Panem et circenses II

Rogers Place 1J’en ai déjà parlé il y a quelques mois, mais la Place Rogers, le nouvel aréna d’Edmonton, est presque complété. L’autre jour, il se trouvait que nous étions à proximité, et j’en ai profité pour prendre quelques clichés.

Rogers Place 2Le terrain autrefois occupé par la gare d’autocars a été vidé et on s’affaire à connecter le tout. On s’affaire ces jours derniers à tester la surface de glace. Aussi, à moins de deux mois de l’ouverture officielle, la programmation des premiers spectacles qui auront lieu dans cet amphithéâtre se dévoile. Je ne détesterais pas aller faire un tour lors de la journée portes ouvertes du 10 septembre, même s’il risque d’y avoir une affluence monstre. Cependant, le nouvel intérêt de mon cher et tendre pour l’équipe de hockey locale (j’y reviendrai) pourrait rendre la chose possible…

Walterdale nouveau

Walterdale nouveauAu centre de cette photo, prise d’un petit pont le long de la promenade Saskatchewan sur la rive sud de cette même rivière à Edmonton, on peut apercevoir l’imposante structure du nouveau pont Walterdale, qui remplacera bientôt le pont centenaire que l’on voit à sa gauche. Le pont, suspendu à une arche d’acier monumentale, fait partie de ces structures «signature» que diverses villes cherchent à créer depuis plusieurs années; le pont de la Paix à Calgary et le nouveau pont Champlain dont on débute la construction à Montréal sont d’autres exemples.

Walterdale nouveau 1Les arches s’élèvent à 56 mètres, soit presque la hauteur du pont High Level, qui se trouverait juste à droite du champ de cette photo, où l’on voit les deux ponts Walterdale avec le centre-ville en fond de scène, puis, plus à gauche (à l’ouest), on aperçoit le dôme de l’édifice législatif. Entre les deux, le gros édifice blanc se dresse à peu près là où se trouvait le fort historique de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui a donné son nom à la ville. Le pont, comme bien d’autres projets de cette envergure, a connu quelques retards (et des défis techniques lorsqu’il s’est avéré difficile de faire arriver à Edmonton les morceaux d’arches construits en Chine mais qui ne passaient pas par les tunnels ferroviaires des Rocheuses).

Une fois complété, le nouveau pont Walterdale offrira une voie de circulation supplémentaire et constituera l’entrée principale du centre-ville en provenance du sud. On peut accéder à une panoplie de renseignements, incluant un historique de la construction et des photos et vidéos (comme celle ci-dessus qui montre le levage final de l’arche en avril dernier) sur le site dédié de la ville d’Edmonton. On devine bien que si j’en avais le temps et que je vivais plus près, ce projet m’intéresserait au plus haut point. De toute évidence, ce nouveau pont va changer le paysage du centre-ville et nous allons dire adieu à la surface de l’ancien, en grillage, qui nous faisait vibrer en traversant la rivière.

C’est tentant!

Burger's PriestAvouez qu’avec un nom pareil, on veut aller y faire un tour… le salut par le burger! Il s’agit d’une chaîne torontoise dont, pour l’instant, le seul restaurant hors de la GTA (Greater Toronto Area) se trouve sur l’avenue Jasper à Edmonton. Je passais devant l’autre jour en allant rejoindre Oyaté après ma petite excursion photographique autour de l’édifice législatif, mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer. Je vous tient au courant si j’essaie. Le menu a l’air intéressant.

Temps orageux

CIel albertain 30 juinPeut-être avez-vous entendu parler via les sites de nouvelles que la météo dans les Prairies est, ces temps derniers, propice aux manifestations plutôt brutales. Ça attire même les chasseurs de tornades qui, habituellement, se concentrent sur l’Ouest étatsunien. Pendant la fin de semaine de la fête du Canada, pas moins de cinq tornades ont été répertoriées dans le sud de la province. Bon… ce n’est aucunement rare chez nous en été, et c’est le résultat des conditions géographiques particulières des Prairies qui sont propices à ce phénomène. Jusqu’ici, rien à s’inquiéter pour nous… mais nous voyons parfois des formations nuageuses spectaculaires, comme celle-ci, prise près de Carstairs par Oyaté alors que nous rentrions de Calgary le 30 juin dernier.

La fête franco-albertaine bat son plein!

Gribbit, la mascotte de la Fête franco-albertaine. Photo tirée de la page Facebook de la FFA. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Gribbit, la mascotte de la Fête franco-albertaine. Photo tirée de la page Facebook de la FFA. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.

Nous ne pouvons malheureusement pas y être, puisque nous participons à deux powwows en fin de semaine (et qu’on ne peut pas être partout en même temps), mais la Fête franco-albertaine, le grand rassemblement de camping familial des francophones de la province, bat son plein, toujours au David Thompson Resort, à l’ouest de Red Deer. Bonne poursuite à un événement dont la popularité ne se dément pas! Pour ma part, je n’ai participé à cette Fête qu’une seule fois, en 2009, lorsqu’elle se tenait à Saint-Paul.

Pour d’autres détails, n’hésitez pas à consulter (et à aimer!) leur page sur Fesse-de-Bouc.

Pendant ce temps, nous…

Poster tiré de la page facebook du powwow Enoch. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page facebook du powwow Enoch. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page Facebook du Powwow Alexis. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page Facebook du Powwow Alexis. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.

