Visite guidée en préparation de l’événement de l’année 2019

Voilà, il est terminé! Il est ouvert! Enfin, ça fait un moment, maintenant, que le Centre des Jeux du Canada Garry W. Harris a ouvert ses portes au collège, mais je n’avais pas encore eu le temps de vous partager les photos de notre visite effectuée lors de la journée portes ouvertes pour le personnel le 21 août dernier. Depuis, l’édifice est utilisé quotidiennement; des gens utilisent le centre d’entraînement, les gymnases et l’aréna. Il y a même eu quelques compétitions, question de roder le bâtiment avant son utilisation lors des Jeux d’hiver du Canada qui s’y tiendront en février prochain. Pour vous situer un peu, sur la photo ci-haut, prise du coin nord-ouest, on peut voir, à gauche, l’espace occupé par le gymnase de compétition, au milieu, celui occupé grosso modo, par les salles d’entraînement et, à droite (le bloc de briques rouges), l’espace d’enseignement, au-dessus duquel se trouve une terrasse accessible de la salle d’entraînement. Au fond, derrière le « grand hall » vitré, se trouve l’aréna. Pour s’y retrouver, on peut consulter les plans du bâtiment ici.Le « grand hall », vu de l’intérieur (du sud vers le nord). C’est plutôt spectaculaire comme espace et cela permet de s’orienter assez facilement dans le bâtiment. À l’intérieur de ce « grand hall », un escalier plutôt majestueux qui permet à la fois de se rendre d’un étage à l’autre (à l’extérieur comme à l’intérieur), mais aussi de se rassembler informellement. C’est un type d’équipement que l’on retrouve sur plusieurs campus et qui est destiné à servir d’espace d’étude ou de conversation pour les étudiant(e)s. À l’étage, on trouve aussi un casse-croûte qui permettra de ravitailler les spectateurs lors de compétitions, puisque les gradins s’ouvrent sur cet espace. Face à cet escalier monumental, le kiosque d’accès aux espaces d’entraînement (gymnase et autres) pour lesquels un droit d’entrée est nécessaire. Au fond à gauche, on trouve l’accès aux espaces d’enseignement.Le gymnase de compétition, aux gradins rétractables. C’est petit comparativement à ceux que l’on trouve sur les campus universitaires (généralement des gymnases triples), mais c’est une immense amélioration sur les espaces dont nous disposions auparavant. Au fond, on trouve les bannières des diverses compétitions remportées par les équipes du collège au fil des ans. À l’étage, autour du gymnase de compétition, une piste d’entraînement de deux cents mètres, qui communique avec la salle d’entraînement physique. Ladite salle d’entraînement et ses multiples machines toutes neuves… Dont celles que je préfère pour l’entraînement cardio-vasculaire: l’aviron. Il n’y en avait qu’une seule dans notre anciennes salle de conditionnement physique. Peut-être souscrirai-je à un abonnement… Vus de la salle d’entraînement, on peut voir quatre courts de balle-au-mur. Je croyais cette forme d’exercice en voie de disparition, mais ce n’est apparemment pas le cas. En fait, le collège est l’un des deux endroits en ville où l’on peut s’adonner au racketball et au squash; l’autre est une salle d’entraînement privée. Au-dessus de l’entrée sud du grand hall, et communiquant avec la salle d’entraînement, on trouve ce studio multifonctionnel destiné à des activités de groupes et au yoga (très populaire ici). Cette terrasse se trouve au-dessus des salles de classes. Cela ne sera pas nécessairement très utilisé durant les Jeux d’hiver, je le crains. D’ailleurs, en été, il y fait trop chaud en plein jour pour y passer beaucoup de temps. On s’affairait à y placer du mobilier qui allait servir ce soir-là pour une activité protocolaire. Comme il faut, pour se rendre sur la terrasse, passer par la salle de conditionnement physique et qu’il n’y a pas de café à proximité, on se doute que cela sera sous-utilisé, surtout