Teaser

Oui, j’ai fabriqué de mes blanches mains des éclairs au chocolat (qui sont par ailleurs délicieux). La recette est ici. Je vous reviens avec les détails aussitôt que j’aurai terminé la correction de la première montagne de travaux que j’ai demandé à mes étudiant.e.s de réaliser.

Panification: Focaccia

Cette année aura décidément été celle de la panification. Mon dernier essai: de la focaccia. C’est un pain levé très facile à réaliser. L’image ci-haut ne lui rend pas pleinement justice, parce que j’avais oublié de prendre la photo à sa sortie du four… on la voit donc le lendemain de sa préparation, après une nuit passée au réfrigérateur. Rassurez-vous, elle était toujours aussi bonne.

Je me suis laissé inspirer par Stephanie Jaworski, du site Joy of Baking, qui avait présenté cette recette il y a deux semaines, en préparation pour notre repas de Saint-Valentin. Mon cher et tendre voulait un bœuf braisé (lequel ne fut pas à la hauteur à cause d’une viande de qualité inférieure), mais le pain fut un délice.

La recette originale, que j’ai presque utilisée de manière intégrale, se trouve ici. On peut voir Stephanie préparer le pain sur la vidéo suivante:

D’abord, les ingrédients:

  • 4 tasses (1 litre ou 520 grammes) de farine à pain
  • 1 tasse (250 ml ou 130 grammes) de farine tout-usage
  • 1 cuiller à thé (5 ml ou 3 grammes) de levure instantanée
  • 2 cuillers à thé (10 ml ou 8 grammes) de sel
  • 1¾ tasse (420 ml ou 420 grammes) d’eau fraîche
  • 5 cuillers à table (75 ml ou 50 grammes) d’huile d’olive
  • ¼ tasse (25 grammes) de fromage Parmesan râpé finement

Garniture:

  • 2 à 3 cuillers à table (30 à 45 ml ou 20 à 30 grammes) d’huile d’olive
  • 1 cuiller à table de feuilles de romarin frais
  • 1/3 tasse (35 grammes) de fromage Parmesan râpé
  • Sel ou fleur de sel

La préparation est très simple. D’abord mes modifications: je n’avais pas de farine à pain blanche (je n’avais que de la farine de blé entier et cela aurait dénaturé la focaccia; j’ai donc employé seulement de la farine tout-usage. Le résultat a donné une mie plus tendre et lors de mon prochain essai, je me procurerai la farine à pain nécessaire. Aussi, j’ai mesuré la farine au poids, ce qui m’a permis de constater que la mesure au volume commande une tasse de trop chez nous (tout dépend de la densité de la farine). Je n’avais pas non plus de romarin frais, donc je m’en suis tout bonnement passé, ainsi que du fromage en garniture.

On mélange donc tous les ingrédients de base et on pétrit une dizaine de minutes, jusqu’à l’obtention d’une pâte souple et lisse. On laisse ensuite lever à température de la pièce pendant une heure avant d’étirer la pâte (voir la vidéo) puis de laisser lever une autre heure. J’ai omis l’étirement parce que j’étais pris par d’autres activités et j’ai plutôt fait lever environ une heure et demie avant de mouler. Lorsque la pâte a levé (elle ne doublera pas de volume), on préchauffe le four à 425°F (220°C), puis on abaisse la pâte f<en l’étirant doucement sur une tôle à biscuits bien huilée. On huile la surface généreusement à l’huile d’olive. On perce ensuite la pâte sur toute sa surface en poussant un doigt jusqu’au fond. C’est alors qu’on peut aussi ajouter les garnitures désirées en surface (j’ai saupoudré de fleur de sel). On enfourne ensuite environ 25 minutes. Puis on se régale!

Oscar aime bien…

… le confort des chaises de l’ensemble de salle à manger que nous avons acheté lors de notre déménagement, il y a deux ans. On peut le trouver bien affalé sur les chaises sous la table, un poste d’observation privilégié pour observer la vie dehors, par la fenêtre tout près… ou bien se reposer. C’est toutefois peu discret, avec cette surface de table vitrée qui nous permet d’apprécier Oscar dans toute sa masse!

Petit repas de mi-semaine

À la casa de Doréus y Oyaté, ce n’est évidemment pas la fête gastronomique tous les jours. Il y a des soirs, en fait, où l’inspiration culinaire n’est pas au rendez-vous. Il y a aussi de ces saveurs qu’on veut parfois regoûter par nostalgie. La semaine dernière, l’inspiration de se préparer des tacos est passé par l’esprit d’Oyaté; nous avions des tortillas de maïs du commerce. Il ne restait plus qu’à les garnir et à préparer les assaisonnements. Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire de tout acheter au magasin et il suffit de se laisser inspirer par ce qui se trouve au frigo et au garde-manger. Une armoire à épices et condiments bien remplie aide également à faire face à l’imprévu.

