Girouxville perdra son train

Train CNPhoto: Le Franco

Dans sa livraison de la semaine dernière, le Franco affichait cette photo et titrait «Quand le train ne passe plus». Depuis quelques semaines, en effet, le village de Girouxville, dans le nord de la province, défraie la manchette car le Canadien National a décidé d’abandonner le tronçon de voie ferrée qui y mène, alléguant qu’il coûterait trop cher de réparer la voie. Girouxville constitue présentement un important centre de transbordement de grain (3000 camions y viennent chaque année). Les opérateurs d’élévateurs se voient forcés de déménager, sans autre compensation du CN qu’une aide pour trouver un nouvel emplacement à Fahler, là où la voie ferrée arrêtera à partir du 3 août prochain. Nul besoin de dire que la décision corporative du CN a des conséquences qui s’étendent à toute la communauté de Girouxville, laquelle pourrait connaître le sort de tant de petits centres ruraux des Prairies condamnés par l’enlèvement des rails depuis une vingtaine d’années.

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3 commentaires sur « Girouxville perdra son train »

  1. Vous démontez les lignes de chemin de fer, nous en on construit — surtout pour le transport de fret, c’est quand même plus écolo que les camions…
    L’écologie au Canada : l’arlésienne ?

  2. Bien que je ne comprenne pas la référence Daudetienne, ici, au Canada, L’écologie, si ça ne rapporte pas dans les 72 premières heures (et encore, je suis généreux), ça ne prend pas…

  3. Deef, ici, les chemins de fer sont l’ennemi… car ils représentent l’«ancienne» économie, celle qui requiert des investissements qui ne rapportent qu’à long terme… ce à quoi les actionnaires actuels, qui veulent du profit rapide, sont bien allergiques.

    Ce serait bien plus écologique en effet, même si nos locomotives fonctionnent au diésel.

    Boris, effectivement.

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