Visite aux archives

Portique archives

J’ai demandé la permission aux gentilles préposées… et elles m’ont permis, après que tout le monde fut parti, de prendre quelques photos hier après-midi, avant de quitter. Je vous fais donc entrer en ce lieu qui me voit passer mes vendredis depuis quelques semaines.

Accueil archives

L’édifice actuel des Archives provinciales est tout récent (inauguré en 2003). On y a déménagé des collections qui, depuis les années soixante, se trouvaient dans une aile du musée provincial. Auparavant, l’édifice de la Législature hébergeait les collections archivistiques. Conséquence de la construction récente du bâtiment: il constitue l’un des plus agréables et accueillants que j’aie eu à visiter. L’espace d’accueil remplit fort bien sa fonction et le personnel est affable. La «boutique» vend autant des produits archivistiques (comme des boîtes de conservation ou des gants) que des souvenirs et livres à caractère historique. À droite de la boutique se trouvent des casiers où on doit laisser tout ce qui est interdit dans la salle de consultation (téléphones cellulaires, appareils photo et les autres bidules habituels, incluant tout survêtement, sac ou porte-documents). On trouve également un espace d’exposition et un coin-repas (pourvu que l’on apporte son lunch) dans l’entrée. La porte que l’on voit à gauche sur la photo donne accès à la salle de consultation, pourvu que l’on ait obtenu le laisser-passer nécessaire.

Salle de consultation

La salle de consultation elle-même est vaste, aérée, emplie de lumière naturelle et on y trouve la plupart des outils de recherche nécessaires, dont ceci:

Fichier

Bien des étudiants à qui j’enseigne ne sauraient que faire de cet ensemble de tiroirs… qui contient pourtant l’information essentielle à la recherche. C’est un peu, j’avoue, archaïque comme système, mais j’y ai le nez depuis trois semaines et ce n’est pas déplaisant. On y trouve des choses surprenantes qu’une recherche informatique ne permet pas toujours d’identifier par références croisées. Comme dans tout dépôt d’archives, se retrouver dans les numéros de fonds, les numéros d’acquisition et les numéros de références demande quelques jours d’acclimatation, mais on finit par s’y faire. De plus, encore une fois comme tout bon dépôt d’archives, on trouve divers système de classement correspondant à différentes périodes, d’où le besoin de consulter plusieurs sources d’information. C’est parfois un peu long, mais ça nous force à interagir avec les archivistes, ce qui n’est pas désagréable.

Table de travail

Voici une des merveilleuses tables mises à la disposition des chercheurs. Elles sont spécialement conçues pour le travail en archives, avec une «marche» pour déposer les boîtes de dossiers. De plus, elles sont suffisamment grandes pour qu’on y dépose confortablement ordinateur, documents, notes et autres bidules essentiels au travail. La prise réseau n’est pas fonctionnelle… ça permet d’éviter les distractions. Des ordinateurs réservés (que l’on voit à l’arrière-plan) permettent d’accéder au catalogue informatique qui donne accès aux collections acquises plus récemment, et à des ressources internet, pourvu qu’elles ne soient pas sur un site sécurisé (comme c’est le cas pour les comptes de courriel). On va aux archives pour se plonger dans les archives.

Contrairement aux Archives Nationales du Canada (pardon:  elles s’appellent maintenant «Bibliothèque et Archives Canada») on ne nous fait pas geler dans la salle de lecture! Et contrairement à la plupart des dépôts d’archives privés, on a pensé aux chercheurs autant qu’aux besoins de conservation des documents.

Seul petit problème d’ergonomie ici: malgré les chaises ajustables (très confortables au demeurant) on ne se trouve pas à la bonne hauteur pour taper confortablement pendant de longues périodes, ce qui peut être le cas lorsqu’on recopie un document. Oui, on peut commander des photocopies, mais à 35 cents la page, on y pense à deux fois.

Seule ombre au tableau: l’endroit n’est pas toujours silencieux… mais on nous permet d’écouter de la musique avec des écouteurs: j’ai donc branché les miens à l’ordinateur et j’ai oublié la visite guidée qui venait de troubler ma tranquillité.

Et hier, j’ai commencé à faire de véritables trouvailles. Mon projet commence à prendre forme.

Note amusante: un(e) des employé(e)s possède une voiture identique à Bernadette sauf pour la transmission (elle est automatique). Ça fait tout drôle de voir sa «jumelle» chaque fois que je me rends aux archives.

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8 commentaires sur « Visite aux archives »

  1. Qu’est-ce qui est écrit sur la fris de la rotonde de la salle de consultation ?

    « National assets archives are the most precio…… » ?

  2. Wow, I am in love with the consultation tables, which allow you to sit the boxes at a comfortable level. Would that other archives had such creations. I think the space is lovely, and while I thought the old one quaint, this new one is quite amazing.

  3. Merci, David, c’est exactement ça. Doughty fut l’âme des archives nationales (appelées alors archives du Dominion) et une inspiration pour plusieurs.

    Indeed, Dr. G. It’s one of the best archives at which to work.

  4. Eh oui! Les VW Golf d’autres couleurs sont assez communes… cependant, celles de mon année-modèle en jaune (que je préfère «soleil») sont assez rares.

  5. Les VW dorées . ! Doreus , tu DOIS garder ta Bernadette toujours propre ! Ce type de couleur ne supporte pas la boue ni la poussiére , scrogneugneu !

  6. Ce n’est pas tant la boue ou la poussière que la collection entomologique que je récolte à chaque fois que je me rends dans une autre ville… Tu t’offres pour la bichonner à chaque sortie?

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