Une saga qui se termine bien

Vous le devinez: l’année scolaire a recommencé et cela rend la publication régulière plutôt difficile. J’ai pourtant des photos en réserve, notamment celles de l’inauguration du Centre des Jeux du Canada Gary W. Harris, qui a ouvert ses portes fin août, et quelques recettes. Cependant, la refonte complète de deux de mes principaux cours m’occupe trop pour que je puisse tenir le blogue à jour régulièrement. Toutefois, hier, un envoi postal m’a amené à rompre le silence.

Il s’agit d’un colis contenant le volume 1 de la bande dessinée Comme convenu, de la bédéiste française Laurel. Il y a là la conclusion d’une saga presque épique qui a commencé lorsque, au printemps 2017, alors que se concluait le second tome de cette histoire racontant l’installation de Laurel et de son conjoint développeur informatique Adrien en Californie pour lancer une boîte de jeux vidéos. Cette histoire s’étend sur cinq cents planches fort bellement dessinées, avec le trait rond et généreux de Laurel. L’histoire m’avait captivé depuis le début et je l’avais lue en entier en ligne (on peut toujours y accéder ici). Je n’avais pas participé à la campagne de sociofinancement du premier tome imprimé, mais je me suis décidé à le faire suite à la conclusion de l’histoire en entier. Après tout, j’avais pu apprécier ce travail magistral et il n’était que juste que l’artiste soit compensée pour ce travail réalisé en parallèle de ses autres projets.

Mais voilà, lorsque le colis devant contenir un exemplaire chacun des volumes 1 et 2 de l’histoire est arrivé chez moi en janvier de cette année, il contenait deux copies du volume 2. Bon… J’ai donc contacté l’organisation responsable de la distribution, qui a refilé mon message à Adrien et, de fil en aiguille, je me suis trompé dans la description de ce qui me manquait, disant que j’avais reçu deux copies du volume 1, alors que j’avais plutôt reçu deux copies du volume 2. Enfin… en juin dernier, je reçois donc un autre colis avec… deux autres copies du volume 2! Pour éviter les frais d’expédition, Adrien m’offrait généreusement ce qui devait une deuxième copie de l’ouvrage entier, mais comme je m’étais trompé, j’avais plutôt quatre copies du volume 2. Là comme c’était carrément ma faute, me me suis demandé ce que j’allais faire… Cependant, sur le colis figurait l’adresse postale d’origine et, avec toute l’humilité possible, j’ai écrit une courte note expliquant la situation, accompagnée des trois copies supplémentaires du tome 2, espérant contre toute espérance qu’il y aurait quelque part une copie du volume 1 qu’ils pourraient me faire parvenir.

Eh bien, hier après-midi, au retour du collège, il y avait un colis dans notre boîte à lettres, avec l’adresse rédigée de la main même de Laurel, dans lequel se trouvait le tome 1 qui me manquait. Il se trouve même qu’il s’agit d’un exemplaire du premier tirage. Laurel m’a fait l’honneur de m’adresser un petit mot personnel avec ça… Je suis touché! Et tout ça, si je comprends bien par les indices laissés sur son blogue et sur sa page Fesse-de-Bouc, au beau milieu d’une réinstallation de Laurel et de sa petite famille en France. Le «retard» bien relatif pris à répondre est évidemment plus que pardonné!

Comment diantre ai-je donc fait connaissance du travail de Laurel? Je ne me souviens plus précisément. Il y a plusieurs années, dans la période glorieuse des blogues, j’étais tombé sur le sien qui avait été mis en lien dans sa blogoliste par un autre artiste. À l’époque, elle vivait seule avec sa fille surnommée «Cerise» pour le public et une chatte nommée Pelote. Brume, celle qui figure sur la couverture des albums, a succédé à Pelote après ce qui semble avoir été une période de cohabitation plutôt houleuse, ceci avant le départ vers la Californie. Ses bandes dessinées précédentes, surtout destinées à un public enfant, ne m’ont jamais vraiment accroché, mais j’ai toujours aimé son style de dessin et ses histoires semi-biographiques publiées sur blogue. J’y reviens donc régulièrement. Depuis l’été, elle rédige une série intitulée «Californid», présentement axée sur sa seconde grossesse.