durant l’année scolaire.L’une des salles de classe, encore toute neuve et prête à recevoir son premier contingent d’étudiant(e)s. Au rez-de-chaussée, en marge du grand hall, on trouve un autre espace de rencontres et d’étude informel, jouxtant le gymnase de compétition. Et justement, qui dit gymnase de compétition dit aussi vestiaires. On en retrouve plusieurs, dont ceux-ci, destinés aux équipes du collège. Comme on peut le voir, il n’y a pas beaucoup d’espace pour les personnes ne s’identifiant pas à un sexe particulier dans les compétitions sportives. L’absence de lieux permettant aux personnes transgenres de se changer a été soulevé trop tard dans le processus de planification… Avec pour résultat que les seuls espaces accessibles aux personnes transgenres sont ces deux vestiaires individuels aussi équipés de tout e qui est nécessaire aux personnes à mobilité réduite, et qui se trouvent au fond d’un corridor difficile à trouver. Un autre corridor qui n’est normalement pas accessible au public mène aux vestiaires des équipes de hockey. Comme ils étaient encore tout neufs et inoccupés, on n’y trouvait pas encore l’odeur caractéristiques de ces endroits. Les casiers individuels des joueurs de hockey. C’était ma première visite d’un vestiaire du genre et l’efficacité du design de chacun de ces espaces m’a frappé. C’était assez fascinant. Des vestiaires, on a accès aux bancs des joueurs, en bordure de la patinoire. Oui, la photo a bel et bien été prise le 21 août, par une chaude journée d’été. Évidemment, la surface est réfrigérée et on s’affairait à la préparer (avec les lignes et tout) pour l’ouverture au public le lendemain.L’équipe d’arrosage s’affairait donc à appliquer des couches minces d’eau sur la surface. Un travail de patience! Par la suite, cette resurfaceuse (mieux connue sous la marque de commere Zamboni au Canada), sera utilisée pour l’entretien de la glace. Si cela vous intéresse, le fonctionnement de cet appareil est expliqué sur le site du fabriquant. On trouve aussi dans cette petite salle, jouxtant la patinoire, un dispositif pour recueillir la «neige» recueillie sur la glace par la resurfaceuse.On trouve des estrades sur deux des quatre côtés de la patinoire. Celle-ci est d’ailleurs à géométrie variable: elle peut être utilisée selon les dimensions règlementaires de la Ligue Nationale de Hockey (normes nord-américaines) ou selon les dimensions internationales. La bande du fond peut être éloignée ou rapprochée au besoin. La surface de glace vue du nord-ouest. On voit les bancs des joueurs tout en bas des gradins. À l’extérieur, à proximité des entrées nord et sud du grand hall, on trouve ces espaces de rangement pour vélos, très en évidence, afin d’encourager la mobilité active. Pour l’instant, ce n’est pas très utilisé… Cette vue prise de la terrasse montre le trottoir menant au campus principal du collège, couvert de panneaux solaires, dont j’ai déjà parlé ici. J’ai eu à parcourir ce passage à quelques reprises durant la session d’automne pour me rendre à des réunions au centre des Jeux; ça allonge un peu le trajet, mais heureusement, mon bureau est tout près. Autre initiative à caractère «écologique», ce bassin de rétention des eaux de pluie qui a été construit dans la foule du projet. On peut d’ailleurs voir le site dans son ensemble dans un article précédent. Vu d’un buton près de l’étang, le centre sportif (vu du nord) a presque l’air perdu dans la prairie vallonnante… Et comme nous y étions à la fin d’un été de sécheresse, les herbe destinées à couvrir le sol étaient encore bien maigres. Enfin, la nuit, on pourrait difficilement manquer l’édifice, dont les immenses baies vitrées, éclairées de diverses couleurs selon les saisons, s’imposent au regard. On voit ici le centre sportif du deuxième étage du bâtiment principal du collège.

