En mai, c’est quoi, déjà?

Le dicton qui veut qu’en avril «on ne se découvre pas d’un fil» dit quoi pour mai? Bon. Je ne me plains pas, parce que nous avons depuis hier soir la première précipitation significative depuis très longtemps dans la région et que la sécheresse guette, mais ce soir, pendant que nous faisions notre petite promenade digestive dans le voisinage, la pluie drue qui nous tombait dessus s’est mutée en ceci. On nous l’avait annoncé, ce n’était pas imprévu:

Prévisions pour Edmonton le 18 mai 2021. Cliquez sur l’image pour accéder au site d’Environnement Canada et aux prévisions à jour.

Quant au «bulletin météorologique spécial», il annonçait ceci:

Bulletin météorologique spécial en vigueur le 18 mai 2021. Cliquez sur l’image pour accéder au site d’Environnement Canada et aux prévisions à jour.

Et non, je ne me plains pas. Je vous partage juste la chose pour l’exotisme.

Variations sur Challah

La challah, ce magnifique pain tressé dont j’ai partagé ici la recette (et là une variation en petits pains) peut évidemment se présenter autrement qu’en grosse brioche tressée. Si agréable que ce soit. Le tressage prend un certain temps et, selon les circonstances, l’on peut vouloir un pain de facture plus traditionnelle.

C’est possible:

Je me suis amusé, il y a quelques jours, à préparer autrement la chose. Il suffit, après la première levée, de diviser la pâte en quatre parts égales et de se servir de moules à pains. J’ai utilisé ceux de plus petit format que ceux avec lequel je prépare habituellement le pain de mie que nous mangeons au déjeuner: ils mesurent environ huit par vingt centimètres à la base; ce sont les moules « standards » en Amérique du Nord. J’ai ainsi tressé une challah régulière (à droite) et une autre que j’ai mise dans un moule (à gauche). J’ai ensuite roulé une portion comme pour un pain régulier (le deuxième à partir de gauche) et enfin préparé le dernier quart en huit petites portions que j’ai façonnées en boules puis insérées dans un moule. La photo a été prise à la fin de la seconde levée, juste au moment d’enfourner.

Nan, mais c’est-y pas beau? Et tout aussi délicieux que d’habitude. Bon. Pour l’expérience, je me suis amusé à faire diverses préparations qui n’ont pas énormément sauvé de temps, mais si j’avais décidé de préparer quatre pains roulés selon la méthode régulière, cela se serait avéré beaucoup plus rapide.

CKC

Il y a quelques jours, en fait, en soirée, alors que je venais d’enlever mes lentilles cornéennes et que je m’apprêtais à chausser mes lunettes, j’ai entamé la légère tâche de laver les verres. Et comme ça, sans crier gare, après presque 23 ans de bons et loyaux services, mes lunettes de rechange ont décidé de me laisser en plan: une lentille dans la main droite et l’autre dans la main gauche. Rien n’annonçait l’imminence du divorce. Aucune fragilité annoncée dans l’union des inséparables verres qui en ont quand même vu pas mal en près d’un quart de siècle. Je ne les porte qu’en fin de soirée, mais elles ont quand même fait un peu de temps plein de juin à septembre 1998 et en mars-avril 2001, lorsque j’étais en Haïti et que je n’avais qu’elles.

Ce sont en fait mes dernières lunettes prévues pour être utilisées à temps plein. Lorsque mon optométriste joliettaine me les avait prescrites, elle m’avait aussi référé à un optométriste spécialisé en rééducation oculaire à Montréal car, disait-elle, je commençais sérieusement à avoir des problèmes dus entre autres à mes études et à ma condition de base (un astigmatisme prononcé et un strabisme corrigé à l’âge de 3 ans, mais qui a laissé des séquelles au niveau du développement de la stéréoscopie; je ne vois pas en trois dimensions). Elle craignait que je perde ma vision périphérique. Le traitement, amorcé quelques jours plus tard (je demeurais alors à Montréal) a dès le départ inclus la transition vers l’usage de lentilles cornéennes rigides perméables aux gaz, que je porte toujours (enfin, pas les mêmes; elles ont été replacées six ou sept fois depuis) avec, pour lire, des verres correcteurs qui font office de «doubles-foyers» (ce que j’ai sur les lunettes). Je n’avais jamais remplacé mes lunettes parce que la prescription qui est mienne doit être faite sur commande spéciale et elle est plutôt coûteuse.

Mais voilà. Plus moyen d’attendre dorénavant. Oyaté a bien tenté (je ne voyais absolument rien) cette réparation de fortune, ce n’était franchement pas idéal. J’ai commandé de nouvelles lunettes il y quelques jours, mais à cause de la complexité de la chose, elles n’arriveront pas avant un bon mois. Mon opticienne, qui aurait bien réparé la chose si elle avait disposé de l’équipement nécessaire, a suggéré de faire ressouder la monture par un bijoutier (je n’y avais pas pensé). C’est fait depuis hier:

Ce n’est pas parfait (les verres n’étaient pas dans l’axe idéal, ce qui est absolument nécessaire avec mon niveau d’astigmatisme) et il m’a donc fallu retourner chez l’opticienne pour faire ajuster les verres réparés, mais au moins, d’ici à ce que les nouvelles lunettes arrivent, j’ai des verres de remplacement qui ne tomberont pas (on l’espère) en morceaux.

Poulet sanitaire

Coq masqué de Chicken on the WayIl y a deux semaines, nous devions nous rendre à Calgary pour raisons familiales (rassurez-vous, tout dans le respect des règles sanitaires). Il nous fallait bien aller chercher une réfection quelque part et donc nous avons fait un arrêt chez Chicken on the Way, dont le poulet frit nous manque parfois et il n’y a qu’à la maison mère qu’il est de qualité décente. D’ailleurs, toutes les succursales franchisées hors de la région de Calgary ont fermé leurs portes parce que le poulet, il n’y était franchement pas bon; nous avons d’ailleurs droit à un empoisonnement alimentaire suite à une expérience à la succursale de Red Deer (laquelle n’a pas duré un an) il y a quelques années. Il y avait, jusqu’à l’année dernière, une succursale à Edmonton, mais là aussi, le poulet était de qualité douteuse.

Ce restaurant est idéal pour ce temps de pandémie: service rapide au comptoir, par beau temps on attend dehors (ou dans son véhicule), puis on mange à l’extérieur, dans sa voiture, ou à domicile. Donc, nous nous sommes régalés. Et le coq emblématique qui trône tout près du bâtiment a revêtu les atours de circonstance, même s’il n’a rien à craindre du virus! Une touche d’humour qui est bienvenue.

Attendus de patte ferme!

Oui, ça arrive assez souvent comme ça que nous rentrons de faire des courses ou autres choses et que Rusty nous attend de toute évidence avec une certaine impatience, comme ça (ou bien il regarde simplement tévéminou). C’est toujours adorable de se sentir attendus.

Et grâce à Dr. CaSo, j’ai pu retrouver mon éditeur classique!

Bon… je retourne à la correction des travaux. Les cours ont pris fin vendredi, mais le travail est loin d’être terminé.