TGV albertain: intérêt renouvelé

Logo gouvernement albertaLe gouvernement albertain a récemment rendu public un vaste rapport concernant le projet d’un lien rapide par rail entre Calgary et Edmonton, qui ferait escale à Red Deer. Ce corridor de transport étant le deuxième en importance au pays, on commence à s’interroger sur les moyens à développer pour éviter l’engorgement à terme de l’autoroute 2. En effet, il n’existe présentement aucune alternative viable au transport routier, soit en automobile ou par l’un des deux services d’autobus (le Lévrier ou la Flèche rouge). La seule autre manière de parcourir le trajet, l’avion, prend presque autant de temps pour effectuer le trajet entre la capitale et la métropole si on tient compte du temps requis par l’enregistrement et l’attente à l’aéroport.

Dans mon précédent article à ce sujet, l’année dernière, je n’entrevoyais pas la possibilité de voir ce projet à jour de mon vivant. Pourtant, il se trouve que le projet suscite maintenant l’intérêt d’investisseurs privés, ce qui pourrait en assurer la réalisation éventuelle. Ce qui semble importer pour l’instant est la sélection d’un corridor le long duquel le chemin de fer serait construit. Il existe déjà une emprise ferroviaire qui parcourt ce trajet, mais elle ne conviendrait pas à des trains de type TGV. Le coût de l’ensemble du projet est, comme il se doit, pharaonique et entouré d’un flou artistique, mais ses retombées promises en valent la peine. Si Red Deer constituait le seul arrêt entre Calgary et Edmonton, on peut croire que les retombées locales seraient à l’avenant. Ce regain d’intérêt pour le projet dans l’actualité devrait renouveler l’espoir du principal promoteur du projet depuis les années 1990. On ne verra pas de trains rouler avant au moins dix ans, mais on peut espérer!

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4 commentaires sur « TGV albertain: intérêt renouvelé »

  1. Après Calgary-Red Deer-Edmonton, on se prend à rêver au corridor Québec-Montréal-Toronto… Mais ce pays qui fut jadis bâti autours des chemin de faire aura-t-il le courage politique de se demander, non pas si on a les moyen de le faire, mais bien si on a les moyens de s’en passer?

  2. TGV à vendre ! Qui veut mon beau TGV ? ! ! Ca nous interresse ce projet . Mais curieusement , pour le « Commercial  » que je fus , je sais que la négociation de ces projets occupe presque la durée d’une carriére . Au XIX éme siécle , ça prenait beaucoup moins de temps , et pourtant en valeur relative , les investissements étaient du méme ordre .

  3. Ce sont effectivement des projets de longue haleine… mais qui valent largement la peine.
    Au dix-neuvième siècle, c’était effectivement plus rapide; je ne parlerai pas de la corruption de l’époque, car je ne sais pas trop à quel point c’est encore comparable. Disons seulement qu’au Canada, plusieurs des «Pères de la Confédération» avaient intérêt à voir le pays s’unifier, si ce n’est que parce qu’ils occupaient des postes influents dans les compagnies ferroviaires.

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