Vulcan, Alberta

Welcome to Vulcan

Je ne peux pas m’empêcher, en ce jour qui a failli vraiment mettre Vulcan «sur la mappe», de souligner mon passage par cette petite bourgade (environ 600 habitants) du sud de l’Alberta lors de mon voyage à Fort Macleod au début d’avril. C’était le voyage préparatoire à l’activité que j’allais animer à la fin du mois pendant le festival Cinémagine. Il faisait beau, j’étais aller passer la journée à Lethbridge (j’y reviendrai) et j’ai décidé de revenir «par les petites routes» plutôt que d’aller reprendre l’autoroute. Détour, donc à partir de l’autoroute 3 à l’échangeur de Millet, puis plein nord vers Vulcan par la route 23.

Lethbridge à Calgary en passant par Vulcan

C’est tellement perdu au milieu des terres que, n’était-ce des élévateurs qu’on aperçoit de très très loin, on pourrait manquer le village. Cependant, l’endroit a son dynamisme et le petit village nommé d’après le dieu du feu a décidé de prendre sa propre promotion en mains dans les années 1990. Profitant de la popularité de la série Star Trek et du fait qu’une des «races» extraterrestres de cette série est celle des Vulcains, la ville a décidé de se rendre visible en s’associant à la série. On a donc érigé, comme dans d’autres localités des Plaines, un objet géant (certains se rappelleront de Donalda et de sa lampe, visitée l’été dernier, ou de l’œuf géant de Vegreville). Cet objet, c’est une réplique d’un des vaisseaux de la série Star Trek et il se dresse juste à côté d’un centre d’information aux visiteurs qui suit la même thématique de science fiction.

Enterprise Vulcan

Spécifications du vaisseau sur le pilier. Cliquez pour agrandir.
Spécifications du vaisseau sur le pilier. Cliquez pour agrandir.

Le centre d’information touristique n’a peut-être pas de références architecturales directes à la série créée par Gene Roddenberry, mais il n’est certes pas de ce monde non plus.

Centre infotouriste Vulcan

Tout à côté, on trouve cette pierre qui porte un hommage au créateur de la série.

Hommage Roddenberry

C’est là que, mercredi dernier a eu lieu un tirage pour permettre à 110 personnes chanceuses d’aller assister à l’avant-première du nouveau film de la série Star Trek à Calgary hier soir. C’est que, depuis l’an dernier, Vulcan tentait d’obtenir que le lancement de ce film se tienne dans le village. Le hic, parce qu’il y en a un, c’est que le village n’a pas de salle de cinéma! Pas de ciné-parc non plus. Vous direz comme moi (et comme Leonard Nimoy, l’interprète original de Spock, qui appuyait les efforts du village) que «quand on veut, on peut», mais le distributeur du film n’a rien voulu entendre. Seule concession: une délégation de Vulcains allait être dépêchée à un cinéma de Calgary pour assister à cette avant-première. Il faut croire que la consolation a suffi aux habitants du petit village qui ont fait de Star Trek leur «mascotte», si on veut.

Affiche

Kitsch? Oh que si! Mais les Vulcains albertains on le sens de l’humour (et la plupart des trekkers aussi)… à preuve cette autre plaque sur le pilier qui supporte le vaisseau, à l’opposé de la plaque dont la photo ouvrait cet article:

Kliingon

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20 commentaires sur “Vulcan, Alberta

  1. Ils auraient bien pu construire un écran temporaire en kekpar… Comme ça ils auraient pu projeter le film en primeur à Vulcan, à défaut de le projeter « sur » Vulcan…

  2. Il me semble. Ce ne sont en effet pas les champs qui manquent dans les alentours… Mais le temps est plutôt pluvieux ces jours derniers dans ce coin-là de la province. Quant au «sur», j’avoue que je ne comprends vraiment pas les Français quant à cet usage moi non plus… Si quelqu’un peut m’expliquer, j’apprécierais.

  3. pas sur d’avoir compris la question ?  » sur  » en Gaule , ça peut étre , soit  » towards , upon,  » ou  » at  » selon l’idée qu’on veut exprimer . Je vais sur Internet , Je publie sur (ou dans ! ) tel journal, je projette mes fantasmes ! sur mon blog , etc..etc… Cousine va nous pondre un commentaire éclairé sur son ordinateur libertaire ….

  4. Et…… HOP ! mon identité est SUR ton blog ! No Problem , je suis pas…mais pas du tout….paranoiaque…. et je me sens totalement libre dans mon pays . ON n’est pas tous de cet avis ….normal ! ON est des Gaulois . Les Gauloises sont plus virulentes .

  5. Patton, j’ai réglé le problème d’identité. Quant à «sur», c’est dans l’expression, «je vis sur Paris» que j’entends assez souvent de votre côté de l’Atlantique… Là, j’avoue ne pas comprendre comment on peut vivre ou aller «sur» une ville.

  6. Ah oui , Doreus , je comprend mieux . Mais comme toi ,cette expression me choque , à moins que ce ne soit des pigeons qui te disent celà ! 😀

  7. Je continue d’apparaitre sous mon identité légale . ca ne me dérange pas , mais j’aime bien mon pseudo , qui colle bien au personnage de soudard que j’affectionne …. Sous mon vrai nom , je crains d’apparaitre sensible et bien élevé…tout ce que je redoute ! !

  8. ! ! ! nenni….je parlais de Richard …:-) …. un de mes amis ( expat en Israél ) qui nous lit , mais ne publie pas m’écrivait en privé :  » Pauvre Cousine , anarchiste et réveuse face à une « Barbouze » comme toi ?  » Barbouze ? moi ? je suis glabre ! ! C’est pas juste….! ! !