Autour de l’édifice législatif

Federal3Comme on sait, hier, j’étais à la Législature provinciale pour une rencontre officielle. Je ne pouvais pas ne pas en profiter pour me promener un peu après la rencontre (d’autant plus que mon cher et tendre était parti s’épivarder dans le sud de la ville et que ça lui prendrait un temps fou pour revenir au centre-ville me quérir). J’étais particulièrement attiré par la nouvelle place publique qui a été inaugurée l’année dernière devant l’«édifice fédéral» nouvellement rénové. Je mets «édifice fédéral» entre guillements parce que, pour confondre les visiteurs, il s’agit en fait d’un édifice du gouvernement provincial depuis que les services fédéraux ont été relocalisés un peu plus à l’ouest, à la Place du Canada.

Federal4La place publique a été aménagée avec goût, formant un espace où il est possible de se rassembler, de se rafraîchir, et même de profiter un peu de la verdure.

Federal8Elle a été construite au-dessus d’un vaste espace de stationnement souterrain, mais on ne le devinerait pas à s’y promener.

Federal10Le soir, ces pylônes dotés de dizaines de projecteurs à diodes électroluminescentes éclairent brillamment cet espace.

Federal2L’édifice fédéral lui-même, situé à l’est de la place publique, a été doté d’une nouvelle entrée, ce qui tourne l’édifice sur lui-même, créant un lien avec l’espace public qui se trouvait à l’origine derrière l’édifice. L’atrium a été construit comme un édicule, en retrait de l’édifice, ce qui permet de respecter la pureté de ses lignes art-déco…

Federal11… sauf quelques exceptions.

Federal9L’atrium est résolument contemporain et comprend un mur végétalisé.

Federal12Je suis en fait arrivé dans cet édifice via le centre d’accueil des visiteurs (maintenant rénové) qui fait face à l’édifice législatif et qui se trouve en contrebas (la maquette de la Législature en Lego est toujours là). L’effet de ce mur de verdure et de ces fontaines était saisissant.

Federal1La façade originale de l’édifice, côté est, a été restaurée avec soin, même si l’environnement urbain est quelque peu ingrat. On peut voir sur le toit ce qui avait originalement été conçu pour devenir un appartement de luxe pour une première ministre précédente… et qui a causé scandale quand les plans ont été rendus publics. L’espace a été reconverti en salles de rencontres apparemment peu utilisées.

Federal5Les inscriptions originales figurent toujours au fronton, mais les portes de ce côté de l’édifice sont devenues des sorties de secours (j’avoue que ça rend la lisibilité architecturale de l’édifice problématique pour qui arriverait de ce côté). Pour finir, quelques détails architecturaux:

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Rencontre au sommet

Hoffmann
Isabelle Laurin, directrice générale, ACFA, Jean Johnson, président, ACFA, L’honorable Sarah Hoffman, vice-première ministre et ministre de la Santé et votre pas très humble, en tant que président du Réseau santé albertain.

Sur cette photo, on peut me voir en compagnie de la directrice générale et du président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ainsi que de la ministre provinciale de la Santé. Pourquoi? Cet après-midi, j’ai été invité par le président de l’ACFA à me joindre à une rencontre qu’ils avaient obtenu avec la ministre pour discuter des préoccupations de la communauté francophone en santé.

Mais pourquoi moi? C’est que j’ai été élu, au début du mois de juin, à la présidence du Réseau santé albertain, un organisme communautaire soutenu par la Société santé en français qui promeut l’accès aux soins de santé pour les francophones en Alberta. Son énoncé de mission est le suivant (on peut le trouver sur cette page):

En tant que chef de file, le Réseau santé albertain influe sur les décisions touchant la santé et le mieux-être tant personnel que collectif des francophones de l’Alberta. En collaboration avec les 15 autres réseaux membres de la Société Santé en français, nous agissons à trois niveaux :

  • renforcer les liens avec les intervenants du domaine de la santé pour assurer une meilleure planification, coordination, offre et évaluation des soins de santé primaires offerts en français;
  • développer les capacités des groupes de santé, des professionnels d’expression française, des organismes et des institutions francophones, afin de favoriser la prise en charge de sa santé;
  • consolider l’efficience et l’efficacité opérationnelles du Réseau, et accroître ses compétences en matière de soins de santé primaires pour mieux répondre aux besoins.

Pour atteindre ces objectifs, le Réseau a besoin de partenaires dans la communauté, et l’ACFA est indéniablement notre allié politique le plus puissant. C’est d’ailleurs l’ACFA qui, en tant que, «porte-parole de la communauté francophone en Alberta», a reconnu le Réseau santé albertain en tant que chef de file pour le secteur de la santé. C’était toutefois la première fois depuis longtemps que nous nous présentions en délégation conjointe auprès d’un(e) élu(e).

La rencontre a été très sympathique; on sent très bien le changement de climat qui s’est produit depuis la défaite des conservateurs l’année dernière. On se sent accueilli et écouté. Et on se fait accueillir à coups de «bonjour!». Décidément, l’édifice législatif s’est humanisé. Ça fait du bien.

Legisl2016Notre rencontre ne résultait pas en engagements concrets; ce n’était pas le but. On nous consulte alors que divers secteurs de l’appareil gouvernemental amorcent une réforme. Et cela s’aligne avec le projet de lancer un jour pas trop éloigné une politique des services en français en Alberta. On verra ce que l’avenir nous réserve, mais l’espoir est à nouveau permis. Disons que c’est un autre contexte que celui dans lequel je me suis retrouvé jadis au sein du conseil consultatif régional en santé dont j’ai finalement démissionné avant la fin de mon mandat.