Pincher Creek

Pincher CreekDans mon enthousiasme pour Waterton (où je suis d’ailleurs retourné pour une troisième fois cette année durant la fin de semaine du travail; j’en reparlerai), j’ai omis de raconter ce que j’ai fait sur le chemin du retour de cet endroit le 2 juillet dernier.

Ça vous embête si je reviens un peu en arrière?

C’est que pour rentrer chez moi, j’ai pris un chemin plein de détours. J’avais prévu prendre la route 22 en partant de Waterton pour remonter au moins jusqu’à Calgary, et peut-être même plus au nord (j’ai déjà parcouru cette route, fort pittoresque au demeurant, entre Calgary et Olds, mais pas au sud de Calgary).  Je me suis donc rendu à Pincher Creek, qui se trouvait sur mon chemin. Cette petite ville de près de quatre mille habitants se trouve le long d’un ruisseau dont le nom viendrait du fait que l’équipe d’arpenteurs chargée d’explorer la région avait trouvé, dans le ruisseau, une paire de pinces de maréchal-ferrant. Celles-ci sont devenues le symbole de la ville. On trouve d’ailleurs une paire de pinces géantes au beau milieu du centre-ville, dans un espace agréablement paysagé en bordure du ruisseau.

Qu’y a-t-il d’autre à Pincher Creek? Plusieurs murales, comme celle-ci, par exemple:

Murale Pincher Creek

C’est que la ville a décidé de profiter du programme Main Street Alberta pour revitaliser certains édifices historiques de son centre et pour mettre en valeur son histoire. On trouve cependant quelques édifices qui, pour avoir gardé une partie qui pourrait avoir une signification historique, ne sont pas vraiment mis en valeur, tel cet hôtel qui semble plutôt douteux…

Alberta Hotel Pincher Creek

Quand je pense qu’à Red Deer on a jeté à terre un hôtel plus que centenaire parce qu’il était devenu une maison de passe… Celui-ci ne semble pas menacé de subir le même sort.

Musée Pincher Creek

On trouve aussi à Pincher Creek un musée qui loge à la même adresse que le bureau d’information touristique. Cependant, il faut payer pour voir une toute petite salle contenant l’habituel mélange hétéroclite d’artefacts. Après avoir vécu l’amère déception du centre d’interprétation de Fort Whoop-Up à Lethbridge quelque jours plus tôt, je n’avais pas envie de payer pour revoir la même chose en plus petit…

Manoir Lebel

Par contre, ça, si cela n’avait pas été massacré à l’intérieur et transformé en bureaux avec éclaire fluorescent au plafond, j’aurais aimé voir dans sa gloire originale. Le manoir Lebel, construit en 1910 pour l’entrepreneur Timothée Lebel, a au moins le mérite d’avoir été conservé. Cet édifice, après avoir servi de résidence familiale jusqu’en 1924, est devenu un hôpital tenu par les Filles de Jésus, lequel a formé la base de l’hôpital local. En 1985, la ville a acheté l’édifice, qui sert de centre culturel.

Vivrais-je à Pincher Creek, capitale albertaine du vent? Je l’ignore… l’endroit n’a pas exactement d’endroit où je pourrais travailler. Cependant, la population locale était fort sympathique.

Publicités

12 commentaires sur « Pincher Creek »

  1. Je me demande si quelques conducteurs distraits n’ont jamais foncés tout droit dans la murale en perspective forcé de ta deuxième image? Ce n,est pas qu’elle soit très réaliste, mais la distraction, parfois, on ne sait jamais…

  2. « Pincher » veut donc dire « pince » (ou « pinceur ») ?
    Je ne sais pas comment tu fais pour ne serait-ce qu’envisager un instant de vivre dans des endroits aussi paumés ; la solitude te fait encore moins peur qu’à moi, il faut croire, mais tout de même, Pincher truc, là : mais même pour des millions je n’y vivrais pas, nada, que dalle, jamais, never, no way, ni en rêve ni (surtout) en cauchemar, au secooooooours !

  3. La solitude , ça n’existe pas . On peut étre heureux , n’importe ou , si on est « construit  » , et loin de la futilité .

  4. A propos de Lebel , il y a eu des Lebel à Amiens , dont certains partirent au Canada , au XIX éme siécle . Je tiens cela d’un ami-collégue de cette famille . Un de ses ancétres était le créateur du fusil Lebel , équivalent ( de l’époque ) du fusil d »assaut de notre armée ( le clairon ) . D’autres ont traversé la Mare… qui sait ? c’est peut étre de la famille Amiénoise …??

  5. Deef, tu sais… rien ne t’y oblige! Paris, après tout, on peut très bien y vivre aussi…

    Patton, je ne saurais dire; Lebel est un nom assez ancien (et commun) de ce côté-ci de l’Étang.

    Sudriveraine, l’art des murales a une certaine popularité dans cette province. J’en ai d’ailleurs déjà parlé dans le cas de Lacombe, pas loin d’ici.

  6. Pincher Creek, on adore…on pourrait envisager d’y vivre si ce n’etait un bassin d’emploi non conforme a nos besoins. Mais bon, faut aimer la nature et les petites villes 🙂

Les commentaires sont fermés.