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Archive for the ‘Volkswagen Golf’ Category

La vie sans Bernadette…

0UTC Vendredi 27 novembre 2009 11 commentaires

Snif! Ma Bernadette est à l’hôpital…

Le tout a commencé la fin de semaine dernière: un chuintement inusité se faisait entendre dans les courbes. Le lendemain, c’était clair: il y avait un problème de servo-direction. Blech!

Le tout est sous garantie mais enfin… Mardi, j’avais rendez-vous chez le concessionnaire pour sa révision régulière de 64 000 km. Une belle facture de près de 600 douilles, mais c’était prévu car c’est l’entretien le plus complet: on lui a tout révisé, rempli ses divers fluides… sauf celui de servo-direction, car il se trouve qu’une des conduites est perforée. Et la pièce n’était pas disponible. Le mécano a fait de son mieux pour colmater la fuite temporairement, mais nous n’avions aucune garantie quant à la durabilité de cette réparation destinée à nous faire patienter jusqu’à la semaine prochaine, lorsque la pièce commandée serait arrivée.

Oyate avait besoin de Bernadette mercredi pour aller à Morley (près de Calgary). Un contenant de fluide pour servo-direction l’a suivi. Puis hier soir, alors que nous avions quelques courses à faire, un bruit plus qu’inusité s’est fait entendre. À l’oreille, la fuite s’était aggravée et le liquide se répandait sur le radiateur. L’ouverture du capot a confirmé le problème. Puis la servo-direction est complètement disparue, par une nuit de quasi-verglas. Pas agréable. Ni sécuritaire d’ailleurs.

À contrecœur, donc, ce matin, nous sommes allés conduire Bernadette à l’hôpital. Nous avons une Cobalt de location (automatique et sans pneus d’hiver évidemment, re-blech!) jusqu’à mardi.

Je souffre d’anxiété de séparation…

Oh! J’oubliais. Bernadette en a aussi profité pour devenir borgne. Il faut remplacer le phare gauche. Juste après la vérification! Nous en profiterons probablement pour installer des phares plus performants.

Petite découverte ecclésiale

0UTC Lundi 7 septembre 2009 6 commentaires

St Luke's Facade

L’année scolaire va bientôt commencer et je continue à parler de mes excursions estivales… C’est que j’ai comme qui dirait un surplus photographique! Voici un autre chapitre, à Calgary cette fois. À la mi-juillet, il me fallait retourner chez le concessionnaire où j’avais pris possession de Bernadette, car celle-ci devait recevoir une inspection bisanuelle liée à un traitement qui a été appliqué à la carrosserie.

J’avais bien vu, lors de mon bref passage du mois d’août 2007, cet édifice qui se dressait de l’autre côté de la rue, mais j’étais plutôt pressé de rentrer à Red Deer. Je n’étais pas revenu dans ce coin depuis, mais il me fallait attendre deux heures pendant qu’on bichonnait ma voiture. Il y avait bien le centre d’achat voisin, mais après une heure à m’y promener, je voulais prendre l’air. C’est alors que j’ai ré-aperçu cette église, Saint Luke’s, et que la curiosité m’a poussé à y entrer. Ceux qui me connaissent savent bien que je suis fasciné par l’architecture moderne et par les aménagements liturgiques.

Intérieur St Luke's

L’extérieur de l’église est un exemple parlant de «brutalisme», cette vogue qui visait à mettre en valeur la texture brute des matériaux comme le béton ou la pierre. Les formes du bâtiment sont audacieuses et elles ont conservé leur intérêt malgré un agrandissement en 2004 qui en a modifié quelque peu le volume original. À l’intérieur, ce qui pourrait avoir l’air d’un cube de béton sombre se révèle être empli de lumière naturelle.

Vitraux St Luke's

Les vitraux, au niveau du sol, ne sont pas dénués d’intérêt. Ils ont été réalisés par Robert Oldrich et représentent des aspects de la création. Ils baignent les bas-côtés de la nef dans une douce lumière multicolore qui donne à ce bâtiment beaucoup de chaleur.

Baptistère

Le baptistère est de facture plus récente; il a été installé durant les travaux d’expansion et de rénovation réalisés en 2004. Comme il se doit, il se trouve près de l’entrée de l’église, symbolisant par sa présence l’entrée dans la vie chrétienne de chaque baptisé qui entre dans le lieu sacré. Je ne suis pas certain d’aimer le choix de l’aménagement en ce qui concerne le lien avec l’architecture générale du bâtiment, mais sa dimension symbolique est indéniable.

