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Articles avec le mot clé ‘Économie rurale’

Énergie et irrigation

0UTC Jeudi 17 septembre 2009 Laisser un commentaire

Barrage Oldman

Cette chronique vous parle encore et toujours du 2 juillet dernier… alors que je me promenais aux environs de Pincher Creek. Cette fois, un peu au nord et à l’ouest du village en question, je me suis aventuré près du barrage sur la rivière Oldman qui crée un vaste réservoir. Celui-ci a pour double fonction d’assurer un approvisionnement régulier en eau à la rivière Oldman tout au long de l’été et de permettre la production d’hydro-électricité. L’étendue d’eau est également devenue un paradis pour les plaisanciers de tout acabit. (voir carte du réservoir et des environs)

Quelques jours plus tôt, j’avais vu de près (et j’en ai parlé ici) un des nombreux appareils d’irrigation qui sont absolument nécessaires au maintien de l’agriculture dans le sud de la province. En effet, dans le climat relativement aride qui règne dans cette région, l’approvisionnement en eau peut être épisodique et, souvent, il ne pleut plus après le mois de juin. Comme l’eau provient des Rocheuses et résulte de la fonte des glaces, on assiste à un déversement massif (runoff) au printemps, suivi d’une période prolongée de sécheresse. Les réservoirs sont donc nécessaires.

Le barrage de la rivière Oldman a été construit en 1991; il s’agit donc d’une initiative récente, même si les travaux et études préliminaires remontent aux années 1970. Il s’agit d’un ouvrage en terre et pierre; ici, on peut voir l’évacuateur de crues. La centrale hydroélectrique souterraine se trouve sous le chemin en lacets que l’on voit à droite.

En contrebas, dans la vallée de la rivière, les rives ont été aménagées en parc, lequel était plutôt désert le jour de mon passage. Ça manque un peu d’arbres à mon goût pour le camping, mais pour un pique-nique, ça peut être charmant.

Énergie (plus) verte pour l’Alberta

0UTC Mercredi 16 septembre 2009 5 commentaires

Éolienne SinnottPincher Creek est peut-être une bien petite ville, mais c’est indéniablement la région la plus venteuse de la province. J’avais déjà remarqué la présence de nombreuses éoliennes dans la région au cours de mes divers passages: on voit de loin les alignements de ces géants tranquilles qui tournent majestueusement dans le vent. Depuis longtemps, je voulais voir un de ces appareils de plus près, mais il n’est pas toujours facile de s’en approcher.

Lors de mes vagabondages du mois de juillet, j’ai aperçu, près de Sinnott (donc de Pincher Creek) cette éolienne qui se trouve près de la route Crowsnest et dont l’acces n’est obstrué par rien d’autre qu’un champ de blé. Bernadette a donc fait un petit détour pour permettre de donner un peu la perspective. La chose est gigantesque; ça, je le savais déjà, parce que j’ai croisé à de multiples reprises des pales d’éoliennes montées sur des fardiers lorsque je faisais régulièrement le trajet entre Montréal et Ottawa (je n’ai jamais su leur destination finale, mais elles étaient nombreuses et immenses). De plus, lors de mon passage à Taber, j’avais pu voir une série de rotors d’éoliennes sur un train qui était de passage.

Explication turbine

Voici le panneau explicatif qui se trouvait près de l’éolienne photographiée ci-haut. 35 minutes d’opération suffit pour fournir l’électricité nécessaire à une maison moyenne pendant un mois… Pas mal, tout de même. Quant au bruit et aux oiseaux qu’elles dérangent apparemment… est-ce pire qu’une centrale thermique?

Sur les routes…

0UTC Lundi 14 septembre 2009 9 commentaires

Maison près Cowley

Au cours de mes nombreux périples durant l’été, j’ai vu plusieurs bâtiments abandonnés sur des terres. Cela témoigne entre autres du phénomène de concentration des ressources agricoles entre les mains de grandes compagnies ou de grands propriétaires terriens de moins en moins nombreux. Les petites fermes familiales perdent ainsi leur raison d’être et les exploitants quittent souvent les maisons anciennes pour s’installer ailleurs. Souvent, on ne prend pas la peine de démolir et les bâtiments s’abandonnent progressivement aux éléments. Ici, cette maison probablement construite dans les années 1920 aux abords du petit village de Cowley, près de Pincher Creek (vue aérienne ici). Ça me rappelle justement que j’ai oublié de parler de ces endroits vus le 2 juillet dernier (et revus récemment). J’y reviens au cours des prochains jours: mes chroniques estivales ne sont donc pas terminées!

Visites au marché

0UTC Mercredi 2 septembre 2009 4 commentaires

Marché 25 juillet

L’année dernière, en juin, j’avais découvert avec plaisir les joies du marché hebdomadaire de Red Deer. Le samedi matin, de 9 h à midi, entre la Fête de la Reine et l’Action de Grâce, le stationnement de l’aréna de Red Deer se remplit de kiosques de producteurs, d’artisans et de revendeurs de la région. Cette année encore, j’ai succombé au charme de la chose, à quelques reprises. Je vous présente quelques photos prises au cours de deux visites, en juillet, et la fin de semaine dernière. Le marché commence présentement à être vraiment intéressant, parce que la production locale arrive enfin à maturité.

Taber Corn

On le voit entre autres avec le maïs de Taber que l’on trouve un peu partout. Un délice. Je m’en suis évidemment procuré une bonne demi-douzaine la fin de semaine dernière.