  9. Je vous rassure tous, je ne me sens ni diminuée, ni à plaindre.

    Je vis ou je travaille « sur Rouen » est assurément plus sérieux que dire je vis « à Rouen ».
    Je me demande, sans certitude, si ce n’est pas une façon de dire qu’on y est sans y être, car enfin, « sur Rouen », c’est plus « vers Rouen » que véritablement « à Rouen » qui est tout de même plus précis.
    En fait, « sur Rouen », ce peut être Barentin, Saint Etienne du Rouvray, Sotteville les Rouen, ainsi que toutes les communes de l’agglomération Rouennaise.

    Je ne vois que cette explication, à moins que ce soit l’invention d’un ego surdimensionné qui imaginait couvrir de sa présence toute la ville visée, et là ça relève plus de la psychanalyse que de la linguistique.

  10. Quand je disais « sur » Vulcain, je voulais quelque part « à la » surface de la dite planète. Comme dans l’expression « la sonde de la NASA Pioneer X (X étant ici un chiffre romain) s’est posé « sur » la planète Mars »…

  11. Boris, posé sur la planète Mars ne se dit-il pas « amarsuni » ?
    Posé sur la Lune se dit bien Aluni.

    En tous cas, je serais bien curieuse de savoir ce quer les archéologues du futur, d’ici 4 ou 5 000 ans vont déduire s’ils trouvent ces objets à Vulcan en faisant des fouilles.

  12. Enfin non, plutôt « Amarsi ».
    Et ensuite on avénusira ou on aplutonira…

  13. Chère KRN, il me semble avoir lu quelque part que « se poser sur Mars » se disait « atterrir » et non « amarsir »… On pourrait penser que la logique est que qu’un objet se pose sur la « terre » (avec un petit t) du sol martien. Ou bien que l’on atterrit sur une Planète et que l’on alunit sur un Satellite. Mais tu remarqueras que j’ai fait attention d’utiliser l’expression « s’est posé sur »…

    Pour ce qui est des archéologues, comme les humains du 21e siècle sont plus conscients de leur place dans l’histoire (que ceux d’il y a 5 000 ans), il est fort possible que les sus-mentionnés archéologues aient des références écrites plus détaillées que nous en avons sur les communautés humaines d’il y a 5 000 ans. Il ne faut pas oublier que depuis au moins le début du 19e siècle, (Doréus pourrait être plus précis que moi la dessus), certaines institutions ont été créées dans le but précis de « conservation et de mémoire »(Musées, archives et dépot légal des publications), ce que nos ancêtres des temps proto-historiques n’avaient pas. Je serais curieux de savoir si des études historiques ont déjà été fait sur l’évolution de la perception du temps, ce que les historiens appellent le « temps court » et le « temps long »

  14. Bien sur, Boris, amarsir n’était qu’un clin d’oeil à la curieuse tendance qu’ont les gens à inventer des mots pour n’importe quelle occasion. Je trouvais déjà alunir discutable.

    Maintenant, tout retournant un jour à la poussière, les nombreux documents conservés ça et là, même préservés le mieux possible ne pourront que suivre le mouvement général de lent vieillissement du monde si aucun accident ne vient accélérer leur destruction, car leurs supports ne sont pas immuables.

    Je prends pour exemple les profonds changements opérés par la première guerre mondiale dans le paysage du Santerre, où rien n’a subsisté de certains villages, rayant même de la carte des cours d’eaux, certes modestes, mais ayant joué un rôle dans l’implantation des hommes à ces endroits.
    Les archives en ont été réduites à néant, même pour ce qui est des registres de l’état civil, pour lesquels une tentative de reconstitution a été faite à partir de la mémoire des survivants, parce qu’il n’y avait plus aucune trace de l’existence antérieure de ces villages.

    Un conflit armé dans les 5 000 ans qui viennent est une chose envisageable aussi, même si ce n’est pas souhaitable. La folie des hommes ayant créé des armes capable de détruire plusieurs fois la planète, qu’adviendra t’il de tous les documents auxquels tu fais référence ?

  15. KRN, avec les nouveaux médias électroniques/numérique, je pense qu’une certaine pérénité est de plus en plus envisageable. Il n’est qu’à penser aux immenses archives de l’Église de Jésus des Saints des derniers jours (Les Mormons) enfouis profondément dans les montagnes de l’Utah, aux États-Unis, et qui sont en voie d’être complètement numérisées. Ce qui tient aujourd’hui sur des kilomètres de rayonnage tiendra demain sur quelques disques durs, facilement duplicables et transcodables à mesure que de nouvelles façons de conserver ce genre de données. Un peu partout dans le monde de telles initiatives sont en cours. J’ose espérer que le temps joueras en notre faveur… Et si la folie humaine faisait que la terre soit un jour détruite comme tu l’évoques, eh! bien peut-être ne méritons tout simplement pas de place dans la mémoire de l’univers… (si j’osais, je dirais que cette folie est bien celle des hommes, avec un très petit « h », car je ne pense pas que les femmes soient assez folles pour détruire ce qui a pris tant de temps et d’effort à bâtir… mais ce serait friser l’éditorial…)

  16. Ah! Le débat qui s’est lancé pendant que j’étais absent… Fascinant.

    J’aime bien amarsir ou avénusir, personnellement… Ça a un certain charme.

    Quant à «sur» pour une ville (désolé Boris si j’ai profité de ma propre malcompréhension de ton intervention pour soulever un fait linguistique qui m’agace), j’avoue n’être toujours pas satisfait…

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