Cinquantième message

Déjà cinquante petits billets depuis janvier. Le temps file! Il est temps que je vous présente mes deux compagnons de vie: ils me l’ont demandé à plusieurs reprises. J’en profite qu’ils sont sortis au jardin pour prendre l’air pour parler dans leur dos…

Celui-là, vous l’avez déjà rencontré. C’est Monsieur C (Corentin de son vrai nom), pris ici dans toute sa gloire, à Longueuil fin 2004, alors qu’il venait d’être surpris à croquer une plante tout près de la fenêtre. Monsieur C est né le 16 juin 1994, probablement quelque part dans les environs de Québec, puisqu’il est apparu dans le monde du commerce dans une animalerie de Charlesbourg. Il a eu une histoire un peu rocambolesque avant notre rencontre, en juin 2004. L’entremetteur fut mon conjoint de l’époque (MA). En fait, nous étions au début de notre relation et Monsieur C s’est insinué dans ma vie lorsque le conjoint en question et moi avons emménagé ensemble. MA avait hérité de Monsieur C de sa sœur. Celle-ci s’était fait offrir le matou, alors chaton, par son propre conjoint en août 1994. Quelques mois plus tard, elle allait mettre fin à sa vie et c’est l’intervention de MA, que Monsieur C est toujours avec nous (il a aussi changé de nom; il s’appelait «Tit-cul» à l’origine).

Il a ensuite passé plusieurs années avec d’autres chats, sans vraiment être très heureux, car il était toujours un peu au bas de leur échelle sociale. Arrivé dans ma vie en compagnie de son aîné, Gulliver, il avait quelques problèmes de comportement, car il demandait beaucoup d’attention. Un surplus d’amour de ma part a réglé le problème, si bien que, à la séparation entre MA et moi, Monsieur C m’a suivi à Hull. On le voit d’ailleurs ici dans la fenêtre de mon petit appartement hullois. Moins d’un an plus tard, il vivait son baptême de l’air, comme ceux qui ont lu la série concernant le déménagement le savent, pour venir s’installer en Alberta.

Bientôt quatorze ans bien sonnés, et pourtant il est toujours alerte et joueur, même s’il a connu des jours plus actifs, me suis-je laissé dire. Il est gourmand, particulièrement lorsqu’il a la possibilité de manger autre chose que sa nourriture régulière (non, il n’a pas droit aux restes de table, mais cela ne l’empêche pas de demander!). On le voit ici qui quête à l’ami BBBB du fromage lors de la visite l’ami en question en février dernier.

Monsieur C est très loquace, c’est d’ailleurs une caractéristique de sa race (chat des forêts norvégiennes) et affectueux. Il aime avoir de la compagnie, même s’il est plutôt timide lorsque des étrangers se présentent. Il adore courir dehors, chasser le pointeur laser, jouer sous les couvertures ou avec une souris remplie d’herbe à chats et surtout, surtout, se faire caresser. Il a développé une habileté particulière: il réussit à s’insérer entre mon couvre-lit et les couvertures et il dort là de longues heures le jour. Parfois, lorsque je fais la grasse matinée, il essaie même de me pousser les pieds pour entrer! Généralement, d’ailleurs, il passe la nuit couché à mes pieds sur le lit.

Pendant que je demeurais à Hull, Monsieur C a beaucoup voyagé (principalement entre Ottawa et Montréal). Depuis notre arrivée ici, il est plus sédentaire. Il apprécie. Vous dire les concerts auxquels j’ai eu droit sur l’autoroute lors de ces voyages… La cage est une des rares choses que Monsieur C n’aime pas. L’autre est le brossage de dents, ce qui doit malheureusement être exécuté de temps en temps. À cet âge-là le tartre menace et il est fort dispendieux à faire enlever chirurgicalement, car la procédure se déroule sous anesthésie générale.

Comme Monsieur C donnait des signes d’ennui durant mes longues absences depuis notre arrivée à Red Deer, je me suis donc mis à la recherche d’un éventuel compagnon pour lui. En octobre dernier, une petite annonce est apparue dans le journal interne du personnel du collège: un jeune chat cherchait une maison accueillante. Je suis donc allé voir… et Monsieur R (Rafiki) est apparu! Voici sa binette surprise le lendemain de son arrivée chez moi (chez Monsieur C, en fait).

Né le 29 décembre 2004, il est tout jeune, et donc beaucoup plus actif que Monsieur C. Il est aussi plus musculeux. Il a un TEMPÉRAMENT très affirmé: Môssieur n’aime pas être contrarié. Lors de son arrivée dans le territoire de Monsieur C, il n’acceptait pas ce dernier. Il a même failli être retourné à ses anciens maîtres. Ce n’est que par le jeu que j’ai réussi à l’amadouer, et aujourd’hui, ces deux-là s’amusent comme des fous l’un avec l’autre. Monsieur R aimerait bien être le «chat alpha» dans cette maison, mais cela n’est pas encore près de se produire.

Encore plus que Monsieur C, Monsieur R adore, mais alors là, adore, aller dehors. Si je tarde trop à sortir du lit après le lever du soleil (vous allez penser que je passe mon temps à faire la grasse matinée, ce qui n’est vraiment pas le cas) il commence à chanter… Cependant, j’ai une capacité qu’il n’a pas comprise encore: je peux ignorer ses lamentations jusqu’à ce qu’il abandonne la partie et se qu’il résigne à faire à nouveau la planche à mes côtés (lui, il préfère dormir à côté de ma tête!). Une fois dehors, il parcourt le jardin, broute un peu, renifle la clôture et s’il sent ou entend un des chats du voisinage de l’autre côté, il peut devenir particulièrement agressif! Territorial, avez-vous dit?

Monsieur R peut également être très affectueux, surtout s’il désire quelque chose. Il a une manière particulièrement charmante d’exprimer sa joie: il me fait un massage (intense!). Contrairement à Monsieur C, il n’a pas le ronron facile, mais lorsqu’il se décide à allumer son petit moteur, c’est profond. Il peut également passer de longues minutes à entretenir son poil, bien installé sur une quelconque surface confortable. Tout endroit est propice à une petite sieste, même la descente de bain (sortie de la salle de bains pour le ménage) où il nous montre sa maîtrise la théorie des couleurs complémentaires:
Monsieur R est particulièrement joueur. Ses jouets préférés sont des souris de peluche (pas n’importe lesquelles!) dont le corps est rempli de plâtre et qui réveillent ses instincts de chasseur. Il doit avoir des ancêtres joueurs de baseball ou gymnastes: il attrape ces souris au vol avec une joie et une habileté impressionnantes. Et fort heureusement, il n’aime que sa propre nourriture, ce qui évite la compétition avec Monsieur C, contrairement à ce qui s’est produit lorsque MA et moi avons adopté un jeune chat pour succéder à Gulliver après son décès à l’âge vénérable de 17 ans. Le nouveau chat, Virgile, prenait des forces aux dépens de Monsieur C…

Voilà donc un portrait de la petite famille en ce cinquantième message.

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3 commentaires sur « Cinquantième message »

  1. Ils sont adorables, comme d’habitude! Et je suis bien contente d’en savoir plus (enfin!) sur Monsieur R.

  2. Ce serait sympa de pouvoir voir aussi une photo de leur maître un jour…

  3. Le maître (moins adorable que les chats) est visible en suivant le lien vers les photos de la relâche ou plus directement à ici (si ce dernier lien fonctionne).

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