Fa chô!
Source: Environnement Canada.
Ce n’est pas des blagues! Ce n’est pas un été indien, c’est les tropiques! Mais on ne s’en plaint pas. L’automne (le vrai!) reviendra bien assez vite!
Rallye photo pyramidal
Il y a un peu plus d’un mois, je suis allé faire un tour du côté d’Edmonton pour un rallye photo en compagnie de Mini après ma journée aux archives et un passage par une ferme d’amélanches. Nous avons pris la direction du Muttart Conservatory pour explorer cette architecture un peu particulière et jouer avec la lumière (avec et sans filtre polarisant) en ce début de soirée. Voici quelques-unes des photos qui en sont sorties.








Oui… au beau milieu de ce verre pyramidal, il y a de la vie!
Suite d’une expédition estivale
Fin du périple du début juillet… enfin, une fin qui s’est vraiment produite deux mois plus tard, au début septembre. Lors de mon voyage de retour de ma promenade Lethbridge – Cypress Hills – Medicine Hat – Cardston – Waterton (en passant par plusieurs autres bleds plus perdus les uns que les autres, comme Raymond, dont je n’ai pas parlé ici) je m’étais arrêté à Cowley, qui se trouve tout près de Pincher Creek. Mais pourquoi, vous demanderez-vous sûrement? Parce que j’ai une affection particulière pour les trous perdus? Parce que le paysage est surprenant? Parce qu’il y a un obscur lien avec quelque chose d’autre? C’est un peu tout ça.
Ceux qui ont vu Brokeback Mountain y reconnaîtraient le paysage, car c’est à cet endroit qu’a été tournée la scène d’ouverture, le long de cette voie ferrée. C’est là qu’Ennis et Jack se rencontrent au bureau d’emploi du rancher qui les enverra garder les troupeaux dans les montagnes. La documentation officielle (du moins le guide imprimé) affirme qu’il y a des affiches qui annoncent les lieux de tournage. Je n’en ai pas trouvé (malgré deux visites, dont une deuxième beaucoup plus minutieuse). Toutefois, on peut voir l’édifice qui orne le début de cet article autour duquel certaines scènes ont été tournées.
Quand j’y suis retourné en septembre, je me suis amusé à prendre des photos d’autres scènes sympathiques, comme cette église transformée en auberge ou diverses vues de l’interminable file de wagons qui se trouvait en attente sur la voie ferrée. Et comme j’étais avec quelqu’un qui partage mon intérêt pour la photographie et les choses étranges, nous avons passé là de bons moments!
Je pense que le moment est venu de vous le présenter… Depuis un mois, il y a quelqu’un qui s’est inséré dans ma vie et qui enjolive mes jours. Appelons-le Oyate, de l’un de ses noms de plume, pour les fins de ce blogue.
Énergie et irrigation
Cette chronique vous parle encore et toujours du 2 juillet dernier… alors que je me promenais aux environs de Pincher Creek. Cette fois, un peu au nord et à l’ouest du village en question, je me suis aventuré près du barrage sur la rivière Oldman qui crée un vaste réservoir. Celui-ci a pour double fonction d’assurer un approvisionnement régulier en eau à la rivière Oldman tout au long de l’été et de permettre la production d’hydro-électricité. L’étendue d’eau est également devenue un paradis pour les plaisanciers de tout acabit. (voir carte du réservoir et des environs)
Quelques jours plus tôt, j’avais vu de près (et j’en ai parlé ici) un des nombreux appareils d’irrigation qui sont absolument nécessaires au maintien de l’agriculture dans le sud de la province. En effet, dans le climat relativement aride qui règne dans cette région, l’approvisionnement en eau peut être épisodique et, souvent, il ne pleut plus après le mois de juin. Comme l’eau provient des Rocheuses et résulte de la fonte des glaces, on assiste à un déversement massif (runoff) au printemps, suivi d’une période prolongée de sécheresse. Les réservoirs sont donc nécessaires.
Le barrage de la rivière Oldman a été construit en 1991; il s’agit donc d’une initiative récente, même si les travaux et études préliminaires remontent aux années 1970. Il s’agit d’un ouvrage en terre et pierre; ici, on peut voir l’évacuateur de crues. La centrale hydroélectrique souterraine se trouve sous le chemin en lacets que l’on voit à droite.
En contrebas, dans la vallée de la rivière, les rives ont été aménagées en parc, lequel était plutôt désert le jour de mon passage. Ça manque un peu d’arbres à mon goût pour le camping, mais pour un pique-nique, ça peut être charmant.
Énergie (plus) verte pour l’Alberta
Pincher Creek est peut-être une bien petite ville, mais c’est indéniablement la région la plus venteuse de la province. J’avais déjà remarqué la présence de nombreuses éoliennes dans la région au cours de mes divers passages: on voit de loin les alignements de ces géants tranquilles qui tournent majestueusement dans le vent. Depuis longtemps, je voulais voir un de ces appareils de plus près, mais il n’est pas toujours facile de s’en approcher.
Lors de mes vagabondages du mois de juillet, j’ai aperçu, près de Sinnott (donc de Pincher Creek) cette éolienne qui se trouve près de la route Crowsnest et dont l’acces n’est obstrué par rien d’autre qu’un champ de blé. Bernadette a donc fait un petit détour pour permettre de donner un peu la perspective. La chose est gigantesque; ça, je le savais déjà, parce que j’ai croisé à de multiples reprises des pales d’éoliennes montées sur des fardiers lorsque je faisais régulièrement le trajet entre Montréal et Ottawa (je n’ai jamais su leur destination finale, mais elles étaient nombreuses et immenses). De plus, lors de mon passage à Taber, j’avais pu voir une série de rotors d’éoliennes sur un train qui était de passage.
Voici le panneau explicatif qui se trouvait près de l’éolienne photographiée ci-haut. 35 minutes d’opération suffit pour fournir l’électricité nécessaire à une maison moyenne pendant un mois… Pas mal, tout de même. Quant au bruit et aux oiseaux qu’elles dérangent apparemment… est-ce pire qu’une centrale thermique?









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