Oh! Et bonne année 2019 à tous!

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«Tourtière» végétarienne

Que fait-on au temps des Fêtes lorsque des non-carnivores se pointent le nez? Trop souvent, nos tablées des Fêtes de fin d’année font la part belle aux protéines animales, mais les végétarien(ne)s doivent se contenter de la salade et des pommes de terre…

Nous avons quelques amis végétariens et cela m’a amené, avec les années, à apprendre certaines techniques et à improviser des adaptations aux recettes que je prépare souvent, dont, ici, la tourtière. Celle-ci fut un succès particulier, si bien que je voulais noter la recette ici, surtout pour ne pas l’oublier.

J’ai aussi utilisé une nouvelle recette de pâte à tarte (que l’on trouve ici) en réduisant la quantité de sucre à 1 cuiller à thé (5 ml). La garniture (pour une tourtière de 8 pouces (20 cm) de diamètre est donc composée de:

Une vingtaine de champignons de Paris moyens débités en morceaux (on pourrait évidemment utiliser une combinaison de champignons divers pour varier les saveurs.

  • Un demi-oignon haché fin
  • Une gousse d’ail (ou plus, au goût)
  • Une cuiller à thé de beurre (environ) avec une touche d’huile végétale
  • Une lampée de jus de citron
  • Une tasse (250 ml) de pois chiches cuits
  • Assaisonnements au choix (du cumin, du sel, du poivre et du piri-piri dans mon cas)
  • Un demi-paquet (125 grammes) de tofu coupé en dés d’environ un demi-centimètre
  • Un reste de pommes de terres et de carottes rissolées

Comme on peut le voir par la liste des ingrédients, il y avait là une certaine dose d’improvisation, mais je cherchais à ce que cela soit goûtu. On pourrait évidemment modifier la chose; entre autres, j’y ajouterais des morceaux de noix rôties pour la texture et pour le goût, mais mon cher et tendre ne peut présentement pas en manger, appareil orthodontique oblige.

Donc, dans une grande poêle on fait revenir à feu vif dans un peu de beurre et d’huile (pour éviter que le beurre brunisse), les champignons, l’ail et l’oignon. À mi-cuisson, on assaisonne de cumin. En fin de cuisson, lorsque les champignons sont bien dorés, on ajoute les pois chiches et on arrose de jus de citron. Comme je préparais deux tourtières, j’ai répété l’opération deux fois; il importe de ne pas remplir la poêle lorsque l’on fait revenir des champignons, sinon ceux-ci vont bouillir dans leur jus plutôt que de dorer. Laisser chambrer les champignons dans un bol, puis les déposer dans le bol du robot culinaire.

Sans rincer la poêle, verser une lampée d’huile et y faire revenir le tofu à feu moyen-vif, jusqu’à ce qu’il prenne une belle couleur dorée. Ajouter aux champignons dans le robot culinaire. J’avais un reste de pommes de terre et de carottes rissolées d’un repas précédent que j’ai aussi ajoutées. Celles-ci ont contribué à la consistance du pâté en plus de donner un petit goût sucré (les carottes). Assaisonner de sel, poivre, et piri-piri. Pulser à quelques reprises (il importe que le mélange soit grumeleux et ne devienne pas une pâte lisse). Garnir une abaisse de pâte et recouvrir d’une autre abaisse. Enfourner dans un four préchauffé à 350° F (175°C) pendant 30 à 40 minutes, jusqu’à ce que la croûte soit dorée. Servir bien chaud et napper d’une béchamel au lait (ou d’une autre sauce de son choix).

Un délice, je vous dis!

Adieu Daphné. Bienvenue, Edna!

On se souviendra que, en 2015, Volkswagen est entré dans une crise liée à certains modèles de moteurs diésel. Notre Clio, une Golf TDI 2011 était concernée. À l’été 2016, en attendant que la chose se règle, nous nous étions procuré un Tiguan que nous avions prénommé Daphné. Cela nous avait amené à faire certaines concessions, mais en même temps de gagner quelque peu en espace de rangement et toussa…

Ceci dit, bien que Daphné remplissait fort honnêtement son office, elle avait quelques caractéristiques qui ne nous plaisaient pas entièrement. Entre autres, l’espace de chargement n’était pas tout-à-fait suffisant, sa consommation d’essence (du super, s’il vous plaît!) pouvait porter sur le pantagruélique, surtout en comparaison de notre diésel précédente et son moteur deux-litres aurait pu être un peu plus performant, ce qu’une transmission automatique n’aidait pas. Par contre, nous avons appris à apprécier d’avoir quatre roues motrices sur nos belles routes glacées en hiver (avec les pneus d’hiver aussi, bien entendu). Aussi, lorsque, à la mi-novembre, j’ai reçu par surprise un de ces appels que font les concessionnaires pour nous enfirouaper en nous encourageant à changer de véhicule à tout bout de champ, je ne leur ai pas directement raccroché au nez. J’ai plutôt pris rendez-vous pour le lendemain en demandant d’essayer une Golf SportWagen manuelle.

