Jour de marché à Red Deer

Un marché; celui de Red Deer. On m’avait beaucoup parlé depuis l’été dernier du fameux Farmers’ Market, mais je n’ai pas vraiment «allumé» avant qu’il cesse ses opérations pour l’hiver à l’Action de Grâce. Oups! Je me suis dit que je me reprendrais, ayant appris que la chose n’était pas une institution permanente, mais plutôt du genre… évanescent. En effet, non seulement le marché n’a-t-il lieu que le samedi, il n’a lieu que le samedi matin. Habituellement, je me lève un peu trop tard pour m’y rendre avant que tout le monde rassemble ses effets et s’en aille… à midi! Ce matin, cependant, invité par deux autres collègues, je me suis rendu au marché à 10h20 et je les ai retrouvés «devant l’aréna».

Ma première impression: c’était beaucoup plus important que je ne me l’étais imaginé! À peu près tout le stationnement de l’aréna était occupé par les kiosques des divers marchands et marchandeurs. Et comme c’était la première fin de semaine de vrai beau temps, il y avait foule!

En passant, on m’a lancé quelques regards étranges lorsque j’ai commencé à me balader avec mon appareil-photo… ce que je ne ferais pas pour mes lectrices et lecteurs! Enfin… le marché est bien un endroit où on peut se procurer une variété de fruits et légumes, comme on peut le voir sur la photo plus haut. À part les cerises et les fraises de la Colombie Britannique, la production locale n’est pas encore commencée et je venais tout juste de faire l’épicerie… J’étais surtout ici en touriste.

À part les fruits et légumes, on trouve également des plants de fines herbes. Alors là, ça, ça m’intéresse. Il faudra que je revienne la semaine prochaine avec la voiture! (Je m’y étais rendu à pied, une petite balade d’un quart d’heure environ.

Oui, c’est bien un hot dog. C’est la «friandise» que convoitent mes collègues au marché. Il ne s’agit pas d’un sandwich avec la saucisse fumée habituelle, mais bien, dans le cas illustré, d’un hot-dog fait avec une bratwurst fraîche. Savoureuse, qu’elle était sous ses garnitures d’oignons frits, de choucroute et de moutarde. J’avais beau venir tout juste de déjeuner, ce n’était pas mal comme «brunch».

Comme complément au «repas», un café. J’aurais dû ne pas en prendre: il était infect et je n’en avais vraiment pas le goût, mais bon… quand on est invité… Par la suite, je me suis séparé de mes collègues après quelques courses qu’ils avaient à faire pour parcourir l’endroit et en découvrir les richesses pendant qu’ils retournaient à leurs occupations de la journée.

On trouvait quelques musiciens sur le site. En fait, en marchant, je pouvais deviner où était le marché simplement au son, que l’on pouvait entendre à plus d’un kilomètre de distance. C’était en partie le fait du lieu où il se trouve, au fond d’une cuvette dont je longeais une falaise, mais tout de même… ces pauvres flûtistes étaient bien peu audibles dans la cacophonie ambiante.
Et même ces jeunes musiciens aux instrument audibles à une plus grande distance étaient rapidement étouffés par la rumeur du lieu. C’était toutefois rafraîchissant de voir des jeunes musiciens qui faisaient autre chose que du country.

À part les marchands de fruits et légumes et de bouffe de toute sorte (même pour animaux), on trouvait quelques artisans au marché. Par exemple, cet ébéniste qui crée surtout des meubles de jardin mais aussi des décorations pour le jardin. Qui veut un élévateur à grains miniature (qui fait peut-être office de mangeoire d’oiseaux)? Typique du paysage des Prairies!

Un autre ébéniste vendait de superbes, mais alors là de superbes chaises d’une qualité certaine. Je ne détesterais pas une de ses berceuses… mais pas à près de deux mille dollars pièce! Il était bien sympathique, toutefois.

Et là, un petit banc pour enfants… Le message est bien amusant et l’objet était probablement plus abordable que les chaises vendues de l’autre côté de l’allée!

On trouvait aussi une artisane céramiste qui proposait ici encore des paysages des Prairies, mais aussi des numéros civiques faits main, qui sont probablement ses produits les plus populaires.

Une autre céramiste nous proposait de superbes ustensiles de cuisine. Si seulement mon budget me le permettait, je luis commanderais un ensemble complet. Ça change de la vaisselle industrielle que l’on voit partout.

Certains vendeurs ne sont pas dépourvus d’humour. Un vendeur de produits d’arachide et d’autres noix se présentait comme l’«homme aux noix». Je suis un peu inquiet du genre de visites que cette photo et sa légende vont me mériter à travers les recherches dans Google.

En Alberta, on trouve plusieurs «colonies» de groupes traditionnalistes souvent d’origine est-européenne qui se spécialisent dans la production de denrées alimentaires pour assurer leur survie. L’adoption des valeurs du dix-neuvième siècle ne les empêche pas de se balader à bord de véhicules bien récents…

En plus des marchands, on trouvait quelques kiosques d’organismes communautaires, dont celui du centre-nature Kerry Wood, qui s’occupe de la plupart des grands parcs de Red Deer. Il y avait aussi le responsable d’un projet destiné à améliorer la circulation automobile et surtout sa sécurité en Alberta.

Et je laisse le mot de la fin à ces nains de jardin qui m’ont rappelé Amélie Poulain et son imaginaire. Il y a de la créativité et de l’imagination à Red Deer… il faut juste aller ailleurs que dans les grandes surfaces pour la trouver et le marché, même s’il faut se lever tôt pour y aller, vaut la peine pour les trouvailles qu’on y fait et les rencontres. Le marché, c’est le lieu de rassemblement de tout un monde à Red Deer. C’est l’endroit idéal pour faire de nouvelles rencontres potentiellement utiles tant au plan professionnel qu’à celui de l’implication communautaire. Le marché, c’est une culture en soi.

Post-scriptum sans rapport au reste: il y a un an exactement, le 28 juin 2007, je signais le bail pour la maison où j’habite… Bientôt un an que je suis ici (le 14 août)!

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2 commentaires sur “Jour de marché à Red Deer

  1. Alors là , oui ! La période estivale rappelle la  » Vieille EUROPE  » . Sympa tout ça ! NB: Courte Paille est une chaine nationale de restauration familiale d’un excellent rapport Qualité/ Prix . Basé sur toutes sortes de grillades au feu de bois . Idéal en voyage avec ou sans enfants . Le concept a été crée à Dijon dans les années 70 . Un restaurateur individuel a eu cette idée , puis il a essaimé sur l’axe Paris – LYON . et s’est vendu au Groupe ACCOR vers 1990 , fortune faite ! Le standard de qualité n’a jamais varié . Ils servent de 11h à 23 h ., et offrent toujours un vaste parking gratuit .

  2. C’est plus modeste (car, rappelons-le, la population de Red Deer n’est que de 85 000 habitants) mais c’est charmant.

    Il y a plusieurs équivalents de Courte Paille dans le coin, mais j’ai l’impression que les standards (nord-américains) côté bouffe ne sont pas exactement les mêmes.

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