Abside

Les travaux d’expansion ont amené la construction d’un centre communautaire qui donne au bâtiment l’aspect d’un garage sur certaines façades… un choix douteux. Néanmoins, cette communauté est manifestement dynamique et avait besoin de bâtiments pour héberger ses nombreux services à la population environnante. J’ignore comment se vivent les célébrations liturgiques dans ce lieu, mais j’aurais envie de le savoir.

Dessin architectural de l'église telle qu'elle a été construite en 1968

Dessin architectural de l'église telle qu'elle a été construite en 1968

Vue de l'église depuis les travaux d'agrandissement de 2004. Les bas-côtés ont été ajoutés et l'édifice du presbytère lourdement modifié.

Vue de l'église depuis les travaux d'agrandissement de 2004. Les bas-côtés ont été ajoutés et l'édifice du presbytère lourdement modifié.

Glenmore à vélo

0UTC Dimanche 9 août 2009 2 commentaires

Harley dans le foin

Je retarde encore le récit de la fin de mes aventures du mois dernier pour parler de pérégrinations plus actuelles. Comme je le racontais avant-hier, Bernadette est dorénavant équipée d’un support à vélo. Il y avait longtemps que je voulais pouvoir aisément transporter ma bicyclette là où je vais (en fait, j’y avais pensé sur Anastasia aussi, mais le coût d’une galerie de toit Mazda m’avait fait remettre la chose aux calendes grecques). Comme je n’aime pas les supports qui s’installent à l’arrière et qui rendent l’accès au hayon difficile, sans compter qu’ils bloquent la vue, j’ai attendu le moment opportun. De plus, des amis ayant récemment installé une galerie «générique» sur le toit de leur voiture m’ayant fait part de certains inconvénients (il pleut dans leur auto) j’ai décidé d’acheter les supports que VW vend expressément pour ses voitures et qui se montent sur des fiches intégrées à la carrosserie et cachées par le sceau caoutchouté autour des portières. C’est un peu plus cher, peut-être, mais l’adaptation est parfaite et rien ne risque de couler ou de s’envoler.

Sitôt installé, sitôt essayé. Il fallait bien que je vérifie le comportement routier de la bête ainsi décorée. Vendredi, il me fallait aller à l’aéroport de Calgary quérir une collègue qui rentrait de Montréal. Je suis donc parti quelques plusieurs heures à l’avance pour «excursionner» dans les parcs de cette ville. Comme l’avion de mon amie n’arrivait que vers 23 h 30, j’avais beaucoup de temps. Arrivé à Calgary au milieu de l’après-midi, je me suis d’abord attaqué au parc Nose Hill. Je n’ai pas pris de photos, car le temps était un peu voilé, mais j’ai pu explorer à mon aise cet immense parc urbain. Une note, toutefois: il faut être en forme, car, peu importe par quel côté on l’aborde, l’accès au plateau central du parc requiert une montée assez abrupte sur des sentiers caillouteux. J’ai réussi à ne pas descendre du vélo, mais j’utilisais le rapport le plus bas possible des 18 que compte mon Harley Pedalson. Et comme c’est un vélo «hybride» et non un véritable vélo de montagne, il n’a aucun amortisseur sur son chassis… Je saurai pour la prochaine fois.

Glenmore NE

Après le souper, j’ai pris le chemin du sud et je me suis rendu à nouveau au réservoir Glenmore, bien décidé cette fois à en faire le tour, ce qui est une entreprise un peu longue à pied, mais qui se fait fort bien à vélo.

Glenmore MapCarte tirée du site de la Ville de Calgary. Le sentier cyclable figure en jaune.

Je me suis donc stationné près de Heritage Park (le stationnement se trouve près du coin inférieur droit de la carte) et j’ai entrepris la boucle autour du réservoir qui, selon la carte, compte un peu plus de 16 kilomètres. Une agréable promenade, quoi.

Panorama urbain barrage Glenmore

Je suis parti en direction nord, dépassant l’entrée du parc Heritage (qu’il me faudra bien visiter un jour!). Après avoir traversé un quartier résidentiel, on reprend la piste et on traverse l’autoroute Glenmore. C’est alors que l’on peut voir, entre les arbres, le panorama du centre-ville qui paraît bien éloigné (pardonnez la qualité de la photo, je n’avais pas ma lentille à longue focale sous la main). On arrive bientôt au barrage qui retient les eaux de la rivière Elbow pour créer cet immense réservoir servant à l’approvisionnement en eau potable de la ville.

Barrage Glenmore

Après avoir traversé cet élégant barrage, on se trouve face à l’usine de traitement des eaux de Calgary, qui ne manque pas d’élégance non plus. Lorsque ces édifices ont été érigés, au début des années 1930, on avait un certain souci d’esthétique.