Bon… Pour faire une longue histoire courte, autant Oyaté que moi avons été séduits par le comportement routier de la SportWagen. Cependant, pour obtenir les options que nous aurions voulu sur un véhicule entièrement neuf, notre vendeur nous a offert un modèle très légèrement usagé d’une autre version de la Golf dont je n’osais pas rêver: une Alltrack. Il s’agit en fait d’une SportWagen légèrement relevée et munie d’une traction intégrale. J’en rêvais en fait depuis la sortie du modèle en 2017, mais le prix était quelque peut rédhibitif. Cependant, ce modèle très légèrement usagé (un peu plus de 7000 km au compteur) devenait abordable. Bon, ce n’est pas la couleur que j’aurais voulue, mais je peux me faire au noir. Surtout, Edna (c’est son nom) est dotée de ceci:

Enfin! Retour au contrôle! J’étais un peu rouillé, mais ça revient vite. L’intérieur est presque luxueux… et surtout le coffre immense. J’apprécie aussi particulièrement ses phares au xénon (c’est la première fois que je me sens en confiance la nuit) dont le faisceau tourne selon la direction du volant.

Nous avons également pu transférer le système de haut-parleurs à basses fréquences qu’Oyaté avait fait installer à bord de Daphné sans frais. Puisque nous étions chez l’installateur, nous l’avons aussi équipée, comme nous voulions le faire pour Daphné mais ne l’avions finalement jamais fait, d’une caméra de tableau de bord (dashcam). La chose nous est apparue essentielle suite à un accident arrivé à Clio à Edmonton en 2015 et où la caméra aurait pu éviter des débats et discussions avec nos assureurs. Il n’est pas impossible que certaines vidéos des idioties qui se produisent régulièrement sur les routes albertaines aboutissent ici…

Le plaisir de la conduite est tel qu’Oyaté n’arrête pas de dire que nous avons besoin de faire un long road trip durant l’année! Nous avons pu l’essayer, chaussée de ses tout nouveaux pneus à neige, dans des conditions moins qu’optimales il y a quelques jours pour aller chercher, au beau milieu d’une tempête de neige, un chiot pour notre nièce chez un éleveur perdu dans la campagne albertaine. Edna s’est comportée à merveille! Et Bones est arrivée à destination sans encombre.

Tarte aux pommes — Une recette imparable! (et une nouvelle recette de croûte)

J’ai déjà publié une recette de tarte aux pommes qui n’était pas piquée des vers… Mais là, grâce encore à la très fiable Stephanie Jaworski, je pense avoir vraiment trouvé la recette idéale. J’ai aussi essayé sa recette de pâte à tarte et elle me plaît beaucoup (ainsi qu’à mon homme). Les pommes sont particulièrement délicieuses parce qu’elles atteignent juste la bonne texture grâce à la technique employée pour les faire dégorger leur jus avant de les faire cuire avec celui-ci transformé en un sirop épais.

Pour chaque tarte, on a besoin d’environ:

  • 5 pommes de bonnes dimensions (j’ai fait trois tartes de 9 pouces (22,5 cm) à partir d’un sac de 5 livres (2,27 kg).
  • 1 c. à table (15 ml) de jus de citron (environ le jus d’un citron frais)
  • ¼ tasse (50 grammes) de sucre blanc granulé
  • 1/3 tasse (65 grammes) de cassonade
  • 1 cuiller à thé (5 ml) de cannelle moulue
  • ¼ cuiller à thé (1 ml) de muscade moulue
  • ¼ de cuiller à thé (1 gramme) de sel
  • 1½ cuiller à table (15 grammes) de fécule de maïs
  • ½ – 1  cuiller à table d’eau
  • 2 cuiller à table (25 grammes) de beurre coupé en petits morceaux

Les quantité des assaisonnements peuvent facilement être variés au goût. J’ai aussi ajouté une touche de piment de la Jamaïque. J’ai entre autres ajouté le zeste d’un citron à ma recette pour trois tartes, ce qui n’était pas méchant du tout!

On épluche, épépine, puis coupe les pommes en morceaux. On peut alors avantageusement faire tremper les morceaux dans de l’eau citronnée pour éviter qu’ils brunissent ou immédiatement les arroser du jus de citron. Ensuite, on mélange les sucres, les épices et le sel.

