Petit ragoût tout simple pour soirées d’hiver

marmite-de-ragout

Il n’y a pas si longtemps, je m’étais acheté des cubes de viande à ragoût afin de me préparer un bœuf bourguignon que j’avais l’intention d’ajouter à mon menu des Fêtes. Cependant, la guigne semblait s’acharner sur l’approvisionnement en champignons de Paris de mon épicerie, et je n’allais pas sacrifier des champignons portobello à un ragoût… c’eût été du gaspillage. Comme j’avais fait dégeler la viande, il me fallait dorénavant la préparer. J’ai donc décidé de m’inspirer vaguement du principe du ragoût à l’irlandaise (mais sans les indispensables pommes de terre que, personnellement, je n’aime pas particulièrement ajouter au ragoût parce qu’elles deviennent molles quant on veut servir des restes). J’ai donc fouillé dans mon tiroir à légumes et voici ce que j’en ai tiré:

  • 2 kg (4 lb) de viande à ragoût
  • Farine (pour enrober les morceaux de viande)
  • 4 carottes
  • Cœur d’un céleri un peu flétri, avec ses feuilles
  • ½ oignon rouge
  • ½ oignon jaune haché finement (reste de la préparation de mes tourtières quelques jours plus tôt)
  • Bouillon de bœuf
  • 2 c à table (30 ml) concentré Bovril au bœuf
  • 1 c à table (15 ml) sauce Worcestershire
  • Fines herbes (sarriette, basilic, thym), 2 feuilles de laurier, sel et poivre
  • Un reste de crème sure (pour épaissir la sauce)

Pas trop mal. Il y avait aussi dans mon frigo du glaçage à gâteau, des pommes, et d’autres bidules qui ne me semblaient pas appropriés à la préparation d’un ragoût. En ajoutant un poil d’eau à tout ceci (je ne voulais pas ajouter de vin cette fois, pour voir), je me suis dit qu’on devrait pouvoir s’en tirer pas trop mal.

Après avoir apprêté ma viande (enlever le gras, qui, avec des feuilles de céleri et quelques fines herbes est allé mijoter pour faire du bouillon, et découper la viande en bouchées), je l’ai enfarinée (mélanger à la farine un peu de poivre et de sarriette). Ensuite, j’ai fait dorer la viande dans un peu d’huile dans une poêle, que j’ai ensuite déglacée à l’eau entre chaque passage, versant l’eau transformée en base de sauce sur la viande déposée dans une marmite. L’oignon haché a également été frit, alors que l’oignon rouge a été coupé en quartiers et simplement versé dans le mélange dans la marmite. Le céleri et les carottes ont été coupés en dés. J’ai complété le liquide à l’aide de bouillon de bœuf, pour couvrir entièrement la viande et les légumes. De l’ail, un peu de sauce Worcestershire et de Bovril, ainsi que des fines herbes et du laurier sont venus rehausser le goût.

ragout-dans-lassiette

Après trois heures de mijotage à couvert sur feu doux, c’était pas mal merci… surtout avec un fond de rouge de derrière les fagots et quelques fromages. Évidemment, les oignons rouges avaient perdu leur fière allure du début de cuisson, mais ils avaient agréablement parfumé le ragoût!

En passant, les plus observateurs d’entre vous auront peut-être remarqué qu’il y a, depuis une semaine environ, un nouvel onglet en haut de cette page. Intitulé «À table!», il regroupe l’ensemble des recettes publiées sur ce blogue. Bon appétit!

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31 commentaires sur « Petit ragoût tout simple pour soirées d’hiver »

  1. Ah! Cette bouffe qui réconforte… Hier, je me suis enfin adonné la la cuisson de ma dinde annuelle; il ne me reste plus qu’à terminer la préparation du bouillon…

  2. Sans être carnivore, je devine la volupté que tu éprouve. Honneur à cette dinde qui a le privilège d’être cuisinée par toi avec tant d’amour.

  3. Cette chère dinde s’est d’abord fait remplir de farce, elle a donc (jeu de mots pénible à l’horizon) pu aborder avec humour l’épreuve de trois heures au four. Elle a ensuite été découpée avec tous les honneurs dus à son rang et ensuite dépecée… Ses os sont allés joindre de l’eau puisée à la rivière Red Deer, donc écoulée des Rocheuses, pour se transformer en savoureux bouillon… qu’il ne me reste plus qu’à filtrer et clarifier.

