 25 juillet

L’année dernière, en juin, j’avais découvert avec plaisir les joies du marché hebdomadaire de Red Deer. Le samedi matin, de 9 h à midi, entre la Fête de la Reine et l’Action de Grâce, le stationnement de l’aréna de Red Deer se remplit de kiosques de producteurs, d’artisans et de revendeurs de la région. Cette année encore, j’ai succombé au charme de la chose, à quelques reprises. Je vous présente quelques photos prises au cours de deux visites, en juillet, et la fin de semaine dernière. Le marché commence présentement à être vraiment intéressant, parce que la production locale arrive enfin à maturité.

Taber Corn

On le voit entre autres avec le maïs de Taber que l’on trouve un peu partout. Un délice. Je m’en suis évidemment procuré une bonne demi-douzaine la fin de semaine dernière.

Rainbow Colony

Sous cette tente, on pourrait penser que l’on trouverait, disons, des promoteurs d’une colonie de vacances gaie, non?

Rainbow Colony oignons

Eh bien, non! C’est plutôt une colonie huttérite qui se trouve près d’Innisfail. La semaine dernière, ils avaient des oignons frais à profusion!

Rouet

Les huttérites ne sont pas seuls à promouvoir un mode de vie traditionnel. On voit au marché plusieurs artisans, dont cette dame qui filait la laine (il y en avait une autre qui faisait la même chose… avec un rouet électrique). C’était d’ailleurs la première fois que je voyais ce genre de rouet.

Converse laine

Un peu plus loin, on trouvait de ces chaussures d’intérieur fort communes que nos grand-mères tricotent traditionnellement… mais ici la «pantoufle en Phentex» a pris l’allure de chaussures Converse. J’en veux!

Poterie

Une artisane potière vient régulièrement proposer ses très beaux objets. J’essaie d’accumuler les sous… car un de ces jours, je sens que je vais craquer et que je vais lui commander un ensemble complet! Elle en fait dans les teintes vert foncé qui m’ont séduit dès le premier regard.

Les couches

Dans le domaine de l’artisanat, disons, pour le moins inhabituel, il y avait cette dame qui proposait, pour la première fois la fin de semaine dernière, ses créations fabriquées avec… des couches! Elle fait entre autres des «gâteaux de couches»… qui pourraient être très populaires pour les «showers de bébés». Avis aux intéressées.

Guitariste

Enfin, que serait le marché sans atmosphère musicale? Ce guitariste a décidé de mettre l’humour de son côté en affichant cet avis dans l’étui de sa guitare: «Nous acceptons maintenant les cartes de débit: Déposez la carte et votre NIP dans le boîtier.»

Now accepting Debit

Blague à part, il serait bien le seul: tous les marchants exigent le paiement comptant!

Un dimanche pas comme les autres.

0UTC Lundi 17 août 2009 4 commentaires

Cassonade

Dimanche matin. J’ai dans les mains un pot de cassonade. Car il y avait des crêpes au menu. C’est que Marine et Alex avaient accepté mon hospitalité pour la nuit après la grande bouffe… et qu’ils me remerciaient avec des crêpes. Ah!

Alex aux crêpes

La recette était essentiellement la même que la mienne… sauf que, pour une fois, je n’étais pas au fourneau. Et Alex les a fait cuire à la perfection, ce qui est parfois difficile avec ma poêle. Pendant ce temps-là, Marine s’amusait avec son i-fun (après avoir soigneusement préparé la pâte à crêpes)…

La raison pour laquelle ils sont demeurés chez moi tenait surtout à ceci:

Marine et Zoé

Marine a adopté un chien récemment, et l’élevage se trouve tout près de Red Deer, sur la route de Delburne. Voici Marine avec le père du chiot, Rocky.

Rocky et Zoe

Et ça, ce sont les deux parents, Zoé et Rocky. Chose certaine, Marine a pris conscience de la grosseur de ces animaux au beau pelage, surtout dans le cas du papa! Elle a aussi parlé de sa visite sur son blogue. Le petit est cependant encore très… petit!

Le petit

Nous ne savons pas encore lequel des mâles de la portée sera l’élu du cœur de Marine, mais l’éleveuse a consenti à nous en montrer un. Si miiignon! Nous ne pouvions pas toucher, mais c’était tellement tentant…

TerreNeuve

Il y avait, à l’élevage, un sympathique Terre-Neuve qui nous a accueillis. Méfiant au départ, il est venu me dire bonjour. Il m’arrivait à la taille!

Mais ce n’était pas tout. Après cette visite, nous prenions la route de Calgary. Et c’est là que j’ai rencontré Madame Panthère!

Panthère

Sympathique, même si elle a une personnalité bien à elle… elle devra bientôt compter avec deux canidés dans son nouvel environnement (car elle déménage avec ses maîtres la fin de semaine prochaine dans une grande maison). Et qu’est-ce qu’on a fait, chez Marine et Alex? Devinez… Re-bouffe, bien entendu!

