Printemps?

JacinthesQuelques années d’expérience en Alberta m’ont appris à ne pas trop me fier aux signes du printemps… même lorsque mes jacinthes décident de se montrer effrontément le nez un 30 mars… Mais… mais… on peut espérer!

J’ai donc installé les fenêtres moustiquaires cet après-midi: le sous-sol avait besoin d’air. Disons que ça fait du bien. Et oui, il y aura probablement une autre tempête de neige ou deux, ce qui explique que je n’ai pas encore enlevé les pneus à neige et que je ne le ferai pas avant la mi-avril au moins.

Petit essai réussi!

 

Gâteau érable 1C’était l’autre jour… sur la page de nouvelles de notre société d’État… je suis tombé sur cette recette de saison par Sœur Angèle (que j’ai rencontrée jadis naguère lorsque j’étais novice). Je me suis donc décidé à essayer ce gâteau citronné à l’érable. J’ai suivi la recette d’origine religieusement… à un détail près: j’ai fait cuire la crème pâtissière au citron dans une casserole plutôt qu’au micro-ondes. J’ai aussi présenté la chose différemment, puisque je savais que j’allais servir le gâteau sur plusieurs jours, plutôt que de le couvrir de crème fouettée, je l’ai servie avec chaque morceau.

Gâteau érable 2La recette, donc, au cas où le lien devenait inactif:

Ingrédients pour le gâteau

  • ¾ tasse (200 ml) de beurre à température pièce
  • 1 tasse (250 ml) de cassonade
  • 3 œufs
  • 2 tasses (500 ml) de farine
  • ½ c. à thé (2,5 ml) de sel
  • 1 c. à soupe (15 ml) de levure chimique
  • ⅓ tasse (80 ml) de graines de pavot
  • ⅔ tasse (160 ml) de sirop d’érable
  • 1 c. à thé (5 ml) de vanille
  • Zeste de 1 citron
  • ⅜ tasse (100 ml) de lait
  • Pour la décoration : crème fouettée, sucre à glacer et zeste de citron

Préchauffer le four à 180 °C (350 °F). Beurrer et fariner 2 moules de 8 po (20 cm) de diamètre. Mélanger le beurre, la cassonade et les œufs. Ajouter la farine, le sel, la levure chimique et les graines de pavot.A jouter le sirop d’érable, la vanille, le zeste de citron et le lait. Mélanger. Verser le mélange dans les moules. Faire cuire de 40 à 50 minutes.

Crème pâtissière au citron

  • 1 tasse (250 ml) de crème 35 %
  • ½ tasse (125 ml) d’eau
  • 1 tasse (250 ml) de sucre
  • 6 c. à soupe (90 ml) de fécule de maïs
  • 3 jaunes d’œufs
  • Le zeste de 2 citrons
  • ½ tasse (125 ml) de jus de citron fraîchement pressé
  • 30 ml (2 c. à soupe) de beurre non salé
  • Essence de citron, au goût [je l’ai entièrement omise]

Dans un bol ou une tasse de 8 tasses (2 litres), déposer tous les ingrédients et mélanger avec un fouet. Faire chauffer au four micro-ondes 2 minutes et demie. Sortir du micro-ondes, bien mélanger et remettre à cuire de 2 à 3 minutes. Le mélange doit épaissir et être lisse. Selon la force de votre micro-ondes, remettre une autre minute de plus et bien remuer entre chaque cuisson. Alternativement: mettre tous les ingrédients dans une casserole et amener presque à ébullition. Attention, ça épaissit vite! Laisser tiédir avant de napper les étages du gâteau.

En garniture: Crème citron-érable:

  • ½ tasse (125 ml) de crème 35 %
  • 1 c. à thé (5 ml) de jus de citron
  • 1 à 2 c. à soupe (15 à 30 ml) de sirop d’érable

Battre la crème avec un fouet. Assaisonner avec le jus de citron et le sirop d’érable.

Assemblage:

Couper chaque gâteau en deux sur la hauteur. Étendre la crème pâtissière au citron sur chaque étage et superposer. Garnir le dessus du gâteau avec la crème pâtissière au citron, un peu de crème fouettée, saupoudrer du sucre à glacer et garnir avec des zestes de citron.

Et on peut servir avec un filet de sirop d’érable… c’est un vrai délice!

Pour en finir… avec les grandes bouffes?