On combine les pommes, le jus de citron et le mélange épicé et on verse dans un égouttoir posé sur un grand bol. On couvre d’une pellicule plastique et on laisse reposer pendant que l’on prépare la pâte à tarte selon la recette de son choix. Celle qui est présentée dans la recette est délicieusement feuilletée et savoureuse grâce au beurre qu’elle contient. Je me suis permis une légère modification, remplaçant la moitié du beurre requis par une quantité identique de saindoux (shortening végétal). Étant donné le point de fusion plus élevé du saindoux, il permet de rendre la pâte encore plus légère et feuilletée.

Pour la pâte à tarte on a donc besoin de:

  • 2 2/3 tasses (350 grammes) de farine tout-usage
  • 1 cuiller à thé (4 grammes) de sel [je mets plutôt ½ c. à thé; cela suffit amplement]
  • 2 cuillers à table (30 grammes) de sucre blanc granulé [on peut réduire la quantité ou entièrement omettre si on utilise cette pâte pour une garniture salée, bien que le sucre contribue à rendre la pâte dorée à la cuisson]
  • 1 tasse (225 grammes) de beurre non-salé, froid et coupé en dés d’un centimètre environ [Plutôt ½ tasse de beurre et ½ tasse de shortening végétal, tous deux bien froids et coupés en dés]
  • ¼ à ½ tasse (60 à 120 ml) d’eau glacée [La quantité varie selon l’humidité ambiante. Comme je demeure à un endroit où l’air est très sec, particulièrement lorsque nous chauffons en hiver, il arrive que j’aie besoin de plus d’eau que ce que la recette recommande. Il faut en mettre juste assez pour que la pâte tienne, mais pas qu’elle soit détrempée.]

La technique pour cette pâte à tarte est la même que celle de ma croûte habituelle: c’est une simple pâte à l’eau froide où le secret est de garder les ingrédients bien froids et de manipuler la pâte le moins possible avec les mains, ce qui aurait pour effet de la réchauffer et de faire fondre le corps gras, rendant la pâte dure.

Depuis l’achat d’un robot culinaire, il y a quelques années, je fais ma pâte au robot, ce qui permet de gagner du temps dans l’étape d’intégration des ingrédients. On verse d’abord la farine, le sel et le sucre que l’on mélange bien (cela peut aussi se faire dans un bol). On ajoute le gras et on pulse juste assez pour qu’il crée un mélange granuleux (ou on utilise un coupe-pâte ou deux couteaux dans un bol et on mélange jusqu’à l’obtention du même mélange). On ajoute ensuite l’eau, peu à peu (â basse vitesse du robot) jusqu’à ce que la pâte commence à s’agglomérer, comme on peut le voir sur la photo.

On dépose ensuite sur une surface de travail bien propre et sèche et on façonne deux galettes d’environ dix centimètres de diamètre que l’on emballe dans de la pellicule plastique et que l’on place au réfrigérateur une bonne demi-heure (ou plus). Le temps venu, on roule la pâte en une abaisse de la bonne dimension pour garnir les moules à tartes.

C’est le moment de préparer les pommes. Dans le bol déposé sous l’égouttoir, une demie-tasse de jus se sera déposé (j’en avais environ une tasse et trois quarts pour mes trois tartes).

On verse le jus dans une casserole et on porte à ébullition. Pendant ce temps, on dilue la fécule de maïs dans un peu d’eau froide. Lorsque le jus bout, on retire du feu et on ajoute le mélange de fécule en battant vigoureusement pour éviter les grumeaux. Ramener à ébullition jusqu’à l’obtention d’une consistance qui rappelle une béchamel ou un caramel liquide:

Préchauffer le four à 425°F (220°C). Laisser chambrer le caramel, puis l’ajouter au mélange de pommes, dans un grand bol. Verser cet appareil dans les moules garnis et ajouter des dés de beurre sur les pommes.

Couvrir d’une deuxième abaisse et pratiquer des fentes pour laisser sortir la vapeur. Badigeonner d’un œuf battu dilué dans un peu d’eau pour obtenir une croûte bien dorée.

Cuire à 425°F (220°C) de 45 à 55 minutes, jusqu’à ce que la croûte soit bien dorée et que les jus de cuisson commencent à bouillir dans les fentes. Laisser refroidir un peu avant de servir.

