Début d’escapade sud-albertaine

Canola près de Medicine Hat

Récemment, Mini me demandait où trouver des champs de canola à photographier… près d’Edmonton. Celui-là se trouve un peu loin (à l’est de Bow Island, le long de la route 3) mais à tout le moins il indique que la saison de la floraison commence. Bientôt, une grande partie de l’Alberta tombera sous le charme jaune…

Je vous fais gré pour le moment du détail de mes excursions… je fais le plein de photos et d’images mentales. Juste une liste, toutefois: J’ai couvert un maigre 360 km aujourd’hui (selon mon odomètre au moment de refaire le plein ce soir), mais j’ai pu admirer certains des plus beaux paysages que la province a à offrir, dans une diversité d’écosystèmes allant de la prairie à la forêt de pins. Hier, j’ai visité le jardin japonais de Lethbridge, puis le fort Whoop-Up avant de prendre la route vers l’est pour me rendre dans les Cypress Hills, qui se trouvent à la frontière de l’Alberta et de la Saskatchewan (et à une cinquantaine de km au nord de la frontière avec les États-Unis). Ensuite, je suis revenu vers Medicine Hat, où je me trouve au moment d’écrire la présente.

Itinéraire 30 juin 2009

Cliquez sur la photo pour agrandir ou cliquez ici pour le lien vers Google Maps qui permet de naviger la carte et de zoomer.

Et voici un exemple de ce que m’a permis de voir ma petite excursion dans les collines aux cyprès (où cet arbre est absent, soit dit en passant; ce serait le résultat d’une méprise des explorateurs européens… un peu comme la méprise sur le cervidé qui a donné son nom à la ville où j’habite).

Lac Elkwater

Il ne me reste plus qu’à me procurer une tente et l’équipement nécessaire… je sens que je commence à attrapper la piqûre du camping, mais pas en caravanne… Dans de tels lieux, où on peut être en paix et non entassés les uns sur les autres, ça donne le goût de s’y adonner.

Soit dit en passant, ce soir, j’ai largement défoncé le budget prévu pour le souper, mais ça valait la peine. En parcourant le centre-ville à des fins photographiques (et sans grand espoir fondé d’y trouver une table ouverte) je suis tombé par hasard sur le bistrot De Vine. J’y ai dégusté une terrine de feta au chèvre accompagnée de poivrons et champignons portobello grillés à se rouler par terre, suivie d’un filet de cerf du même acabit. Une crème brûlée délicieuse (et fraîche!) a couronné le tout. Seule ombre au tableau: pas de machine expresso, donc j’ai dû me contenter d’un café filtre. La sélection de vins au verre était aussi très restreinte, mais bon, je ne peux pas me farcir toute une bouteille seul!  Je recommande chaudement l’endroit,surtout l’été, car on y mange en terrasse sans être pour autant sur le trottoir comme c’est trop souvent le cas.

Je suis très satisfait du début de mes vacances. En cette journée de la Fête du Canada, j’ai une ou deux visites à faire à Medicine Hat avant de prendre le chemin de Cardston et peut-être un coucher à Waterton (je retraverse la province en sens inverse).

Bonne Fête du Canada à tous!

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13 commentaires sur « Début d’escapade sud-albertaine »

  1. La photo de la colline aux non-cyprès me fait penser à certain paysage de ton coin de pays, Lanaudière, c’est peut-être pour ça que tu les trouve si beaux….

  2. Effectivement. J’y pensais d’ailleurs en me promenant (à pied) dans la forêt. Les sous-bois contenaient une végétation fort semblable à celle qu’on retrouve dans les Laurentides ou encore sur le mont Rigaud.

  3. Personnellement, la visite du jardin japonais de Lethbridge m’aurait suffit pour la journée.

    C’est enchanteur. Il aurait fallu me porter à l’extérieur à l’heure de la fermeture.