Salade et riz fritComme je n’ai rien d’intéressant à raconter sur ce blogue pour le moment… je vais vous parler de bouffe… pour changer. Ceci, c’est le repas de mardi soir. Un de ces soirs où Oyaté et moi sommes rentrés du collège vannés (après une journée d’enseignement pour moi et une journée de cours pour lui) et fort tentés d’aller faire un tour du côté des restos. Ce soir-là, l’Indien du centre-ville faisait entendre son chant de sirène très fort… surtout qu’il fallait s’arrêter à un jet de pierre de là pour y passer au guichet automatique.

Mais nous avons résisté et cuisiné avec les ingrédients du bord.

Et le souper fut composé de ce riz frit au poulet / dinde. On fait cuire du riz (brun dans ce cas et cuit dans le bouillon d’un pot-au-feu de porc préparé pendant la fin de semaine) et des pois chiches dans une autre marmite. Une fois les pois cuits, on ajoute des légumes congelés et on laisse cuire deux ou trois minutes. J’aurais pu faire revenir des oignons dans l’huile avec un peu d’ail que ça n’aurait pas déparé le plat. Au lieu de cela, j’ai fait revenir les légumes et les pois avec de la viande de poulet et de dinde cuite (des restes, quoi!) en y ajoutant du cumin, de la poudre de cari et quelques autres aromates, ainsi que des oignons verts. On ajoute le riz et on réchauffe. C’est simple, nourrissant… délicieux, et ça fait un lunch pour le lendemain.

La salade de betteraves, c’était pour moi, parce qu’Oyaté n’aime pas vraiment ce légume-racine. J’en avais vu à l’épicerie et je n’ai pu résister. On fait bouillir les betteraves entières une bonne demi-heure (jusqu’à ce qu’elles soient tendres) puis on pèle. Ça se conserve bien au frigo pendant une semaine ou on peut en faire des conserves; j’avais donc déjà des betteraves cuites que j’ai découpées en dés, accompagnées de radis et d’oignon vert. J’ai ajouté des graines de tournesol non salées, puis assaisonné avec du sel, poivre, vinaigre balsamique et un filet d’huile d’olive. Un petit délice.

Et pendant que le riz cuisait, J’ai aussi préparé une bannique. Parce que c’est toujours délicieux avec la soupe aux pois.

Bannique2015Et tout ça se prépare en environ 45 minutes.

Photo de truc humoristique

S-PoiresMa contribution à la «photo de truc» de Dr. CaSo hier… Le thème choisi était «un truc porteur d’espoir». J’ai un humour parfois un peu déjanté et je ne peux jamais refuser un rébus / calembour visuel. Et les poires, que j’ai finalement mangées fraîches, étaient délicieuses, même en ce début janvier. Espoir de la renaissance printanière, donc!

Pour voir les photos des autres participants, on va ici.

Et la session a repris: j’ai espoir de survivre avec l’essentiel de mes neurones, même si je restructure deux de mes quatre cours!

Soupe aux pois

Soupe aux pois bolLa soupe aux pois (jaunes cassés) est un classique de la cuisine canadienne-française, probablement à cause de son faible coût et de l’ubiquité des ingrédients qui la composent. La recette que j’utilise vient de La cuisine raisonnée, l’ouvrage de référence de plusieurs générations de cuisinières canadiennes-françaises, d’abord publié en 1919 par les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame pour rassembler les recettes utilisées depuis 1905 à leur pensionnat de Saint-Pascal-de-Kamouraska. Mon édition de 2003 a été abrégée et modernisée, mais elle comprend également des perles d’histoire culinaire tirées des éditions précédentes de ce volume, comme ces «Axiomes de la cuisine raisonnée» de l’édition originale de 1919:

  1. Éliminer tout ce qui nourrit peu et coûte beaucoup.
  2. Introduire dans le régime tout ce qui nourrit bien et coûte peu.
  3. Choisir des aliments très sains.
  4. Choisir aussi des aliments dont la préparation fait acquérir de la dextérité et l’habitude des soins et de la précision.
  5. Cuisiner pour autrui, ou par hygiène, sans gourmandise, c’est le but de la cuisine raisonnée.
  6. Étudier les tableaux intuitifs de la valeur nutritive de chacun des aliments pour les choisir, les varier avec discernement.
  7. Ne laisser perdre ni temps, ni déchets, ni aliments, ni combustible.
  8. Avoir chaque chose prête, avant de commencer la cuisine: laver les légumes avant de les éplucher pour garder ses mains propres.
  9. Combiner, dès la veille, les repas du lendemain: cette précaution évitera une grande perte de temps en facilitant les approvisionnements nécessaires, permettra de se rendre compte des restes utilisables, ce qui est fort avantageux pour l’économie du ménage.
  10. Donner à chaque mets le plus bel aspect possible.
  11. L’horloge est de rigueur dans une cuisine: sans ponctualité et exactitude, on cuisine mal et l’on perd ou l’on gâte les mets.
  12. Ne laisser rien bouillir sans nécessité, pas même l’eau, car la vapeur salit les murs et les ustensiles.
  13. Pour apprendre à cuisiner vite et avec grâce, il faut s’exercer à préparer quelques mets en un temps donné et sans les toucher inutilement avec les mains.
  14. La propreté étant la principale condition de la cuisine, être toujours propre sur sa personne et autour de soi.

(Congrégation Notre-Dame, La Cuisine Raisonnée:Nouvelle édition abrégée. Montréal: Fides, 2003, p. 5)

Je crois que, malgré les années, plusieurs de ces «axiomes» gardent toute leur saveur… Après les 14 points de Woodrow Wilson, presque contemporains, les 14 points des CND!

Bon… après ce petit détour historique voyons voir la recette de cette soupe aux pois:

  • 250 ml (1 tasse) de pois secs que l’on fait tremper 12 heures ou toute la nuit dans l’eau froide
  • 125 g (¼ lb) de lard salé (bacon) [si j’achète des charcuteries et qu’il reste un quignon de jambon, je l’achète souvent, non tranché, pour l’utiliser dans cette soupe après l’avoir débité en dés]
  • 1 oignon en cubes
  • 1½ litre (6 tasses) d’eau [préférablement: bouillon de volaille]
  • bouquet garni
  • sel, poivre
  • persil
  • [1 boîte de maïs en crème]

Blanchir le lard salé dans l’eau froide que l’on amène à ébullition; on éteint et on laisse refroidir. Cela enlève l’excès de gras. Couper la viande en morceaux grossiers.

Soupe pois préparationDéposer dans une marmite les pois, le lard, l’oignon, [le maïs en crème, que je n’avais pas utilisé cette fois] le bouquet garni et le liquide. Laisser mijoter environ deux heures.

Ne saler la soupe que lorsque les pois sont presque cuits, parce que le sel empêcherait les pois de cuire [n.b. cette recette ne se prépare pas à la mijoteuse parce que les légumineuses ne sont pas cuites par la mijoteuse]. Un peu de crème épaisse ne peut pas nuire non plus.

Pour obtenir une soupe crémeuse, passer au tamis ou, mieux pulser au mélangeur. Saler et poivrer et ajouter du persil frais au moment de servir.

Je ne peux m’empêcher de clore cet article sur cette autre perle historique de saison, tirée cette fois de l’édition 1943 de La cuisine raisonnée et que l’on retrouve à la page 232 de l’édition de 2003:

Fête des rois

Le jour de l’Épiphanie, on fête les Rois, soit dans un dîner animé, soit encore dans un souper. La coutume veut que l’on y déguste une galette: la galette des rois. Un pois et une fève ont été dissimulés dans la pâte du gâteau et ceux à qui ils échoient deviennent roi et reine.

On fractionne le gâteau en autant de parts qu’il y a de convives. Puis les morceaux sont tirés au hasard par chaque personne présente. «Vive le roi! Vive le roi!» s’écrie-t-on tout à coup en acclamant l’heureux convive, qui a rencontré le pois, et qui est proclamé roi. La reine reçoit les mêmes honneurs dès qu’elle a trouvé la fève.

Puis, chaque fois que les heureux souverains boivent, toute l’assistance s’écrie à qui mieux mieux: «le roi boit!» ou «la reine boit!»

Il est de bon ton que le roi bénévole offre un cadeau à sa reine: quelque bijou de fantaisie ou quelque menu bibelot rappelant les insignes de sa royauté et de sa joyeuse faveur.

N’ayant jamais eu le privilège de déguster une galette des rois, je me suis toujours demandé: mais qu’est-ce qui arrive si:

  1. Le pois est trouvé par une femme ou la fève par un homme?
  2. Une personne se retrouve avec à la fois le pois et la fève?