Glenmore à vélo

Harley dans le foin

Je retarde encore le récit de la fin de mes aventures du mois dernier pour parler de pérégrinations plus actuelles. Comme je le racontais avant-hier, Bernadette est dorénavant équipée d’un support à vélo. Il y avait longtemps que je voulais pouvoir aisément transporter ma bicyclette là où je vais (en fait, j’y avais pensé sur Anastasia aussi, mais le coût d’une galerie de toit Mazda m’avait fait remettre la chose aux calendes grecques). Comme je n’aime pas les supports qui s’installent à l’arrière et qui rendent l’accès au hayon difficile, sans compter qu’ils bloquent la vue, j’ai attendu le moment opportun. De plus, des amis ayant récemment installé une galerie «générique» sur le toit de leur voiture m’ayant fait part de certains inconvénients (il pleut dans leur auto) j’ai décidé d’acheter les supports que VW vend expressément pour ses voitures et qui se montent sur des fiches intégrées à la carrosserie et cachées par le sceau caoutchouté autour des portières. C’est un peu plus cher, peut-être, mais l’adaptation est parfaite et rien ne risque de couler ou de s’envoler.

Sitôt installé, sitôt essayé. Il fallait bien que je vérifie le comportement routier de la bête ainsi décorée. Vendredi, il me fallait aller à l’aéroport de Calgary quérir une collègue qui rentrait de Montréal. Je suis donc parti quelques plusieurs heures à l’avance pour «excursionner» dans les parcs de cette ville. Comme l’avion de mon amie n’arrivait que vers 23 h 30, j’avais beaucoup de temps. Arrivé à Calgary au milieu de l’après-midi, je me suis d’abord attaqué au parc Nose Hill. Je n’ai pas pris de photos, car le temps était un peu voilé, mais j’ai pu explorer à mon aise cet immense parc urbain. Une note, toutefois: il faut être en forme, car, peu importe par quel côté on l’aborde, l’accès au plateau central du parc requiert une montée assez abrupte sur des sentiers caillouteux. J’ai réussi à ne pas descendre du vélo, mais j’utilisais le rapport le plus bas possible des 18 que compte mon Harley Pedalson. Et comme c’est un vélo «hybride» et non un véritable vélo de montagne, il n’a aucun amortisseur sur son chassis… Je saurai pour la prochaine fois.

Glenmore NE

Après le souper, j’ai pris le chemin du sud et je me suis rendu à nouveau au réservoir Glenmore, bien décidé cette fois à en faire le tour, ce qui est une entreprise un peu longue à pied, mais qui se fait fort bien à vélo.

Glenmore MapCarte tirée du site de la Ville de Calgary. Le sentier cyclable figure en jaune.

Je me suis donc stationné près de Heritage Park (le stationnement se trouve près du coin inférieur droit de la carte) et j’ai entrepris la boucle autour du réservoir qui, selon la carte, compte un peu plus de 16 kilomètres. Une agréable promenade, quoi.

Panorama urbain barrage Glenmore

Je suis parti en direction nord, dépassant l’entrée du parc Heritage (qu’il me faudra bien visiter un jour!). Après avoir traversé un quartier résidentiel, on reprend la piste et on traverse l’autoroute Glenmore. C’est alors que l’on peut voir, entre les arbres, le panorama du centre-ville qui paraît bien éloigné (pardonnez la qualité de la photo, je n’avais pas ma lentille à longue focale sous la main). On arrive bientôt au barrage qui retient les eaux de la rivière Elbow pour créer cet immense réservoir servant à l’approvisionnement en eau potable de la ville.

Barrage Glenmore

Après avoir traversé cet élégant barrage, on se trouve face à l’usine de traitement des eaux de Calgary, qui ne manque pas d’élégance non plus. Lorsque ces édifices ont été érigés, au début des années 1930, on avait un certain souci d’esthétique.

Aqueduc Calgary

Un petit espace d’interprétation m’a permis d’en apprendre davantage sur l’histoire de ces bâtiments et du barrage, qui a remplacé un système désuet qui puisait l’eau au fil des rivières Bow et Elbow, mais dont l’approvisionnement était sujet à des pénuries saisonnières. Ceci rendait la ville vulnérable aux incendies et le conseil municipal choisit finalement d’investir 2,2 millions de dollars dans la construction d’un barrage et d’une usine de traitement des eaux. Le prix incluait également le coût d’appropriation de 2000 acres de terrain à inonder. La première pelletée de terre a eu lieu en 1930 et le nouveau système d’approvisionnement a été mis en service en 1933.

Viaduc Glenmore Trail

Le sentier longe ensuite un club de golf et passe à travers des quartiers résidentiels. On retraverse l’autoroute Glenmore sur cet élégant viaduc dont je parlerai davantage demain, avant de passer par d’autres rues résidentielles qui nous ramènent au réservoir, à l’endroit où se trouve un club d’aviron (tiens, un sport que j’aimerais bien pratiquer!).

Péninsule Heritage Park

On se trouve alors directement en face de la péninsule occupée par Heritage Park. De là, on suit de longs et agréables sentiers pavés pour faire le tour du réservoir.

Glenmore Ouest

À l’approche de l’extrémité ouest du réservoir, on peut voir se dessiner le «delta» que forme la rivière Elbow alors qu’elle se jette dans le lac artificiel. Cette partie du parc qui entoure le réservoir a été désignée réserve naturelle (parc Weaselhead) et on y a installé des panneaux d’interprétation mettant en valeur la faune et la flore locale.

Delta

On entre alors dans une forêt assez dense aux essences diversifiées. On pourrait se croire très loin d’une ville.

Étang

Sur cet étang, de jeunes canards faisaient leurs premières armes. Puis le sentier (sans que cela soit indiqué) nous fait longer la frontière qui sépare Calgary de la réserve amérindienne Tsuu T’ina qui borde la ville au sud-ouest avant de revenir vers le réservoir.

Glenmore du sud-ouest

Une fois effectué le tour complet du réservoir, je suis revenu à la voiture, j’y ai cueilli un livre, puis je me suis installé sur un banc pas trop loin pour lire jusqu’au coucher du soleil. J’ai eu une pensée pour la personne en mémoire de qui le banc a été dédié.

Dedication

Tout en lisant, j’ai pu voir la grande diversité des promeneurs, à pied, en bicyclette et, plus rarement en patins à roues alignées, qui ont adopté ce vaste parc urbain pour leur délassement.

Coucher soleil

Je n’ai eu qu’à lever les yeux de mon livre pour voir l’astre du jour qui descendait derrière les Rocheuses dont il faisait apparaître les contours au loin. Le temps se rafraîchissant, je suis parti vers Kensington où, j’ai bientôt été rejoint par Marine et Alex en attendant le moment où il m’a fallu prendre le chemin de l’aéroport.

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2 commentaires sur « Glenmore à vélo »

  1. … et si j’avais pu réussir la photo du voilier d’oiseaux qui me sont passés au-dessus de la tête en direction du soleil quelques minutes plus tôt, cela aurait été la photo du siècle. Cependant, pour une raison que j’ignore, mon appareil ne voulait pas faire la mise au point! Chose certaine, y être, c’est incomparable.

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