J’en parlais justement il y a quelques jours…

Photo tirée du site officiel d'Arthur Erickson
Photo tirée du site officiel d'Arthur Erickson

Arthur Erickson, l’architecte du bâtiment principal de l’Université de Lethbridge dont je parlais récemment, vient de décéder. Nous avons à Red Deer une de ses œuvres mineures (et moins réussies): le Centre des Arts du collège. Néanmoins, il s’agit d’un des luminaires de l’architecture canadienne qui s’éteint.

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14 commentaires sur « J’en parlais justement il y a quelques jours… »

  1. Arthur Erickson n’a pas conçu que des bâtiments de prestige, mais aussi des maisons individuelles résolument tournées vers la continuité avec l’espace extérieur et l’habitabilité. Un exemple ici.

    Rendons lui hommage car il y a peu d’hommes qui savent allier l’esthétique et le bien-être avec la technologie et qui imposent leurs idées face au tout-béton qu’on fait entrer dans des budgets de plus en plus étriqués.

  2. Krn et Doreus : Avez vous des photos de ce qu’il a fait en maisons individuelles ? J’aimerai en voir si c’est possible . çà m’intéresse l’esthétique des maisons .

  3. Patton, pour satisfaire à ta demande, il faudrait que je fasse un peu de recherche… qui est à ta portée sur le ouèbe. J’ignore si KRN a des références particulières, mais cette maison est effectivement fort intéressante.

  4. Il y a assez peu d’images de maisons conçues par Erickson, parce qu’elles sont des résidences privées et que leurs propriétaires n’ont pas forcément envie que n’importe qui entre dans leur intimité, néanmoins, on peut en voir l’essentiel sur le site officiel d’Arthur Erickson.
    La démarche est un peu celle de Le Corbusier, mais dans un style moins » démocratique ».

  5. En fait, Doréus, j’ai aussi cherché dans la documentation que je pouvais avoir chez moi, mais il n’y a pas plus.

    ça donne quand même une idée. En cherchant un peu, on trouve la philisophie qui domine toute l’oeuvre de Arthur Erickson, s’intégrer sans bousculer la nature.

    Un bel exemple à suivre.

  6. Oui. Justement, c’est ce qui me plaît chez lui. Et dans les années soixante (quand il a commencé sa carrière), ce n’était pas commun… Aujourd’hui, il y a davantage d’architectes soucieux de l’intégration à l’environnement, mais on pourrait en avoir davantage.

  7. Dans un tout autre style, passablement décrié, mais avec la même idée, on trouvait aussi Friedensreich Hundertwasser

    Il voulait mettre des morceaux de forêt dans les rues, sur les balcons et les terrasses et planter un arbre sur chaque tombe dans les cimetières. Certains ont crié « au fou », mais je crois que c’est aussi son mode de vie marginal affiché qui dérangeait. Il était pourtant tout aussi compétent qu’un autre.

    Arthur Erickson a réussi dans son entreprise parce qu’il a commencé comme les autres et a émergé parmi eux, il n’est pas venu bousculer les idées reçues de l’extérieur mais a proposé des détails avant de construire plus audacieux.

  8. Merci pour l’info… ça mérite d’être connu.

    Évidemment, Erickson est resté beaucoup plus conservateur dans les formes, ce qui lui a permis de remplir plusieurs contrats gouvernementaux. Il fut particulièrement aimé d’un certain premier ministre canadien qui gouvernait durant les années 1970.

  9. Une maison largement vitrée sur un patio avec un grand bassin de plantes aquatiques ( sans oublier les grenouilles) , cest mon idéal ! Mais ça nécessite un beau terrain autour. De préférence sur une hauteur . Ahhh …..

  10. Evidemment, il faut commencer par le terrain. Mais en restauration sur la base d’une grange ou d’une longère, ça peut être top aussi.

    Le voisinage de la pierre avec le verre donne des constructions agréables à vivre et néanmoins rassurantes. Les architectes conservateurs des monuments historiques acceptent plus facilement de délivrer les fameux « permis » si on met l’accent sur ce qui reste de l’ancienne construction et le verre permet de concilier les exigences du confort moderne avec la nature environnante.

    Que du bonheur.

  11. Le rêve de Patton pourrait être le mien si je vivais sur ce qu’on appelle ici un «acreage», c’est-à-dire un vaste terrain en zone rurale. Évidemment, l’étang extérieur serait inutilisé six à huit mois de l’année… mais il pourrait toujours servir de patinoire aux grenouilles.

    Et pour suivre le commentaire de KRN, j’aurais aussi tendance à bâtir avec des matériaux récupérés du milieu. Il y a plein de granges abandonnées dont le bois est encore bon même s’il est devenu d’un beau gris avec les ans…

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