Aqueduc Calgary

Un petit espace d’interprétation m’a permis d’en apprendre davantage sur l’histoire de ces bâtiments et du barrage, qui a remplacé un système désuet qui puisait l’eau au fil des rivières Bow et Elbow, mais dont l’approvisionnement était sujet à des pénuries saisonnières. Ceci rendait la ville vulnérable aux incendies et le conseil municipal choisit finalement d’investir 2,2 millions de dollars dans la construction d’un barrage et d’une usine de traitement des eaux. Le prix incluait également le coût d’appropriation de 2000 acres de terrain à inonder. La première pelletée de terre a eu lieu en 1930 et le nouveau système d’approvisionnement a été mis en service en 1933.

Viaduc Glenmore Trail

Le sentier longe ensuite un club de golf et passe à travers des quartiers résidentiels. On retraverse l’autoroute Glenmore sur cet élégant viaduc dont je parlerai davantage demain, avant de passer par d’autres rues résidentielles qui nous ramènent au réservoir, à l’endroit où se trouve un club d’aviron (tiens, un sport que j’aimerais bien pratiquer!).

Péninsule Heritage Park

On se trouve alors directement en face de la péninsule occupée par Heritage Park. De là, on suit de longs et agréables sentiers pavés pour faire le tour du réservoir.

Glenmore Ouest

À l’approche de l’extrémité ouest du réservoir, on peut voir se dessiner le «delta» que forme la rivière Elbow alors qu’elle se jette dans le lac artificiel. Cette partie du parc qui entoure le réservoir a été désignée réserve naturelle (parc Weaselhead) et on y a installé des panneaux d’interprétation mettant en valeur la faune et la flore locale.

Delta

On entre alors dans une forêt assez dense aux essences diversifiées. On pourrait se croire très loin d’une ville.

Étang

Sur cet étang, de jeunes canards faisaient leurs premières armes. Puis le sentier (sans que cela soit indiqué) nous fait longer la frontière qui sépare Calgary de la réserve amérindienne Tsuu T’ina qui borde la ville au sud-ouest avant de revenir vers le réservoir.

Glenmore du sud-ouest

Une fois effectué le tour complet du réservoir, je suis revenu à la voiture, j’y ai cueilli un livre, puis je me suis installé sur un banc pas trop loin pour lire jusqu’au coucher du soleil. J’ai eu une pensée pour la personne en mémoire de qui le banc a été dédié.

Dedication

Tout en lisant, j’ai pu voir la grande diversité des promeneurs, à pied, en bicyclette et, plus rarement en patins à roues alignées, qui ont adopté ce vaste parc urbain pour leur délassement.

Coucher soleil

Je n’ai eu qu’à lever les yeux de mon livre pour voir l’astre du jour qui descendait derrière les Rocheuses dont il faisait apparaître les contours au loin. Le temps se rafraîchissant, je suis parti vers Kensington où, j’ai bientôt été rejoint par Marine et Alex en attendant le moment où il m’a fallu prendre le chemin de l’aéroport.

Pause actualité ou pause accessoires…

0UTC Vendredi 7 août 2009 12 commentaires

Bernadette et Harley

Pause dans la série de mes voyages récents pour parler d’un accessoire acquis hier et que j’aurais bien voulu avoir lors des susdites pérégrinations… Voici Bernadette accessorisée et transformée en véhicule à six roues avec option traction humaine. Je vais enfin pouvoir traîner mon Harley Pedalson à Calgary et Edmonton (et ailleurs, en fait) sans devoir le démonter et sacrifier tout le logement de Bernadette.

Bon, la galerie de toit et le support à vélo ensemble ont coûté presque aussi cher que le vélo (qui a plus de quinze ans d’âge) mais on ne chipotera pas. Faudra maintenant faire un essai routier.

Fin de semaine de fierté…

0UTC Dimanche 14 juin 2009 6 commentaires

Drapeau arc-en-ciel

… et j’avais tant à faire et j’étais tellement fatigué que finalement je ne suis pas allé participer à la fierté d’Edmonton (défilé hier; j’y étais l’an dernier) ou encore à la première fin de semaine de la fierté à Lethbridge. Je me reprendrai à Calgary durant la fin de semaine de la Fête du Travail. Cependant, Bernadette a été lavée cet après-midi (enfin!) et j’ai effectué les nécessaires nombreuses petites retouches à la peinture endommagée par les cailloutis de l’hiver. Elle arbore dorénavant le petit autocollant aux six couleurs que je me suis procuré en février dernier à Montréal.

Bernadette avec autocollant

Ce sera ma contribution à la fierté pour le moment. Les obtus auront dorénavant deux raisons de vouloir m’occire: un porte-plaque qui indique mes origines du Québec et un autocollant multicolore… Sur ce, je retourne à mes corrections…