Cette note est donc un grand merci à Laurel! Je vais relire Comme Convenu avec plaisir, surtout que le temps a passé et que je pourrai à nouveau savourer certains détails et tournants que j’ai un peu oubliés!

On peut désormais se procurer la bande dessinée et d’autres articles produits par Laurel sur le site de sa boutique en ligne.

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Un peu de fraîcheur estivale: tarte aux bleuets

Comme tous les étés, nous avons fait l’acquisition d’une quantité presque indécente de bleuets… et ça continue! Nous en avons congelé une très grande partie pour utilisation en cours d’année, mais il fallait aussi profiter de la récolte fraîche. Il y a deux semaines, j’avais une croûte de tarte prête à cuire au congélateur (j’avais fait une quiche la semaine précédente). Ce n’était pas la croûte de base idéale pour une tarte au fruits, puisqu’elle n’était composée que d’une pâte simple plutôt que de la pâte que j’utilise habituellement pour les tartes aux fruits. Mais ça allait faire l’affaire. J’avais une fringale…

Bon. J’ai donc fait cuire la pâte «à blanc», avec des poids à tarte, pendant une vingtaine de minutes à 425°F (210°C), jusqu’à ce qu’elle ait pris une belle teinte dorée, puis je l’ai mise de côté pour la laisser refroidir. Pendant ce temps, je préparais une mesure de crème pâtissière pour en garnir le fond. J’avais vu quelques jours auparavant cette vidéo qui explique comment faire de la crème pâtissière sans chichi, mais je n’avais pas le goût d’essayer quelque chose que je n’avais jamais testé auparavant ce soir-là. Cependant, j’y reviendrai… et je vous dirai ce que je pense de la méthode de Thomas Joseph:

Enfin, comme j’allais utiliser des bleuets frais, je voulais également augmenter la bleuêtitude du goût et j’ai pour ce faire ajouté une couche de la garniture aux bleuets que j’utilise généralement pour préparer des tartes aux bleuets en croûte et que l’on trouve ici. J’ai utilisé 500 ml, plutôt qu’un litre de baies et ajusté les autres ingrédients à l’avenant. J’ai étendu cette « confiture de bleuets » sur la couche de crème pâtissière, puis garni le tout de bleuets frais. J’ai ensuite envoyé le tout au frigo, couvert de pellicule plastique, pour y passer la nuit.

Servi le lendemain avec une généreuse lampée de chantilly, c’était absolument divin.

Khof! Khof! La Colombie-Britannique brûle!

Fumée sur Red Deer le 15 août 2018. Vue vers le centre-ville du haut de la rive nord de la rivière, sur l’avenue Gaetz en direction sud. Photo gracieuseté d’Oyaté.

… et nous en subissons les conséquences.

Image tirée du site du service des incendies de forêt de la Colombie-Britannique. Cliquez sur l’image puis sur « Interactive Wildfire Map » pour accéder à la carte interactive actualisée.

En fait, hier, la province voisine a déclaré un état d’urgence provincial à cause des plus de six cents feux qui ravagent les forêts. Les conditions météorologiques actuelles n’annoncent rien de bon en vue d’une amélioration potentielle. Ici… peut-être d’ici quelques jours si les vents changent. Là-bas, c’est autre chose. Pour l’instant, la province entière est sous un écran de fumée.

Image tirée du site d’Environnement-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder aux prévisions actuelles.

Évidemment, je ne m’aventurerai pas à spéculer hasardeusement sur les causes de ces feux ou sur les conséquences éventuelles. Cependant, si, tel qu’on peut le penser, cela est la nouvelle «normalité», c’est une situation on ne peut plus inquiétante. D’autant plus que la sécheresse actuelle dans le sud de la province (et à Red Deer) pourrait aussi laisser la place à des feux de broussailles (sans compter les problèmes pour les fermiers). Pour l’instant, l’effet sur la qualité de l’air est notre principal problème…

Image tirée du site d’Environnement-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site.

