Enfin!

CongélateurUn congélateur. Rien de bien extraordinaire à cela, mais il y a un bon bout de temps que j’en voulais un, car, au cas où vous ne le saviez pas, il m’arrive (oh! parfois!) de cuisiner.

En plus, comme à peu près tout le monde, je n’étais doté que du petit congélateur qui se trouve dans la partie supérieure du frigo. Bien pratique… mais pas tout à fait suffisant pour mes besoins, surtout aux deux périodes de l’année où il y a un rush d’arrivages frais: autour de Noël et présentement, au temps des récoltes. Je me retrouve avec un congélateur qui déborde. Il est présentement plein d’amélanches et de bleuets, sans parler de quelques morceaux de viande, de haricots du jardin, et d’autres bidules qui finiront un jour sur la table. Oui, oui. Il y aura d’autres invitations à partager des festins. Ça ne se dévore pas tout seul, ces denrées!

Eh bien, c’est enfin réalité! Ce matin, à 8 h 45, (donc en avance!) les livreurs sont arrivés avec le petit mastodonte (je sais, c’est une contradiction dans les termes). Ils l’ont descendu à la salle de lavage, mais là, j’avais un problème: où l’installer. J’avais eu quelques idées, mais bon, elles ne semblaient pas vouloir fonctionner (j’attendais d’avoir l’objet sur place pour voir de quoi ça aurait l’air). Finalement, l’endroit le plus approprié était un espace qui se trouvait derrière la porte et dont je me servais principalement pour entreposer l’aspirateur et les vêtements en attente de repassage.

Il n’y avait qu’un (petit, microscopule) problème: le trou n’était pas assez large de 5 cm. Bof… J’ai eu l’aide d’un ami et nous avons enlevé la partition de gauche (installée de manière assez temporaire d’ailleurs). Il ne me restait plus qu’à installer une prise de courant. Une petite demi-heure plus tard, j’avais un congélateur réglé et de niveau. J’ai attendu le temps nécessaire pour que le compresseur se rétablisse de tous ses déplacements (une heure environ) puis je l’ai mis en marche, avec ces ice packs comme tests. D’ici quatre heures, il devrait être prêt à recevoir le surplus du congélateur d’en haut. Je vais pouvoir acheter d’autres baies! Faire des tartes! Myam!

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Caboose à Vegreville

Vegreville

Mes excursions de juin/juillet m’ont d’abord porté vers le sud, mais le samedi 4 juillet, je partais vers le nord pour me rendre à Saint-Paul pour y assister à la Fête franco-albertaine. En route, je ne pouvais faire autrement que de m’arrêter à Vegreville, où j’ai pu revoir l’œuf de Pâques géant (pysanka) qui s’y dresse. J’ai d’ailleurs déjà parlé de la «tournée des gros objets» que j’ai faite à cette occasion. Cependant, dans ce même parc où se trouve le pysanka, on peut voir d’autres vestiges de l’histoire des Prairies.

Caboose

On y voit entre autres cette caboose (fourgon de queue), ce wagon qui autrefois terminait les trains, celui que, enfant, j’avais bien hâte de voir apparaître lorsque la route était fermée à un passage à niveau. En effet, il y en a un en plein centre de Joliette, le long de la rue principale, et on aurait dit que les trains choisissaient sciemment l’heure de pointe du soir pour effectuer leurs opérations d’aiguillage/triage. J’ai donc souvenir de longues minutes qui paraissaient des heures passées dans l’immense Thunderbird de mon père à attendre la fin d’un train.

Je me demandais toujours ce dont pouvait bien avoir l’air l’intérieur de ce wagon si spécial, qui servait (je ne le savais pas à l’époque) de salle de repos aux employés autant que de poste d’observation d’où il était possible de s’assurer que tout allait bien le long du convoi.

Caboose cuisine

Eh bien, ma curiosité a enfin été satisfaite! L’essentiel de l’équipement de ce fourgon de queue a été conservé après le don de celui-ci par le Canadien-National. On y trouve une petite cuisine et une modeste table (que l’on aperçoit à gauche). Il y aurait aussi eu des lits escamotables.

Caboose échelle

Au centre, la tourelle, à laquelle on accède par ces échelles sur les deux côtés de l’allée centrale qui traverse le wagon dans le sens longitudinal.

Caboose siège

Enfant, j’imaginais toutes sortes de choses comme usage pour cette tourelle. Elle me semblait si mystérieuse; après tout, c’est elle qui donnait au fourgon de queue tout son caractère. Eh bien, la réalité est bien plus prosaïque. De chaque côté de l’allée centrale, on trouve un siège pas très confortable qui servait, on s’en doute, à l’observation du train.

Caboose toit

De cet endroit, on a une vue imprenable sur la cheminée à la forme si particulière qui orne le toit du fourgon.

Caboose pysanka

En plus, dans le cas de ce fourgon-là, comme il se dresse au milieu du parc des Elks, on peut aussi admirer à loisir le Pysanka local.

Reste maintenant à imaginer la vie dans un fourgon de queue sur un interminable train transcontinental. Je ne peux m’empêcher de penser aux conversations, aux parties de cartes… et autres qui ont pu s’y prendre.