Humble repas de lundi soir

Le printemps dernier, alors que j’étais plongé dans la lecture d’un livre de cuisine (c’était quand j’étais encore célibataire et que j’occupais mes repas par la lecture), je me suis procuré, à prix imbattable, un moule à flan antiadhésif aux bords cannelés et à fond amovible. Une petite merveille. Je ne l’avais pas encore utilisé…

Puis, il y a deux semaines, alors qu’Oyaté et moi-même nous rendions à un rendez-vous que j’avais à Edmonton, nous avons fait une brève pause repas dans un estaminet sympathique où j’ai engouffré un morceau de quiche sous son regard inquisiteur: il me demandait ce que c’était que ce plat à l’allure étrange. «Je t’en ferai, un de ces jours», que je lui dis…

Puis, hier, en bricolant des œufs bénédictine (mon premier essai de sauce hollandaise), je me suis dit qu’il serait temps de mettre des œufs en pâte, mais pas deux fois dans la même journée. Le menu d’hier soir, une potée de poireaux, n’était pas à dédaigner non plus, tout de même! Donc, ce soir, après une fort longue journée au collège (grâce à Oyaté et à ses cours qui commencent tôt le matin, je suis au collège tous les jours à 9 h!), je me suis lancé dans la cuisine.

Ça me relaxe. Et il faut bien nourrir son homme!

Une quiche, c’est essentiellement un soufflé tout raplapla cuit en croûte; on pourrait aussi décrire la chose comme une tarte aux œufs avec les garnitures que l’on veut.

J’avais sous la main:

  • Assez de pâte à tarte (dont la recette se trouve ici) pour une grande abaisse, car mon moule à flan fait bien 35 cm de diamètre.
  • 9 œufs vigoureusement battus dans environ une demi-tasse (125 ml) de lait ou, si j’en avais eu sous la main, de crème.
  • Du poulet cuit (environ la valeur d’une tasse (250 ml))
  • Du jambon (environ la même quantité) coupé en dés et que l’on fait préalablement sauter dans un peu de beurre pour leur donner du goût et lui faire perdre son eau
  • Quelques champignons en fines tranches, sautés au beurre
  • Quatre oignons verts finement hachés
  • Une branche de céleri en fines tranches
  • Du fromage râpé (ici du cheddar et du parmesan)
  • Du persil frais haché

N.B. On prend les ingrédients dont on dispose; la quiche peut se varier à l’infini!

Alors là, pour la préparation, c’est fort simple. On dépose dans l’abaisse non cuite la viande et les légumes, que l’on assaisonne à volonté (j’ai utilisé des herbes de Provence, du thym, du sel et du poivre). On ajoute le fromage, puis on couvre du mélange d’œufs et de lait. On dépose ensuite dans le bas du four préchauffé à 375° F (190° C) et on laisse cuire environ 35-45 minutes selon le format de l’assiette à tarte. La chose gonfle en cuisant, mais se dégonfle sitôt sortie du four.

Pour servir, j’avais des quartiers de pommes de terre cuits qui n’attendaient que le moment opportun de se faire transformer en pommes de terre rissolées dans l’huile d’olive, avec des morceaux d’oignon et des herbes, puis des tomates fraîches, pour la vitamine C et parce que ça fait joli.

Oyaté m’accuse maintenant de vouloir l’assassiner à coups de cholestérol. Verdict: il aime.

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12 commentaires sur « Humble repas de lundi soir »

  1. Ah chouette, moi j’abandonne la cuisine et toi tu reprends le flambeau, c’est bien pratique 🙂 Je vais envoyer mes lecteurs chez toi…

  2. Donc, tu vérifies le vieil adage voulant que le plus court chemin vers le coeur d’un homme c’est son ventre?

  3. Dr. CaSo… ouais, d’une certaine manière. Cependant, tu demeures toujours une référence obligée dans la blogosphère culinaire. Et puis, Oyaté et moi-même, on se disait qu’on pourrait aller envahir ta cuisine un de ces jours. Il y a toujours une tarte aux amélanches qui n’attend qu’une autre visite à ATPN.

    Boris, oui. Définitivement. Quoique… ici, c’est apparemment par le blocage de ses artères. Encore que, une fois coupée en six, il n’y a que la valeur d’un oeuf et demi par portion!

  4. Juste une petite question, en passant, il me semble que quand tu nous as présenté ton fiancé, il s’appelait Oyate (sans accent), mais depuis un ti-boutte, il s’apelle Oyaté (avec un accent diacrétique que d’aucun qualifierait d’aigu)… Qu’est-ce à dire? As-t-il acquis cet accent au moment ou tu lui as passé la bague au doigt?

  5. Oula! mais ca l’air délicieux ça!!! Ton blogue me donne toujours faim lol! Ah la la! Une chance qu’on ne prend pas du poids en regardant toutes ces belles photos parce que je serais obèse aujourd’hui haha! 😛

    En passant, j’ai fait une petite mise à jour de mon blogue, nouvelles photos etc. Passe me faire un petit commentaire si le coeur t’en dit ;-). Passe le bonjour à Oyaté de ma part! 🙂

  6. Dans l’un de nos repas partagés jadis, je t’ai p-e fait gouter à une sorte de quiche à l’oignon (des tas!). On l’agrémente aussi avec ce qu’on veut et ça ressemble aussi pas mal à une quiche.
    Pour l’accent d’Oyaté ajouté, il s’agit p-e des premiers signes qu’il engraisse sous tes bons petits plats?
    Mon homme me fait engraisser aussi…

  7. Je ne me souviens pas d’avoir goûté à ta quiche à l’oignon. Quant à l’accent, c’est que je l’avais oublié, mais il prend effectivement du poids. Curieusement, pour ma part, c’est plutôt stable côté tour de taille.

  8. Mini, c’est effectivement une bonne chose que le fait de regarder des photos de nourriture ne fait pas engraisser. J’irai jeter un coup d’oeil chez toi.

    Boris, ce n’est pas une mauvaise idée… quoique sur nos routes glacées de ces derniers jours, cela pourrait être dangereux.

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