Alex et saumon

Alex s’est affairé à préparer un délicieux plat de saumon, alors que Marine s’est lancée dans un dessert aux pommes délicieux ainsi que dans la préparation de tomates mimosa.

Tomate mimosa

C’était beau de les voir collaborer à la préparation du repas, se partager les tâches presque naturellement… et le résultat était délicieux!

Saumon mariné

La chose peut avoir l’air simple, mais les pommes de terre purée que j’ai mangé ce soir-là n’avaient pas d’équivalent dans ce que j’ai mangé jusqu’ici. La crème fait toute la différence!

Gâteau pommes

En dessert, un succulent gâteau aux pommes. Myam! J’ai hâte de voir ce qu’ils vont arriver à faire, lorsqu’ils auront vraiment l’espace et l’équipement, ces deux-là!

Merci de votre hospitalité!

Panthère couchée

Francophonie gourmande en Alberta

0UTC Dimanche 16 août 2009 13 commentaires

Tartare

Tartare de thon à l’avocat en entrée…

Rôti

Rôti d’élan (accompagné de légumes du jardin) en plat…

Gâteau au fromage

Gâteau au fromage aux baies d’amélanchier (saskatoons) en dessert…

Deux chats fort sociables parmi des amis des chats…

Et six joyeux drilles autour de la table. C’était bon. Merci d’avoir répondu à l’invitation, Marine et Alex, Céline et David, et Dr CaSo. À la r’voyure!

P.S. Les recettes suivront bientôt… Il est un peu tard présentement.

Compte-rendus amis: C&D (et leurs photos) et M&A. Je me permets aussi de faire un clin d’œil à G&T qui disait que la blogosphère avait du bon pour la socialité!

Y'avait quand même des humains autour de la table. À sa demande, j'ai caché Dr. CaSo.

Y'avait quand même des humains autour de la table. Dr. CaSo est timide. Je respecte ça.

Medalta

0UTC Dimanche 2 août 2009 6 commentaires

Medalta back

C’est aujourd’hui l’anniversaire de Docteure G et cet article tombe à pic. C’est grâce à G que j’ai connu l’existence de la poterie Medalta, produite à Medicine Hat jusqu’en 1954. C’est donc en pensant à mon amie que je visitais, le 1er juillet dernier, l’usine devenue musée, dans le quartier historique de la poterie à Medicine Hat. Une plaque à l’entrée du musée nous permet d’ailleurs de nous faire une idée de l’importance de cette activité économique à Medicine Hat. L’industrie de la terre cuite s’y était implantée grâce à la présence à cet endroit d’un argile de grande qualité et d’une source abondante d’énergie: le gaz naturel.

Plaque industrie poterie MHQuartier poterie MH

Près de l’entrée principale, on peut également voir l’alignement des fours circulaires (en forme de ruche) qui servaient à la cuisson des pots. Au cours de la visite, nous avons pu entrer dans l’un de ces fours; j’y reviendrai donc.

Fours Medalta

On entre dans l’usine par ce qui était probablement la salle d’expédition; on s’y trouve dans une vaste salle où, en plus de l’accueil, on trouve une boutique où il est possible d’acheter de la poterie reproduisant certains des articles produits autrefois par Medalta… et ils sont toujours produits sur place!

Medalta Entrance

Nous fûmes trois à visiter en ce matin du 1er juillet; les visites partent toutes les demi-heures et il était 10 h lorsque nous nous sommes mis en route avec notre guide, que je me suis surpris à trouver bien jeune. Vieillirais-je?

Collection

La première salle d’exposition est particulièrement impressionnante, car on y trouve les quelque 2500 articles de la collection A. T. Schlachter, qui a été donnée au musée en 2008. Cette photo ne montre que l’une des quatre rangées d’étagères qui la contiennent. La plus grande partie de cette collection, consacrée aux poteries albertaines, a été produite par Medalta. Dire qu’autrefois elle occupait la moitié du sous-sol du collectionneur!

Jarres à eauEstampe MedaltaBarratte à beurre

Surprenant, ce dernier appareil; c’était la première fois que j’en voyais un. Il s’agit d’une baratte à beurre rotative qui fonctionnait à pédale.

Cette salle, que j’ai eu l’occasion d’explorer plus en détail à la fin de la visite guidée, nous faisait voir la variété de la production de Medalta: des pots en grès à vocation purement utilitaire à la porcelaine fine destinée aux hôtels et chemins de fer en passant par des pieds de lampe et autres bibelots en céramique décorative.

En guise d’entrée en matière, on pourrait difficilement imaginer mieux: on voit dès l’entrée ce qui était produit à l’usine… puis on passe au processus de production. Je dois dire tout de suite que ce qui m’a particulièrement fasciné dans cette visite, ce fut de voir les moyens ingénieux qui ont été mis en place pour transformer un processus artisanal en industrie à grande échelle. Un exemple: cette machine Weeks à tourner les grosses pièces, qui permettait de réaliser d’énormes jarres en quelques secondes.