  4. Doréus, avoue que tu as pour but de tous nous faire baver sur nos claviers avec les superbes photos de tes recettes.

    Ma petite fille adore ton blog, elle l’appelle « cuisine ».

  5. Je…. décline toute responsabilité pour les dommages causés aux claviers par la salive des internautes!

    Clin d’oeil à Léandra en passant. Que pense-t-elle lorsque je parle d’autre chose que de bouffe?

  6. Ton blogue… tu veux dire cet espace sur fond bleu pacifiant où on déconne en choeur en trois langues? Cet espace sans lequel on ne se serait jamais connus? Tiens, qu’en pense Léandra, justement…

  7. J’avoue humblement que je ne dis pas tout à Léandra.
    Elle découvrira peut-être en grandissant les subtilités de chacun de ces espaces.

    De ton blog, Momo, Léandra adore les dessins. Les friendly microscopic entities sont ses préférés, mais elle aime aussi les autres, il faut dire que Léandra est une passionnée de lune.

    Elle ne parvient pas plus à prononcer Doréus que son propre prénom, par contre, elle dit Momo avec une grande facilité et reconnait nos avatars, si bien que Doréus est surnommé « oeil » mais elle sait tout de suite sur quel blog je suis et ne se trompe pas. On tient là une sacrée relève car elle a un bon sens de l’humour.

  8. Il me semble raisonnable, au moins pour la dinde de Doréus, si ce n’est pour son propriétaire et cuisinier, de nous contenter pour ce soir de ces quelques échanges aimables.

    Chacun de nous étant persuadé de la supériorité de l’autre, il s’en suivrait, si nous poursuivions cette conversation, une escalade des mots qui nous mènerait (bien tard) sur les podiums de la gloire de la blogosphère.

    Notre modestie nous l’interdisant, je suggère que nous admirions pour ce soir notre propre nombril, à défaut d’avoir celui de l’autre sous les yeux.

    Je n’ajouterai qu’un mot, merci.

  9. Oooh that looks good. I apologise – my written French is lousy but I can understand your blog :O) I will add this recipe for my « things to try in the next month » list.

    tig

  10. TIG, don’t hesitate to leave your comments in English; no problem there. Welcome to this wonderful world of cold weather and comfort food. Oh! And that recipe was a spur-of-the moment thing, using whatever was available at the moment. A little bit like soup… but more hearty.

  11. Oui, Momo, si tu veux comprendre, va voir sur son site… Nous ne sommes pas de la même école de jardinage, lui et moi.

  12. Brimstone & Treacle en français: du soufre (un mot souvent utilisé pour signifier l’enfer) et de la mélasse. Il faudrait lui demander ce qu’il veut dire. Je ne suis pas certain si son nom veut dire qu’il s’oppose au jardinage organique ou s’il en a contre la «mode» qui entoure le mouvement organique. Sur son blogue, tout en étant gai, il dit s’opposer aux mouvements pour les droits humains; par là, je pense qu’il veut dire les exagérations des activistes, mais je n’en suis pas certain. Je ne le lui ai jamais demandé.

  13. « Inorganic » because I am a scientist working on inorganic sulfur compounds (i.e. sulfur compounds which do not contain carbon) and so « inorganic gardener » is a pun on « organic gardener ». I don’t like organic food out of principal (it costs so much more to buy yet usually costs less to produce as no pesticides etc need to be purchased) and people seem to think it’s « better » for some reason. Strange.

    « Brimstone » = sulfur, « treacle » = molasses. A mixture of « brimstone and treacle » was a medicine given to children in the 1800s – it didn’t do very much apart from tasting disgusting. I called by blog that because I work on sulfur and often cook (sometimes with treacle).

    tig

  14. I see. I thought it might have to do with inorganic chemistry… as a good friend of mine is an inorganic chemist (I’m not sure what his research interest is).

    As far as organic gardening is concerned, you may be misled as to its costs… It often turns out to be more costly than chemically-enhanced agriculture because of things like economies of scale (and distribution networks) and the fact that organic agriculture tends to be more labour-intensive. Whether it is better for health or not is debatable, but I do organic gardening more for overall environmental impact in my own backyard. I don’t necessarily go out of the way to buy so-called organic products from grocery stores… because it’s too often more a marketing gimmick than anything else.

    I did not know about that medicine… of the heroic age. Thanks for enlightening us.

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