Lloydminster: ville frontalière

Marqueur frontalier Lloydminster

J’ai déjà brièvement évoqué mon passage à Lloydminster le 4-5 juillet dernier. J’y ai couché une nuit au retour de Saint-Paul et Bonnyville, question de visiter un peu l’est de la province et des bouts de la Saskatchewan sur le chemin du retour, plutôt que de simplement reprendre la route en direction de Red Deer.

Red Deer Loop 4-5 juillet 2009

Cliquez sur l’image pour agrandir. Cliquez ici pour voir la carte (zoomable) sur Google Maps.

Il y avait donc d’abord ces marqueurs frontaliers géants que l’on ne peut pas manquer en arrivant à Lloydminster. Quatre immenses pylônes qui reprennent la forme des marqueurs utilisés par les arpenteurs pour signaler la présence de la frontière entre l’Alberta et la Saskatchewan, qui suit le «quatrième méridien» tracé depuis le Manitoba comme base du système d’arpentage des terres des Prairies.

Marqueurs de l'est

Lloydminster, c’est toutefois plus qu’une ville frontalière. En plus de cette caractéristique déjà assez particulière, l’histoire de la ville est assez unique. À l’origine, il s’agissait d’une des quelques colonies utopistes fondées par des groupes religieux cherchant, dans l’immensité des Prairies, une liberté qui leur ouvrirait des possibilités nouvelles pour vivre en paix, loin des persécutions religieuses qui marquent périodiquement l’Europe.

Temple Barr

C’est pour cette raison que, derrière le centre d’information touristique — et accessoirement directement en face du motel où j’avais élu domicile pour la nuit — on trouve le centre d’interprétation de la colonie de Barr. Malheureusement, c’était dimanche. Le centre n’ouvrait qu’à midi. Pour ma part, à cette heure-là, j’avais prévu être, disons, un peu plus loin au sud. J’ai donc dû me contenter de me promener sur le site, qui rassemble des objets hétéroclites qui rappellent le passé de la ville.

Vue générale expo BarrStation serviceTracteursMaison colons

Isaac Barr avait acheté d’immenses terres pour y installer un groupe de deux mille colons qui allaient fonder une colonie agricole utopiste. Les choses commencent plutôt mal et Barr ne reste pas en place longtemps. Le leadership en revint à George Lloyd (qui devint plus tard évêque anglican de la Saskatchewan) et les colons, malgré les rivalités initiales, furent responsable du développement d’une bonne partie de l’ouest de la province. Lloydminster doit son expansion non seulement à l’agriculture, mais aussi à l’exploitation pétrolière, la région étant très riche en huile lourde.

Huskfiner

Cet artefact tiré d’une raffinerie, un «Huskyfiner» (développé par la compagnie Husky Energy) montrait d’ailleurs l’importance de cette industrie dans la région. Le pétrole que l’on récolte dans la région, du bitume assez épais (mais pas des sables bitumineux) sert à fabriquer de l’asphalte.

Après cette brève visite, j’ai repris la route… Je voulais aller explorer plus au sud. Je vous en parle bientôt!

Route 17 vers le sud

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2 commentaires sur « Lloydminster: ville frontalière »

  1. Tres belles prises de vue , Doreus , mais…… qu’est devenue ta magnifique image panoramique en bandeau d’accueil ? C’était ta signature !

  2. Merci! Pour ce qui est du bandeau, j’ai changé la mise en page entière et ce nouveau modèle ne permet pas d’image d’en-tête. Ça reviendra à la prochaine révision!

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