Quelques jours plus tard, puisqu’il me restait un peu de pâte à tarte, mais pas assez pour deux abaisses, j’ai essayé une version en croustade. On mélange des parties égales de flocons d’avoine, de cassonade et de farine tout-usage à du beurre ramolli pour préparer la garniture supérieure. C’était tout aussi délicieux, mais j’ai rapidement appris qu’il est impératif de recouvrir le dessus d’un papier d’aluminium pour éviter qu’il brûle!

J’y suis revenu depuis… parce que c’est trop délicieux!

Une saga qui se termine bien

Vous le devinez: l’année scolaire a recommencé et cela rend la publication régulière plutôt difficile. J’ai pourtant des photos en réserve, notamment celles de l’inauguration du Centre des Jeux du Canada Gary W. Harris, qui a ouvert ses portes fin août, et quelques recettes. Cependant, la refonte complète de deux de mes principaux cours m’occupe trop pour que je puisse tenir le blogue à jour régulièrement. Toutefois, hier, un envoi postal m’a amené à rompre le silence.

Il s’agit d’un colis contenant le volume 1 de la bande dessinée Comme convenu, de la bédéiste française Laurel. Il y a là la conclusion d’une saga presque épique qui a commencé lorsque, au printemps 2017, alors que se concluait le second tome de cette histoire racontant l’installation de Laurel et de son conjoint développeur informatique Adrien en Californie pour lancer une boîte de jeux vidéos. Cette histoire s’étend sur cinq cents planches fort bellement dessinées, avec le trait rond et généreux de Laurel. L’histoire m’avait captivé depuis le début et je l’avais lue en entier en ligne (on peut toujours y accéder ici). Je n’avais pas participé à la campagne de sociofinancement du premier tome imprimé, mais je me suis décidé à le faire suite à la conclusion de l’histoire en entier. Après tout, j’avais pu apprécier ce travail magistral et il n’était que juste que l’artiste soit compensée pour ce travail réalisé en parallèle de ses autres projets.

Mais voilà, lorsque le colis devant contenir un exemplaire chacun des volumes 1 et 2 de l’histoire est arrivé chez moi en janvier de cette année, il contenait deux copies du volume 2. Bon… J’ai donc contacté l’organisation responsable de la distribution, qui a refilé mon message à Adrien et, de fil en aiguille, je me suis trompé dans la description de ce qui me manquait, disant que j’avais reçu deux copies du volume 1, alors que j’avais plutôt reçu deux copies du volume 2. Enfin… en juin dernier, je reçois donc un autre colis avec… deux autres copies du volume 2! Pour éviter les frais d’expédition, Adrien m’offrait généreusement ce qui devait une deuxième copie de l’ouvrage entier, mais comme je m’étais trompé, j’avais plutôt quatre copies du volume 2. Là comme c’était carrément ma faute, me me suis demandé ce que j’allais faire… Cependant, sur le colis figurait l’adresse postale d’origine et, avec toute l’humilité possible, j’ai écrit une courte note expliquant la situation, accompagnée des trois copies supplémentaires du tome 2, espérant contre toute espérance qu’il y aurait quelque part une copie du volume 1 qu’ils pourraient me faire parvenir.

Eh bien, hier après-midi, au retour du collège, il y avait un colis dans notre boîte à lettres, avec l’adresse rédigée de la main même de Laurel, dans lequel se trouvait le tome 1 qui me manquait. Il se trouve même qu’il s’agit d’un exemplaire du premier tirage. Laurel m’a fait l’honneur de m’adresser un petit mot personnel avec ça… Je suis touché! Et tout ça, si je comprends bien par les indices laissés sur son blogue et sur sa page Fesse-de-Bouc, au beau milieu d’une réinstallation de Laurel et de sa petite famille en France. Le «retard» bien relatif pris à répondre est évidemment plus que pardonné!

Comment diantre ai-je donc fait connaissance du travail de Laurel? Je ne me souviens plus précisément. Il y a plusieurs années, dans la période glorieuse des blogues, j’étais tombé sur le sien qui avait été mis en lien dans sa blogoliste par un autre artiste. À l’époque, elle vivait seule avec sa fille surnommée «Cerise» pour le public et une chatte nommée Pelote. Brume, celle qui figure sur la couverture des albums, a succédé à Pelote après ce qui semble avoir été une période de cohabitation plutôt houleuse, ceci avant le départ vers la Californie. Ses bandes dessinées précédentes, surtout destinées à un public enfant, ne m’ont jamais vraiment accroché, mais j’ai toujours aimé son style de dessin et ses histoires semi-biographiques publiées sur blogue. J’y reviens donc régulièrement. Depuis l’été, elle rédige une série intitulée «Californid», présentement axée sur sa seconde grossesse.