Weeks Machine

La visite fonctionnait à rebours: notre premier arrêt avait lieu dans les fours à cuisson dont j’avais pu voir l’extérieur à l’entrée.

Intérieur four Medalta

Le premier des quatre fours restants a été restauré et aménagé pour permettre d’expliquer le processus de cuisson des produits de terre cuite. Sur le pourtour se trouvaient une série de becs de gaz que l’on allumait après avoir rempli le four et bouché ses issues avec de la brique réfractaire. La chaleur de ces becs montait à la voûte, longeant les pièces à cuire empilées au milieu, puis était forcée à redescentre, cuisant les pièces au passage, par le fait que la cheminée ne permettait l’évacuation de la chaleur que par le bas, sous le plancher du four.

Plancher four Medalta

Ce plancher était formé d’une série de briques empilées de manière à laisser passer l’air, qui était ensuite évacué par la cheminée (que l’on peut voir à gauche sur la photo).

Pots à cuisson

Les pièces les plus grosses et résistantes (comme la jarre que l’on voit au premier plan) étaient simplement empilées les unes sur les autres; les plus petites et délicates (des tasses, par exemple) étaient déposées dans des formes de biscuit (une terre cuite poreuse) que l’on peut voir en arrière. Le processus de cuisson prenait plusieurs jours, car il fallait d’abord remplir le four, puis en boucher les ouvertures, puis le laisser entièrement refroidir avant d’aller chercher les pièces.

Thermomètre à cuisson

Aucun thermomètre n’aurait évidemment pu résister à la température du four; pour connaître le degré de cuisson des pièces que les fours contenaient, on avait mis au point un procédé astucieux: les ouvriers inséraient dans une ouverture dans le mur du four une plaquette d’argile piquée de pièces de terre fondant à une température précise. Les pièces étaient prêtes lorsque toutes les pointes étaient fondues.

Intérieur usine Medalta

La restauration de l’intérieur de l’usine est encore en voie d’être complétée. Néanmoins, notre guide s’efforçait de rendre vivant le processus industriel qui y était réalisé. Des affiches ont également été réalisées, probablement pour rendre l’interprétation plus facile pour les groupes d’enfants.

Plaques explicatives

Plus loin, on pouvait voir un autre type de four, à cuisson continue, qui a été développé, si ma mémoire est bonne, dans les années 1940. Conçu un peu comme les fours à cuisson pour la peinture sur les chaînes de montage, il permettait de gagner du temps en n’exigeant pas le long processus de remplissage des fours en forme de ruche.

Atelier de reproduction

Passé cette salle, on entrait dans l’atelier de fabrication de reproductions des produits Medalta. On voit ici plusieurs bols à mélanger (de superbe facture; si j’avais eu les moyens…). C’est également là que nous avons eu droit à une explication du processus de moulage, qui permet de réaliser rapidement des pièces à la forme complexe.

Moulage

En gros, si j’ai bien compris le processus, il s’agit de remplir ces moules de plâtre avec une pâte à poterie plus diluée que celle qui est utilisée pour les pièces tournées. La porosité du plâtre, par capillarité, permet à l’argile de «sécher» sur les bords du moule; lorsque la paroi a atteint l’épaisseur voulue, on verse le trop-plein d’argile, on laisse sécher, puis on démoule et ça donne des pièces comme ces pieds de lampe qui, réalisés à la main, auraient été trop longs à fabriquer.

Pieds de lampe

L’atelier nous donnait aussi l’occasion de voir un four moderne, celui dont ils se servent pour cuire les reproductions qui sont produites ici.

Four de l'atelier

La dernière pièce avant le retour au point de départ contient une série de montres dans lesquelles l’histoire de Medalta se donne à voir à travers l’évolution de la production de l’usine à travers le temps, des pièces de grès grossier à la fine porcelaine d’hôtel fabriquée dans les années 1940. On y voyait aussi, c’était inévitable, une exposition de quelques défauts communs:

Exposition produitsFreaks

Puis c’était le retour au point de départ, où, en plus de l’imposante collection Schlachter, quelques pièces des autres usines qui se trouvaient dans les environs. Ces pièces de tuyaux d’aqueduc et égout ne laissent pas indifférent:

Coudes aqueduc

Aujourd’hui, trois usines de produits de terre cuite subsistent à Medicine Hat, qui ne font pas dans la dentelle: la compagnie I-XL, qui produit des briques, Indepor, qui fabrique des isolateurs pour lignes à haute tension et Plaisman, qui réalise diverses pièces de céramique. L’industrie de la porcelaine fine est allée ailleurs, même s’il y a en Alberta de nombreux artisans qui réalisent de la poterie, dont quelques uns à Red Deer, dont un francophone: Alain Favre.