 

Red Deer est fière

Comme c’est le cas depuis trois ans, Central Alberta Pride a marqué deux passages cloutés qui traversent l’artère principale du centre-ville pour marquer le début de la semaine de la fierté gaie. Cette année, les marques sont restées plutôt indemnes; j’ai pris cette photo le soir-même de leur installation, jeudi dernier, et on n’y avait pas encore fait de traces de pneus autres que celles normalement causées par le passage des véhicules. C’est un progrès, en quelque sorte.

Il est également impossible à quiconque regarde vers le centre-ville d’ignorer l’éclairage de Executive Place qui marque également la semaine de la Fierté.

Diverses activités ont été organisées, le tout commençant par un après-midi de célébration au parc des étangs Bower. Plusieurs sont à caractère familial et davantage célébratoires que revendicatrices… mais c’est quand même beaucoup mieux qu’il y a quelques années. Jusqu’ici, nous n’avons pas participé aux activités… on verra d’ici la fin de la semaine!

Ca-Ni-Cu-Le!

Alfred a besoin de s’aérer la bedaine. Pour qu’il perde ainsi sa dignité et sa réserve, il faut vraiment qu’il fasse torride… Depuis deux jours, nous vivons sous un avertissement de «chaleur extrême». La sécheresse se manifeste un peu partout, d’ailleurs…

Image tirée du site d’Environnement Canada. C.iquez sur l’image pour voir les prévisions à jour.

Je sais, ce n’est rien comparativement à la canicule humide montréalaise, mais ça reste chaud. Bon… pour mettre ça en perspective, je pense à la température qu’il fera dans six mois et je ne me plains pas trop. Les chats, eux, c’est autre chose…

Salade de baies estivale

Photo par Oyaté

C’est l’été et c’est le temps de l’année où, même ici, on trouve des petits fruits de saison un peu partout. Oui, les fraises (et les bananes, bien entendu) sont encore importées, mais les bleuets viennent de tout près.

Vous avez besoin d’un dessert qu’on fait en un tournemain? Laver des fraises et des bleuets (et/ou autres baies qu’on a sous la main), Couper les fraises en morceaux, les bananes en tranches, et hacher des feuilles de menthe fraîche. Arroser d’un peu de jus de citron et saupoudrer d’un tout petit peu de sucre si on veut. Touiller le tout et servir avec de la crème glacée ou de la crème fouettée!

 

Humour au gym

Notre salle d’entraînement est une succursale d’une grande chaîne nationale (en fait, c’est la version budget d’une grande chaîne nationale). Le résultat est que les services sont minimes, mais c’est exactement ce que nous cherchons: nous avons un plan, tout ce dont nous avons besoin d’un gym, c’est l’équipement qu’on y trouve. En plus, celui-ci est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ce qui nous permet de nous entraîner, comme c’était le cas hier (en fait, ce matin très tôt), aux heures où dorment les gens honnêtes. C’est vaste (cela occupe le tiers de l’ancien-ancien magasin Sears, celui du Centre d’achats Parkland), propre et surtout, tranquille. Entre deux exercices, on nous demande gentiment de nettoyer nos appareils, ce que la plupart des membres font avec diligence, même aux heures où il n’y a pas de préposés présents. Ce n’est pas que j’aime particulièrement les salles d’entraînement, mais quand l’hiver est venu et que la course en piste est devenue impossible, j’ai dû me résigner. Depuis le retour du beau temps, nous alternons entre la piste extérieure et le gym.

Où est l’humour? Eh bien… chaque fois que je lis cette affichette sur les distributrices de papier, je ne peux m’empêcher de penser à une certaine scène du film La grande séduction (2003), celle où les villageoises jouées par Clémence Desrochers et Rita Lafontaine écoutent le téléphone du médecin et surprennent une conversation à teneur lascive entre lui et à sa douce et tendre restée à Montréal.

Dans la version anglaise (où un petit village côtier fictif (Tickle-Head) de Terre-Neuve se substitue à Sainte-Marie-la-Mauderne, village fictif de la Côte-Nord), la même scène existe avec une traduction littérale… où le mot «machine» prend un sens bien particulier.

Voir ces affiches me fait donc sourire.