Je trouve! (et donc je cherche encore plus)

Alberta School for the Deaf

Hier, comme prévu, j’ai passé la plus grande partie de la journée aux archives provinciales, enfoui dans les inventaires et documents concernant l’éducation des personnes sourdes en Alberta. Entré dans la salle de lecture vers 10 h 30, j’en suis ressorti, un peu hagard je l’avoue, à la fermeture à 16 h 30, la tête remplie d’idées et l’ordinateur rempli de notes. J’en suis au début d’un processus de recherche qui pourrait être assez long; car je dois d’abord dépouiller les divers instruments de recherche disponibles (qui ne sont pas, pour la plupart, informatisés et qui requièrent beaucoup de références croisées) tout en commençant à commander des boîtes de documents que je dépouille assez systématiquement. Je commence à me faire une tête concernant ce que je peux trouver et j’ai une vague idée de la direction que va prendre ce projet.

L’éducation des personnes sourdes en Alberta ne ressemble pas beaucoup à ce que j’ai déjà étudié au Québec, parce qu’il y a plus d’un siècle de distance entre la fondation de la première école pour les sourds à Montréal (1848) et celle d’Edmonton, qui a ouvert ses portes en 1955. Le cadre culturel est fort différent, même si on pourrait, je pense, dresser certains parallèles entre l’ouverture de cette école de l’Ouest canadien et celle de Charlesbourg en 1960. J’y reviendrai à mesure que les choses se clarifient. L’école pour les sourds d’Edmonton existe toujours (contrairement à la situation qui existe au Québec) et la philosophie quant à l’approche de la surdité est fort différente en Alberta de celle qui existe présentement au Québec.

L’édifice construit en 1955 existe toujours, sans grands changements apparents; une architecture institutionnelle comme il s’en faisait tant dans les années cinquante, à la «fine pointe du progrès», mais qui a été fortement critiqué dès les années 1960, alors qu’il ne répondait plus aux philosophies éducatives qui évoluaient vers un vécu moins institutionnel et davantage «intégrateur». Il faudra que j’aille y faire un tour; cependant, lorsque j’ai pris la photo ci-haut (après ma journée aux archives et avant d’aller souper) il était 17 heures et j’ai pensé que personne — si tant était qu’il y avait du personnel sur place — n’apprécierait un visiteur inquisiteur à pareille heure un vendredi.

Soit dit en passant, il neige présentement à Calgary. Je n’aurais peut-être pas dû montrer la photo des Archives que j’ai affichée hier, quoique Edmonton semble épargnée par la blancheur (tout comme Red Deer, d’ailleurs): c’est le sud de la province qui écope.

Et sur le plan historique, c’est aujourd’hui le 65e anniversaire du débarquement allié en Normandie. Ça vaut quand même la peine d’être souligné. Justement, cette semaine, il faut que je me rende à Calgary pour une réunion d’information à propos d’un voyage organisé l’année prochaine pour souligner le 65e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

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