Cette note est donc un grand merci à Laurel! Je vais relire Comme Convenu avec plaisir, surtout que le temps a passé et que je pourrai à nouveau savourer certains détails et tournants que j’ai un peu oubliés!

On peut désormais se procurer la bande dessinée et d’autres articles produits par Laurel sur le site de sa boutique en ligne.

Un peu de fraîcheur estivale: tarte aux bleuets

Comme tous les étés, nous avons fait l’acquisition d’une quantité presque indécente de bleuets… et ça continue! Nous en avons congelé une très grande partie pour utilisation en cours d’année, mais il fallait aussi profiter de la récolte fraîche. Il y a deux semaines, j’avais une croûte de tarte prête à cuire au congélateur (j’avais fait une quiche la semaine précédente). Ce n’était pas la croûte de base idéale pour une tarte au fruits, puisqu’elle n’était composée que d’une pâte simple plutôt que de la pâte que j’utilise habituellement pour les tartes aux fruits. Mais ça allait faire l’affaire. J’avais une fringale…

Bon. J’ai donc fait cuire la pâte «à blanc», avec des poids à tarte, pendant une vingtaine de minutes à 425°F (210°C), jusqu’à ce qu’elle ait pris une belle teinte dorée, puis je l’ai mise de côté pour la laisser refroidir. Pendant ce temps, je préparais une mesure de crème pâtissière pour en garnir le fond. J’avais vu quelques jours auparavant cette vidéo qui explique comment faire de la crème pâtissière sans chichi, mais je n’avais pas le goût d’essayer quelque chose que je n’avais jamais testé auparavant ce soir-là. Cependant, j’y reviendrai… et je vous dirai ce que je pense de la méthode de Thomas Joseph:

Enfin, comme j’allais utiliser des bleuets frais, je voulais également augmenter la bleuêtitude du goût et j’ai pour ce faire ajouté une couche de la garniture aux bleuets que j’utilise généralement pour préparer des tartes aux bleuets en croûte et que l’on trouve ici. J’ai utilisé 500 ml, plutôt qu’un litre de baies et ajusté les autres ingrédients à l’avenant. J’ai étendu cette « confiture de bleuets » sur la couche de crème pâtissière, puis garni le tout de bleuets frais. J’ai ensuite envoyé le tout au frigo, couvert de pellicule plastique, pour y passer la nuit.

Servi le lendemain avec une généreuse lampée de chantilly, c’était absolument divin.

Khof! Khof! La Colombie-Britannique brûle!

Fumée sur Red Deer le 15 août 2018. Vue vers le centre-ville du haut de la rive nord de la rivière, sur l’avenue Gaetz en direction sud. Photo gracieuseté d’Oyaté.

… et nous en subissons les conséquences.

Image tirée du site du service des incendies de forêt de la Colombie-Britannique. Cliquez sur l’image puis sur « Interactive Wildfire Map » pour accéder à la carte interactive actualisée.

En fait, hier, la province voisine a déclaré un état d’urgence provincial à cause des plus de six cents feux qui ravagent les forêts. Les conditions météorologiques actuelles n’annoncent rien de bon en vue d’une amélioration potentielle. Ici… peut-être d’ici quelques jours si les vents changent. Là-bas, c’est autre chose. Pour l’instant, la province entière est sous un écran de fumée.

Image tirée du site d’Environnement-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder aux prévisions actuelles.

Évidemment, je ne m’aventurerai pas à spéculer hasardeusement sur les causes de ces feux ou sur les conséquences éventuelles. Cependant, si, tel qu’on peut le penser, cela est la nouvelle «normalité», c’est une situation on ne peut plus inquiétante. D’autant plus que la sécheresse actuelle dans le sud de la province (et à Red Deer) pourrait aussi laisser la place à des feux de broussailles (sans compter les problèmes pour les fermiers). Pour l’instant, l’effet sur la qualité de l’air est notre principal problème…

Image tirée du site d’Environnement-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site.