Et on me disait qu’il n’y avait pas d’activités culturelles en Alberta. Foutaises!

Ça grouille de partout en Alberta! Vraiment, je ne sais plus où donner de la tête… Bon. Comme je n’ai pas le don d’ubiquité et que je ne peux pas me séparer en plusieurs (même si j’avais de multiples personnalités… j’aurais toujours un seul corps) il faut bien faire des choix. Pendant que je passais les journées de vendredi et samedi à Calgary pour le Rond-Point 08, j’aurais pu me rendre à WordFest 2008, le festival d’écriture… si je n’avais pas été épuisé par les activités de Rond-Point. On a toujours besoin d’un peu plus de littérature dans sa vie.

En même temps, du côté d’Edmonton avaient lieu les activités entourant le gala de musique de l’Ouest canadien, qui se déroulaient sous la forme d’un festival de la chanson et de la musique produite à l’ouest de l’Ontario (quatre provinces et deux territoires… ce n’est pas rien!). Je doute qu’on en entende parler à Montréal… où même le gala des prix Juno, qui rendent hommage aux artistes à travers le pays, ne trouvent qu’un faible écho. À Edmonton, il y avait un prix pour l’album francophone de l’année, remporté par Ariane Mahrÿke Lemire, pour son premier album Double entendre. Ce matin, l’émission matinale radio-canadienne «Le café-show» s’en faisait l’écho. Bravo!

Finalement, en ce soir du lundi 20 octobre, me suis rendu pour la première fois (il est temps!) à la présentation bi-hebdomadaire de Reel Movie Mondays, ici, à Red Deer, qui présentait le film Amal. Je suis sorti de la salle tout ému par cette fable urbaine qui se déroule dans les rues encombrées de Delhi. C’est un de ces films qui laissent songeur… et qu’on porte avec soi longtemps après que le générique a fini de défiler à l’écran. Je conduisais sous la pluie pour rentrer à la maison et des images de Delhi se superposaient aux rues désertes de Red Deer… Il y avait aussi en première partie un court-métrage intitulé «Dust Bowl Ha! Ha!», réalisé par Sébastien Pilote. Une journée dans la vie d’un travailleur licencié de l’Alcan de Jonquière. Les paysages étaient plus familiers… la réalité ouvrière dans notre contrée qui se désindustrialise aussi. Je retrouve avec plaisir les joies du bon cinéma… même si c’est par doses presque homéopathiques comparativement à ce que je pouvais voir auparavant.

En passant, au moment où paraît ceci, il neige dehors. Légèrement, mais quand même…

Source de l’illustration: WordFest