Au menu de ce soir-là, donc, la garniture des tacos était préparée en toute simplicité: on fait revenir un demi-oignon haché avec deux ou trois gousses d’ail hachées finement dans un fond d’huile d’olive, auxquelles on aura ajouté des flocons de piment et un peu de graine de cumin. Lorsque l’oignon commence à dorer, on ajoute un petit poivron rouge en dés et un quart de piment Jalapeño haché finement. On réserve et, sans rincer la poêle, on fait dorer environ 500 grammes de bœuf haché que l’on dégraisse lorsqu’il est bien cuit mais pas sec. On ajoute le mélange d’oignons moins une cuiller que j’ai ajoutée au guacamole, puis une petite boîte de haricots cuits (nous avions des fèves au lard en sauce tomate que j’ai rincées; on pourrait aussi faire cuire des haricots) et on mouille de sauce tomate juste assez pour que la mixture soit bien humectée, mais pas liquide. Je sais, ce n’est pas la manière de préparer les tacos à bien des endroits, mais je n’aime pas la viande sèche. On assaisonne au goût de poivre de Cayenne, de sauce piquante, ou de ce que l’on désire. On garnit les coquilles à tacos bien chaudes et on ajoute du fromage râpé… nous n’avions pas de laitue, qui constitue un ingrédient habituel.

Le riz que vous voyez là a été préparé en faisant blondir une demi-échalote finement hachée dans du beurre avant d’y ajouter du bouillon de poulet et de légumes que l’on amène à ébullition avant d’y ajouter du riz dans les proportions habituelles (la moitié du volume de riz pour le volume de liquide). Nous avons du délicieux riz Basmati qui fait très bien l’affaire. Ça cuisait doucement pendant que je préparais la viande et l’avocat.

Pour le guacamole, que je prépare habituellement en pilant l’avocat à la main, j’ai décidé cette fois de le préparer au pied-mélangeur. Une fois l’avocat débité en petits morceaux, j’y ai ajouté une cuiller à table du mélange d’oignon et de poivron qui a servi à assaisonner la viande, puis le jus d’un citron. Si c’était à refaire, j’ajouterais probablement un peu moins de jus (j’avais un citron très juteux), car j’ai eu droit à un guacamole un peu plus liquide que je l’aime, mais il était quand même délicieux.

Bien fait, vite fait (prêt en moins d’une demi-heure). Ça se laisse manger et ça tient au corps! Un jour, je m’amuserai à préparer des tortillas maison, mais je ne m’y suis pas encore essayé.

Ça achève…

Je l’admets, ce n’est pas la meilleure photo de l’adorable Edgar. Cependant, il est devenu le meilleur ami du petit calorifère portatif qui trône au milieu de la pièce du sous-sol où nous avons nos deux bureaux. Comme nous y passons passablement de temps (moi à enseigner, Oyaté à étudier), on finit par y prendre froid même avec la fournaise qui ronronne régulièrement. C’est moins pire que dans notre maison demi-centenaire à Red Deer, mais ça reste un sous-sol et la chaleur monte. Donc le petit calorifère est de sortie de temps à autre pour ajouter sa note de chaleur, au grand plaisir de la gent féline.

Y’en a d’autres, comme les frères Chatamazoff, qui se trouvent tout aussi confortablement installés sur le tapis du salon, baignés par la lumière de l’après-midi qui entre à flots par les fenêtres.Rusty, pour sa part, il aime bien se blottir dans ce coussin qui se trouve juste à côté de mon bureau. Il s’y installe, l’insolent, pendant que je m’échine à enseigner en ligne, par exemple. Et il dort. Bon, il a bien douze ans bien sonnés, mais quand même…

Capture d’écran du site d’Environnement-Canada. Pour voir les prévisions à jour, cliquez sur l’image.

Quant à nous, on continue nous promenades quotidiennes, question de garder le moral, même sous l’anorak, la tuque et le foulard. Hier après-midi, nous avons parcouru à pied un circuit d’une douzaine de kilomètres que nous suivons souvent pour courir. Nos promenades se font le plus souvent la nuit, mais nous sommes allés en fin d’après-midi, ce qui m’a permis de croquer ce pont piétonnier traversant le ruisseau gelé en pleine forêt, dans le ravin Whitemud. L’atmosphère y est un peu différente de ce que l’on pouvait y voir au printemps dernier… Nous avons interrompu notre exercice préféré jusqu’à ce que les températures diurnes reviennent au-dessus des -10°, question d’éviter les dommages pulmonaires; si les prévisions se maintiennent, ce pourrait être mardi! Nous commençons tous deux à avoir des fourmis dans les jambes.