Problème technique…

Camion à RDC

Comme tous les jeudis, je me suis rendu au collège autour de midi pour terminer la préparation de mon cours et tenir mon heure de disponibilité au bureau. Je verrouillais ma bicyclette quand des employées qui étaient à leur pause-cigarette près du support à vélos m’ont annoncé qu’il n’y avait pas d’électricité…

Mon bureau n’a pas de fenêtre.

Et j’avais encore pas mal de travail à faire à l’ordinateur.

Je me suis rendu à la bibliothèque dans l’espoir d’y trouver un endroit où travailler (car il y a là d’abondantes fenêtres) mais j’y ai plutôt croisé une collègue qui avait dû déplacer son cours (car, comme moi, elle enseigne dans une classe sans fenêtres). Il n’y avait pas de ventilation non plus… si bien que les endroits fenestrés devenaient rapidement un four (il faisait un soleil radieux aujourd’hui).

Je retournais vers mon bureau quand j’ai croisé le président du collège qui était justement en mission de reconnaissance. La cause de la panne était connue: une rétrocaveuse avait sectionné le cable d’alimentation principal du collège, entraînant la fermeture automatique de tous les circuits pour éviter les surcharges sectorielles. Cependant, pas plus que moi, il ne savait quoi faire.

La panne a finalement duré près de trois heures; l’électricité est revenue au moment où je retournais à mon bureau pour y chercher mes affaires et me préparer à me tenir devant la porte de la classe pour annoncer aux étudiants que le cours était annulé et qu’ils avaient donc un délai supplémentaire pour rendre leur travail de session, s’ils le désiraient. C’est tout de même ce qui s’est produit, car plusieurs étudiants avaient aussi été affectés par la panne, interrompus dans leur travail par l’arrêt de l’alimentation électrique.

Disons que ce petit dérangement (qui m’a donné trois heures supplémentaires pour corriger les travaux que la plupart m’ont quand même remis, et ce dans le confort de mon jardin) a permis de démontrer quelques failles de notre système d’urgence au collège…

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6 commentaires sur « Problème technique… »

  1. La trop grande dépendance à des systèmes technique sophistiqués nous plonge sans préparation préalable dans des conditions médiévales d’existence.

    Heureusement, c’est souvent extrêmement limité dans le temps !

  2. Et quand ça se prolonge, l’humanité se retrouve souvent, moralement, à l’état de néanderthalien… On ne sait plus comment faire les choses les plus simples sans électricité… On a qu’a se rappeler la grande peur du Bogue de l’an 2000… On nous avait presque prédit l’apocalypse… qui bien sûr, ne s’est pas produit, ou si peu… un peut comme dans le cas des Grandes Peurs médiévales

  3. Passons nous donc de l’électricité . Engageons des scribes et des copistes , avec des plumes d’oies . Pardon ? non ? pas les oies ? c’est une espéce protégée ? Ah bon … Vive l’obscurantisme ! A bas Internet ! Internons les Internautes .

  4. Ah! N’allez pas croire que je conspue la fée électricité. Au contraire. Sans elle, bien des aspects de ma vie seraient… disons plus difficiles. Cependant, j’ai été un peu contrarié dans mon oeuvre éducative hier.

    Et il paraît que ce n’est pas le travail à l’entrée qui a causé la défectuosité; une boîte électrique dans la partie neuve (qui sera inaugurée jeudi prochain) a disjoncté… nous plongeant dans le noir. De plus, les génératrices d’urgence ne se sont pas mises en marche, ce qui force l’équipe des services d’urgence à enquêter… afin qu’une telle situation ne se reproduise plus. Ça aurait pu être pire: le collège aurait pu être plein et il aurait pu faire -45° dehors.

  5. Quand je songe au fait qu’il existe des systèmes d’isolation contre le froid et contre la chaleur qui sont complètement écologiques, tout aussi efficaces, moins dispendieux en énergies et plus sains…

    Cependant, je suis enclin à penser que la condition même de l’homo économicus est précisément de dépendre de conforts de plus en plus inutiles et sophistiqués.

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