  4. Le jardin japonais de Lethbridge (dont je reparlerai) est fort modeste… J’en ai cependant goûté la tranquillité et j’ai même pris le temps d’y méditer un peu. Cependant, ceux qui me connaissent savent que j’ai la bougeotte en voyage… comme peuvent en attester les kilomètres qui s’ajoutent au compteur. C’est en effet petit, 350 km en une journée… Hier et aujourd’hui, j’ai ajouté un autre 950 km, sans compter ceux que j’ai marchés…

  5. Je dois dire que j’ai surtout pensé à l’aspect économique d’un tel voyage.

    Je dois actuellement compter chaque euro pour un projet de déplacement qui me tient à coeur et que je vais peut-être devoir reporter pour des raisons financières, alors que tu parcours cette distance sans te poser cette question.

    Certainement que les conditions ne sont pas les mêmes et l’énergie semble moins couteuse en Alberta qu’en France.

    Ceci dit, 950 km me semble être la limite de ce qu’on peut parcourir en un seul jour, à cause du temps, qui lui, est le même pour tous.

    En tout cas de bien belles images, merci.

  6. Je comprends. En fait, les 950 km, c’est sur deux jours qu’ils ont été parcourus; environ 350 mercredi et le reste hier, dont 300 simplement sur l’autoroute de Fort Macleod à Red Deer.

    Pour ce qui est du prix de l’essence, elle oscille présentement près d’un dollar le litre en Alberta. Comme Bernadette n’est pas très gourmande, ce n’est effectivement pas une préoccupation trop majeure (sinon au plan environnemental). En essence, ça me coûte présentement environ 10 cents par kilomètre parcouru.

  7. Dieu merci, la mienne n’est pas gourmande non plus, mais vu le prix à la pompe, j’arrive quand même à 0,15 euro/km.

    Mais surtout, il faut ajouter à ça les péages qui représentent bien plus que le prix du carburant . J’ai calculé que me rendre en voiture là où je projette d’aller me coûterait plus cher que le billet de TGV aller et retour pour cette même destination. (c’est en outre, beaucoup plus long)

    Sans compter les risques possibles (probables) de me faire prendre en excès de vitesse par un radar et là, c’est la totale!

    Je me suis récemment fait contrôler à 133 km/h au lieu de 130. ça m’a coûté 65 euro. Heureusement, ce n’était pas ma voiture, sinon j’aurais été obligée de prendre un crédit pour payer l’amende…

  8. Effectivement. Si j’étais en France, je prendrais probablement davantage le TGV; quoique tout dépend de la destination.

    Pour les péages, ça n’existe pratiquement pas par ici. Par contre, les radars photo, eux, existent dans les zones urbaines. Je ne me suis fait «prendre» qu’une fois… à cause d’une signalisation mal foutue à Edmonton. Je suis quand même plus sage qu’autrefois, quand je faisais régulièrement le trajet Montréal-Ottawa à 140 km/h (la limite est 100). Ici, la limite est 110 sur les autoroutes et 100 sur les grandes routes rurales.

  9. Le problème du TGV, c’est que tu vois un beau paysage, et le temps que l’appareil soit ok, tu as pris un autre paysage, ou un poteau, un tunnel… etc.
    Je parle en connaissance de cause. J’ai beaucoup voyagé en train dans ma jeunesse.

  10. Effectivement, ça peut être un inconvénient… Sans compter qu’on voit des choses où on se dit: «ça serait intéressant à voir de plus près» et il n’est pas possible d’arrêter…

  11. Il est même parfois bien difficile de situer l’endroit en question pour y revenir !

    ça m’est arrivé aussi en voiture.
    J’avais photographié une petite fontaine près d’un sentier de grande randonnée en Bretagne.

    Une amie, à qui j’avais montré la photo, m’a demandé de me situer l’endroit pour y aller. Non seulement je n’ai pas pu la situer sur une carte, mais je me suis aperçue qu’il y avait de nombreux endroits qui pouvaient correspondre, et même sur place, j’ai du parcourir plus de 50 km pour la retrouver.

    Cette recherche m’a d’ailleurs permis de voir de merveilleux autres endroits qui m’avaient échappés la première fois et sur lesquels je vais prochainement écrire sur le défouloir.

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