De l’abondance du jardin: pesto!

Pesto

Je n’y peux rien: les plantes choisissent quand elles atteignent leur production maximale, et ce n’est pas toujours lorsqu’on en aurait immédiatement besoin ou au moment où l’on pourrait se prévaloir de leur surabondante production. Ainsi en allait-il de mon basilic il y a quelques jours: une profusion de feuilles à tel point qu’il me fallait absolument faire quelque chose pour les utiliser. Il se trouve que j’avais tout ce qu’il fallait sous la main (les quantités sont données à titre indicatif et représentent davantage des proportions d’ingrédients qu’autre chose; on adapte selon les circonstances et ses goûts):

  • Une quantité invraisemblable de basilic frais (ne garder que les feuilles)
  • 250 ml (1 tasse) de noix de pin
  • 250 ml (1 tasse) de fromage parmesan fraîchement râpé (non, pas la schnoutte que Kraft vend: du vrai parmigiano reggiano)
  • Les trois quarts d’un bulbe d’ail écrasé
  • 250 ml (environ) d’huile d’olive extra-vierge
  • 100 ml (environ, encore) d’huile d’olive «pure» ou d’huile de canola
  • Sel et poivre

Noix de pin rôties

Préchauffer le four à 350° F (175° C) et y faire rôtir les noix de pin une quinzaine de minutes en les retournant à quelques reprises pour en faire ressortir toute la fragrance. Laisser refroidir à l’air (pendant ce temps-là, tiens, on peut se préparer un souper…)

Parmesan râpé

Râper finement une bonne quantité de parmigiano reggiano. Puisqu’on s’est fait des pâtes pour souper, on peut toujours en garder un surplus pour celles-ci…

Basilic, ail et fromage

Bien rincer le basilic (oui, même s’il vient de votre jardin et que comme moi vous n’utilisez pas de pesticides; les insectes, ça existe!) et détacher les feuilles. Les tiges et, s’il y a lieu, les fleurets iront enrichir le compost. Défaire les gousses d’ail et les hacher finement, puis les écraser en purée. Si vous en avez une, c’est le temps de sortir votre râpe à ail Starfrit qui fait le travail vite et bien. Vous n’en avez pas? C’est un bon investissement si comme moi vous utilisez beaucoup d’ail en cuisine.

Il suffit ensuite, au robot culinaire (ou à défaut, comme c’est le cas pour moi, au mélangeur, mais c’est un peu plus délicat) de réduire en pâte les noix de pins refroidies en les pulsant avec un peu d’huile. Il ne faut pas utiliser d’huile d’olive extra-vierge à ce stade, parce qu’elle a tendance à rancir au contact des lames et à cause de la surchauffe qui peut se produire. Ajouter ensuite les feuiles de basilic, la purée d’ail et l’huile (on peut commencer à incorporer l’huile d’olive extra-vierge). Réduire le tout en une purée onctueuse. Verser dans un bol et ajouter le fromage (et de l’huile, si nécessaire). Assaisonner avec une touche de sel et du poivre du moulin. Et voilà! Vous avez un pesto absolument délicieux.

Pesto en moules

Comme je suis célibataire et que ma consommation de pesto est conséquemment réduite et irrégulière, j’ai utilisé un truc dont quelques amis m’avaient déjà fait part: congeler le pesto dans des moules à glaçons, ce qui donne des portions d’environ deux cuillèrées à table dans mon cas (60 ml). Une fois bien pris, on démoule, puis on met les «glaçons» dans un sac pour congélateur afin d’assurer une conservation prolongée. Pour faciliter le démoulage, passer rapidement (quelques secondes suffisent) les moules à l’eau très chaude. J’ai été surpris, au lavage, que mes moules aient entièrement perdu leur odeur d’ail. Si j’avais eu des moules en inox, j’aurais un peu moins craint. Je me suis fait des pâtes avec le pesto congelé… un délice (une fois réchauffé, bien sûr)!

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8 commentaires sur « De l’abondance du jardin: pesto! »

  1. Bienvenue! Le seul inconvénient, c’est que la crèmerie qui se trouve tout près ferme au début d’octobre… ce qui change les options dessert…

  2. Et est-ce que les glacçons de pesto ont tendance à s’accoupler, au point un emballage individuel du genre préservatif saran-wrap serait utile?

  3. L’utilisation de pellicule plastique serait superflue. Oui, les «glaçons» collent les uns aux autres, mais pas de manière indissociable. Comme le mélange contient quand même beaucoup d’huile, il reste un peu plus souple que de véritables glaçons faits d’eau.

  4. Du basilic en plein Alberta !?! On me l’aurais dit, je ne l’aurais pas cru… Moi qui croyait que c’était propre à la Méditerranée !…

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