Hiverniser

Voici arrivée la fin de semaine de l’Action de Grâces (au Canada). Bien des gens en profitent pour faire les préparatifs à l’arrivée de l’hiver (je sais, Boris, il ne faut pas en parler… mais il va bien arriver qu’on le veuille ou non!). En tant que locataire d’une maison construite en 1951, il me revient de faire les quelques changements que commandent les saisons… comme celui de l’installation des contre-fenêtres. Il faut bien protéger un peu la maison contre les infiltrations du froid qui ici peut être mordant (nous avons eu deux semaines à environ -40° l’hiver dernier).

Au fil des années, trois fenêtres du rez-de-chaussée ont été remplacées. Dans les deux chambres on trouve des fenêtres en métal très peu efficaces contre le froid. Si au moins elles étaient doubles! Elles sont bien en verre scellé (thermos), mais comme il n’y a qu’un seul cadre (d’aluminium), elles laissent passer la froidure avec une désinvolture qui ne cesse de m’étonner. Si je ne me retenais pas, je leur fabriquerais des contre-fenêtres pour l’hiver! La toute nouvelle fenêtre de la salle de bains, en PVC, est passablement mieux. La grande vitrine du salon demeure la majestueuse vitre à neuf panneaux installée à l’origine et que je voudrais pas voir remplacée pour sa forme. Elle pourrait toutefois être formée de panneaux isolés plutôt que de deux pans de verre simple… mais ça, c’est un projet que j’entreprendrais si j’achetais un jour la maison. Pour l’instant, je me contente d’installer, l’hiver, une pellicule de plastique à l’intérieur.

La fenêtre de la salle à manger, la seule des anciennes fenêtres qui a été conçue pour être ouverte, est une fenêtre à guillotine dotée d’une contre-fenêtre moustiquaire l’été, laquelle doit être remplacée l’hiver par un deuxième panneau vitré (ce qu’on appelle au Québec des «châssis doubles»). C’est d’ailleurs à cause de cette opération que j’ai dû me doter, l’an dernier, de l’échelle pliante dont on peut voir une partie sur la photo.

Tant qu’à enlever la moustiquaire, aussi bien en profiter pour tout laver. Au printemps, je voudrais aussi repeindre et refaire certaines parties du joint de mastic. Avant d’installer la contre-fenêtre, j’ai installé tout autour des panneaux de la fenêtre à guillotine un joint de calfeutrant amovible (voir la photo en tête de cet article). Ça coupe très efficacement les courants d’air et au printemps… il suffit de tirer!

Puis j’ai installé la grande vitre extérieure, que j’ai aussi entourée d’un joint de scellant amovible. J’ai aussi décidé, cette année, de boucher les trois trous d’aération au bas (qui permettent d’ouvrir un petit battant à l’intérieur, mais comme tout est scellé, impossible d’ouvrir!). Ceux-ci formaient un point faible l’an dernier, laissant entrer l’air froid entre les deux panneaux vitrés et générant de la condensation.

Ici, en détail, une partie du joint de scellant amovible. Comme il est transparent, il devient pratiquement invisible. Sur les fenêtres qui ne s’ouvrent pas, j’ai laissé celui de l’an dernier tout l’été, sans aucun problème. J’ai juste un peu moins de travail cet automne! C’est particulièrement précieux en ce qui concerne la grande vitrine du salon. L’an dernier, j’avais acheté deux ou trois tubes de ce scellant… puis je me suis rapidement rendu compte que cela ne me permettait que de faire environ deux fenêtres. Je suis retourné me procurer une «boîte d’entrepreneur» d’une douzaine de tubes! Le surplus me sert cette année et j’en aurai quelques uns pour l’automne prochain.

Il m’a aussi fallu «défaire» ce que j’ai si laborieusement réalisé cet été, à savoir sceller les quatre fenêtres du sous-sol qui peuvent maintenant ouvrir. Présentement, elles laissent passer un air désagréablement froid qui rend le travail au sous-sol inconfortable. On applique donc le même procédé et le tout est prêt pour l’hiver…

Il ne me reste plus que la fenêtre du jardin à terminer. Elle a bien reçu sa contre-fenêtre hivernale… mais il faisait trop froid pour placer le scellant tout autour. En soirée, j’ai installé le scellant sur la face intérieure des fenêtres (il aurait été trop complexe de le faire de l’extérieur, en partie à cause des barres de sécurité). Il n’y a plus que le jardin et l’ensemble du terrain à préparer pour l’hiver… ce sera l’affaire d’un autre après-midi.