Rainbow Colony

Sous cette tente, on pourrait penser que l’on trouverait, disons, des promoteurs d’une colonie de vacances gaie, non?

Rainbow Colony oignons

Eh bien, non! C’est plutôt une colonie huttérite qui se trouve près d’Innisfail. La semaine dernière, ils avaient des oignons frais à profusion!

Rouet

Les huttérites ne sont pas seuls à promouvoir un mode de vie traditionnel. On voit au marché plusieurs artisans, dont cette dame qui filait la laine (il y en avait une autre qui faisait la même chose… avec un rouet électrique). C’était d’ailleurs la première fois que je voyais ce genre de rouet.

Converse laine

Un peu plus loin, on trouvait de ces chaussures d’intérieur fort communes que nos grand-mères tricotent traditionnellement… mais ici la «pantoufle en Phentex» a pris l’allure de chaussures Converse. J’en veux!

Poterie

Une artisane potière vient régulièrement proposer ses très beaux objets. J’essaie d’accumuler les sous… car un de ces jours, je sens que je vais craquer et que je vais lui commander un ensemble complet! Elle en fait dans les teintes vert foncé qui m’ont séduit dès le premier regard.

Les couches

Dans le domaine de l’artisanat, disons, pour le moins inhabituel, il y avait cette dame qui proposait, pour la première fois la fin de semaine dernière, ses créations fabriquées avec… des couches! Elle fait entre autres des «gâteaux de couches»… qui pourraient être très populaires pour les «showers de bébés». Avis aux intéressées.

Guitariste

Enfin, que serait le marché sans atmosphère musicale? Ce guitariste a décidé de mettre l’humour de son côté en affichant cet avis dans l’étui de sa guitare: «Nous acceptons maintenant les cartes de débit: Déposez la carte et votre NIP dans le boîtier.»

Now accepting Debit

Blague à part, il serait bien le seul: tous les marchants exigent le paiement comptant!

Castor

0UTC Samedi 29 août 2009 2 commentaires

Castor Welcome

Castor est un petit village sur la route 12 à environ 140 km à l’est de Red Deer. C’était mon dernier arrêt lors de ma tournée dans l’est de la province en juillet dernier.

Castor

Le village, comme j’en ai parlé ailleurs, a été nommé Castor en l’honneur du ruisseau qui le traverse, Beaver Creek. C’est pour cela qu’une statue surdimensionnée du rongeur se dresse à l’entrée du village.

Musée Castor

Près de l’entrée du village, on trouve cet édifice, l’ancienne gare du Canadien-Pacifique, qui héberge maintenant le musée régional. Celui-ci n’est manifestement pas une opération à grand budget et n’est ouvert que trois jours par semaine à raison de deux heures par jour ou sur rendez-vous. Je n’ai pas vu les objets exposés, mais un groupe scolaire en parle sur un mini site web. Des artefacts intéressants y apparaissent qui nous plongent à une époque où les communications étaient plus rudimentaires et où l’agriculture dominait encore véritablement l’économie des prairies.

Élévateur Castor

Castor, comme bien d’autres centres de l’Ouest canadien, s’est développé autour d’un élévateur à grains. En fait, il y en avait plusieurs, mais les autres ont été démolis; celui-ci n’ayant échappé à ce sort que de justesse. Les dernières pages du document expliquant la mission et les services du musée mentionne la controverse entourant la préservation du patrimoine bâti dans les prairies, un univers où l’utilitarisme prime sur la conservation. Celui de Castor est l’un des plus vieux élévateurs originaux existant toujours en Alberta. Il a été construit en 1910, ce qui en fait le deuxième plus ancien de la province. En 2004, l’élévateur a été déclaré ressource historique provinciale, ce qui lui donne le niveau de protection le plus élevé dans la province (ainsi que des subventions pour son entretien).

Wagons

À côté de l’élévateur, on voit ses compléments essentiels: des wagons. Il y en a quatre: un wagon à bestiaux à deux étages, deux wagons à grains et un fourgon de queue. Ceux-ci, donnés par le Canadien-Pacifique, ont été rénovés et repeints… gracieuseté d’un carrossier local qui s’affiche fièrement à proximité de ceux-ci. Fort bien! On utilise les ressources du milieu.

École Castor

Une gare, un élévateur, quelques wagons… Que manque-t-il à tout bon village? Une école, bien sûr! L’école de Castor a été construite en 1919 et est l’une des plus anciennes à avoir été préservées dans la province. On y a enseigné jusqu’en 1959 dans une seule salle de classe, un peu comme l’école que j’ai plus récemment visitée. L’intérieur semble toutefois en avoir été mieux préservé et reconstitué.

Atelier musée Castor

Un quatrième bâtiment s’ajoute au complexe muséal: un atelier de mécanique dans lequel on trouve des véhicules automobiles des années 1920 aux années 1950. Rien qui se compare au Musée Remington de voitures (principalement) hippomobiles à Cardston, mais quand même… j’aurais apprécié au moins pouvoir y entrer. Dommage que l’endroit ferme à 16 h!

Instruments aratoires

Autour de ces bâtiments, on trouve quelques instruments aratoires qui semblent presque abandonnés à leur propre sort… mais qui doivent pouvoir prendre vie avec une animation appropriée. Enfin, près de l’entrée du musée, tout près d’un castor qui autrefois ornait une locomotive du CP, on trouve un ancien chariot à bagages qui semble dire: Prêts à partir (vers le passé)? En voiture!

Chariot bagages Castor