Conseil consultatif en santé

Hier soir avait lieu la première rencontre du nouveau conseil consultatif en santé pour la zone 9 (Red Deer et région) dont je fais partie. Qu’en dire? La réunion avait pour but de nous présenter la mission du Conseil au sein de l’organisation responsable des services de santé en Alberta (une société d’État différente du ministère de la santé; je ne suis pas encore certain des responsabilités de l’un et de l’autre). Nous sommes quinze à siéger au conseil numéro neuf et les membres viennent d’un peu partout dans le «centre de l’Alberta», une région qui s’étend d’est en ouest de la frontière de la Saskatchewan aux Rocheuses.

Le choix des membres visait de toute évidence à assurer une représentativité de milieux comme de groupes divers. On y trouve un nombre à peu près égal de femmes et d’hommes, mais pour ce qui est des groupes d’âges, il semblerait que la balance penche résolument du côté des cheveux gris. Cela pourrait tout simplement résulter des disponibilités des citoyens à siéger à de tels conseils; les personnes âgées ayant souvent à la fois plus de flexibilité dans leur horaire et une culture d’engagement au sein de la communauté que les jeunes générations ne partagent pas. Hier, j’étais visiblement sinon le plus jeune, du moins parmi les deux personnes de moins de cinquante ans présentes (il manquait toutefois une autre membre, étudiante au collège, qui est plus jeune que moi). Les trois représentants de l’Administration étaient les seuls autres «jeunes». J’ai probablement été choisi à cause de mon désir de représenter les intérêts de la francophonie, des personnes handicapées (même si je n’aime pas cette étiquette) et du milieu éducatif. Les groupes ethniques sont plutôt mal représentés: le conseil est exclusivement «blanc» à l’exception d’un Cri de la réserve d’Hobbema.

La réunion de trois heures avait pour but de nous familiariser avec le rôle attendu des Conseils à l’intérieur de la mission et du plan stratégique de l’Administration de la santé. Évidemment, il y a là-dedans de la propagande intéressante, mais on trouve également parmi les membres une véritable volonté d’engagement afin de transmettre à l’Administration les préoccupations des Albertain(e)s. Nous n’avons pas directement abordé de points substantiels (du moins dans l’ordre du jour officiel), mais on sent déjà poindre des préoccupations bien concrètes au sujet de l’accès aux services, de l’intégration des options d’hébergement et de soins des personnes âgées et des disparités régionales (au sens de disparités entre les régions comme de disparités entre les villes et le milieu rural). Au niveau substantiel, on nous a fait remplir des formulaires (qui pour la plupart nous avaient été envoyés d’avance) et on nous a imposé une longue présentation PowerPoint — fort bien organisée au demeurant — afin de nous présenter l’essentiel de notre rôle. Un manuel nous a également été remis; de la lecture préparatoire en perspective. Comme tout ça est assez nouveau pour moi, je me renseigne également grâce à la variété de documents disponibles en ligne et qui touchent mes intérêts, notamment la politique concernant la recherche. Comme je n’avais justement rien de mieux à faire…

Cette participation au Conseil m’amène également à m’intéresser davantage au Réseau santé albertain, qui cherche à réseauter les francophones présents dans les douze conseils de la province afin de faire entendre les intérêts de l’autre groupe de langue officielle. Dans la vision promue par le Réseau, la langue est l’outil par excellence pour assurer à la fois la promotion de la santé et pour assurer un niveau optimal de soins. Il y a donc d’autres réunions en perspective, probablement avant notre prochaine réunion du Conseil consultatif prévue pour le 11 mars prochain.

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6 commentaires sur « Conseil consultatif en santé »

  1. Compte tenu de la diversité des systèmes de santé et de l’évolution des recherches qui permettent des approches différentes des pathologies, qu’elles soient nouvelles comme l’épidémie de grippe A ou anciennes, il est vrai que les patients ont parfois du mal à s’y retrouver.
    C’est une initiative intéressante. Le tout est que les avis de ce conseil débouchent sur des actions concrètes qui facilitent l’accès de tous aux soins les plus appropriés, car la santé est tout de même notre bien le plus précieux.

  2. Oui. J’ignore toutefois si nos conseils seront autre chose qu’une structure donnant une simple impression de transparence. Avec quatre à six réunions par année, je doute que nous puissions faire quoi que ce soit de véritablement significatif; néanmoins, il est permis d’espérer.

  3. La structure est encore toute jeune. Quand le conseil sera connu de tous et que des personnes viendront spontanément à vous pour que vous donniez leurs espoirs et leurs attentes, il sera impossible de vous ignorer. Le tout est d’y croire et de se battre pour ça. Vous devez être les premiers à ne pas en douter.

  4. Que ce soit en Alberta ou ailleurs, Doréus, les politiques, de n’importe quel bord qu’ils soient, font rarement le bonheur de leurs électeurs. Ils ont d’autres préoccupations plus importantes, leurs carrières par exemple.

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