Un deuxième crime culinaire: petits gâteaux au chocolat… et bacon!

cupcakes-bacon

Oui… le couronnement du souper d’anniversaire de l’amie X était une série de petits gâteaux (cupcakes) au chocolat, dont une douzaine était farcie de bacon émietté. Oui… je sais, vous vous dites que je suis décidément tombé sur la tête et que mes amies qui ont dégusté la chose le sont elles aussi… Au cas où vous l’auriez oublié, nous enseignons dans un collège; la preuve est déjà faite que nous sommes dingues. Mais ça mérite vraiment d’être essayé!

On peut prendre n’importe quelle recette de base pour les gâteaux… même un mélange commercial si on veut. La mienne s’intitule «gâteau au chocolat nouvelle méthode» et provient de ma toujours fidèle Encyclopédie de la cuisine de Jehane Benoît (Montréal, ÉRPI, 1991), p. 548. En passant, Jehane Benoît, qui n’a pas commis d’hérésies culinaires au bacon, aurait tout de même approuvé de nos excentricités. Elle dit, dans l’avant-propos de son lourd volume: «Une cuisine originale et créative devient chose facile une fois que vous avez saisi tous ces principes qui sont à la base de l’art culinaire. À partir de ce moment, vous pouvez laisser aller votre imagination et improviser avec ce que j’appelle « la finesse et le flair en cuisine ». […] Votre sens artistique, doublé de ces connaissances, vous permettra d’observer, de prévoir et de donner libre cours à votre imagination. De plus, il vous dictera toujours des idées nouvelles à essayer». (Ibid, pp. IX-X)

Maintenant que j’ai trouvé une justification jésuitique pour la baconification des grands classiques, voici la recette. Pour 24 petits gâteaux ou deux gâteaux de 9 pouces (23 cm):

  • 500 ml (2 tasses) de farine (la recette demande de la farine à pâtisserie, mais j’ai pris de la farine tout-usage, parce que c’est ce que j’avais sous la main et que ça fonctionne tout aussi bien)
  • 425 ml (1¾ tasse) de sucre
  • 175 ml (¾ tasse) de cacao
  • 6 ml (1¼ c à thé) de bicarbonate de soude
  • 3 ml (¾ c à thé) de levure chimique (j’en ai mis un poil plus)
  • 5 ml (1 c à thé) de sel (j’en ai mis un poil moins)
  • 175 ml (¾ tasse) de graisse végétale
  • 300 ml (1¼ tasse) de lait
  • 3 œufs
  • 5 ml (1 c à thé) d’essence de vanille

Et mes ajouts:

  • 75 ml (¼ tasse) de chocolat mi-amer émietté au couteau ou de pépites de chocolat
  • Bacon bien cuit, émietté
Ingrédients secs du gâteau avant mélange; le reflet du bol était irrésistible pour le photographe.
Ingrédients secs du gâteau avant mélange; les reflets dans le bol étaient irrésistibles pour le photographe.

Chauffer le four à 180° C (350° F). Préparer les moules. Tamiser ensemble (ou simplement bien mélanger) les ingrédients secs (les 6 premiers) dans un grand bol et y défaire la graisse végétale (au coupe-pâte). Ajouter les ingrédients liquides et les œufs. Battre à vitesse moyenne, en raclant le bord du bol jusqu’à la consistance désirée.

Non, je n'ai pas de batteur sur socle. Un jour...
Non, je n'ai pas de batteur sur socle... Un jour...

Ajouter les morceaux de chocolat et bien mélanger. Comme je n’ajoutais le bacon qu’à la moitié de la recette, j’ai d’abord rempli les douze premiers moules (utiliser une cuillère à crème glacée avec racloir pour ce faire; c’est tellement plus simple!) avant d’ajouter les miettes de bacon et bien mélanger.

moules

Cuire au four 15 minutes pour les petits gâteaux ou 35 minutes pour les grands. Tester avec un cure-dents avant de retirer du four. Laisser refroidir 10 minutes, démouler et laisser refroidir complètement avant de glacer.

myam

Pour le glaçage, défaire 125 ml (½ tasse) de beurre mou dans un bol et ajouter environ 750 ml (3 tasses) ou plus de sucre à glacer. Bien battre. Ajouter le blanc d’un œuf et/ou ½ brique de fromage à la crème pour lier. Parfumer à la vanille ou à la saveur de votre choix (j’ai déjà essayé au zeste d’orange et au grand marnier et c’était du plus bel effet). On peut aussi colorer ce mélange.

glacage

Il ne faut pas se gêner sur la quantité de glaçage; mon amie X dit qu’un petit gâteau (cupcake) n’est en somme qu’un substrat pour le glaçage. J’ai décoré les gâteaux au bacon d’un morceau de cette viande sur le glaçage pour les reconnaître; les gâteaux au chocolat avaient de simples vermicelles de couleur.

gateaux-au-chocolat

La recette n’est peut-être pas bonne pour la santé… mais ça fait du bien à la fin d’une session et en période intense de correction de travaux étudiants…

Publicités

9 commentaires sur « Un deuxième crime culinaire: petits gâteaux au chocolat… et bacon! »

  1. De plus, ça doit être amusant à faire.

    Voici, pour mettre mon grain de sel dans cette histoire de bacon, une recette de macarons au bacon et au chou chinois.
    C’est délicieux :

    6 blanc d’oeufs
    20 g de sucre fin
    300 g de sucre glace
    200 g de poudre d’amande
    6 feuilles de chou chinois
    25 g de beurre
    quelques tranches de bacon bien fines
    2 pincées de sel
    un peu de poivre noir

    Dans un récipient, monter les blancs d’ oeufs en neige ferme avec le sucre fin, le sel et poivre. Verser ensuite le sucre glace et la poudre d’amande sur les blancs et mélanger jusqu’à obtenir un mélange homogène.

    Sur une plaque à pâtisserie, déposer du papier sulfurisé et confectionner à l’aide d’une cuillère à café les demi- macarons. Mettre au four à 150°C durant 15 minutes et les sortir.

    Laver les feuilles du chou et faites les fondre dans un peu de beurre, égouttez. Faire cuire les tranches de bacon 2 minutes de chaque côté. Egoutter.

    Coller les demi-macarons ensemble en disposant un morceau de feuille de chou et deux morceaux de bacon au milieu.

    C’est un pur plaisir, et un nouveau crime…

  2. Spaghettis au poivre de cayenne :

    ajouter aux spaghettis cuits al dente : un filet d’huile d’olive, une pincée de poivre de cayenne, une pincée d’ail en poudre, deux pincées de Parmesan rapé. C’est tout !

    En fait, je ne connais pas de recettes décadentes.

    Cette histoire de pâtisserie à la viande m’intrigue, si ce n’est que griller ça revient à caraméliser.

  3. Il m’arrive de faire quelque chose du genre. Parfois un peu plus d’accompagnements aussi… Je n’utilise cependant pas d’ail en poudre, mais beaucoup d’ail frais!

    Griller revient effectivement à caraméliser, mais ce dernier terme s’utilise davantage lorsque le sucre se transforme en une croûte brune. Délicieuse, d’ailleurs. On l’utilise rarement (du moins de ce côté-ci de l’Atlantique) en ce qui a trait aux plats salés.

  4. Sans avoir de restrictions religieuses, j’évite de manger du cochon.

    Je ne dirais pas pourquoi dans cet espace.

    Bec à tout le monde.

  5. Momo, tu sais, toutes les préférences alimentaires sont permises.

    Le porc se fera probablement un peu moins présent dans ces pages au cours des prochaines semaines.

Les commentaires sont fermés.