Fin de session

Vous me pardonnez mon absence, hein?

C’est que c’est la fin de session. Et que je suis débordé. Et que si je prends deux minutes pour vous écrire, c’est que je n’en peux plus de regarder ces travaux sur le Moyen-Âge. Momentanément du moins. J’y retourne sitôt cet écran fermé.

En plus de la folie habituelle de la fin de session (lire: travaux et examens à corriger, étudiant(e)s qui vous inventent les excuses les plus abracadabrantes pour tenter d’obtenir un délai dans la remise de leurs travaux, autres étudiant(e)s qui ont des raisons légitimes de recevoir ce genre de délai, et tutti quanti), d’autres événements s’ajoutent cette année.

D’abord, il me faut terminer la rédaction de mon rapport triennal destiné à m’obtenir la permanence. Le dossier est assemblé; reste à rédiger le rapport. Il faut que je m’y mette, car cela doit arriver dans les mains de ma directrice de département avant le 9 avril. C’est presque hier, ça.

J’ai aussi reçu, la semaine dernière, l’épreuve d’impression de mon prochain livre (écrit en collaboration). Je dois me taper deux cents pages ligne par ligne à la recherche de coquilles et autres erreurs potentielles. C’est que je suis fastidieux là-dessus. Comme le livre doit être disponible en librairies le 4 mai prochain, la maison d’édition désire ces corrections avant le 5 avril. C’est avant-hier.

Puis, hier (oui, vraiment hier, le 29 mars), Oyaté et moi-même avons dû nous rendre à Calgary récupérer un matelas que des amis nous donnaient. Étant donné les circonstances, nous ne pouvions y aller qu’hier matin. Bon. Nous avons quitté Red Deer à bord d’un camion de location à 7 h et je devais revenir pour mon cours de 11 h. En théorie, c’est très faisable. Cependant, le véhicule avait une jauge de pression de pneus défectueuse et la lumière d’avertissement s’est allumée lorsque nous arrivions à Olds. Le temps de vérifier qu’il n’y avait pas de réel problème… puis le petit jeu a repris plus loin. J’aurais probablement dû téléphoner à l’agence de location, qui était au courant du problème (de jauge, pas de pression) mais qui avait omis de me le mentionner. Ça nous a mis en retard, si bien que j’ai finalement téléphoné au collège pour annuler mon cours. Nous en avons profité pour aller faire un tour chez le Suédois, d’où nous sommes finalement ressortis avec un nouveau lit, une commode et un bureau.

Comme nous étions dans le coin et qu’Oyaté avait — encore! — des problèmes avec l’administration de sa réserve, nous avons fait un petit détour par là avant de rentrer… juste à temps pour rendre le camion avant la fermeture de l’agence à 17 heures.

Évidemment, on ne laisse pas un matelas, un lit et deux bureaux de rangement en pièces quand on en a cruellement besoin. Cependant, pour faire entrer le tout dans la chambre, il fallait sortir les meubles qui s’y trouvaient. Vous me voyez venir? Cela a amorcé une valse entre la chambre, la chambre d’amis, le salon, le bureau et la salle de rangement du sous-sol, mais le résultat est fort agréable. L’assemblage des meubles fut un véritable travail d’équipe, ce qui a grandement accéléré le processus. Nous avons maintenant un lit suffisamment grand pour y dormir à l’aise et suffisamment moelleux pour soulager le dos de mon Oyaté. De plus, nos vêtements ont maintenant suffisamment de place pour que nous n’ayons pas besoin d’un compresseur pour les faire entrer dans les tiroirs. Et les chats ont maintenant, dans la chambre d’amis, un lit pour s’étendre à leur aise.

Mais avec tout ça, je n’ai pas eu le temps de préparer mes cours d’aujourd’hui, ni d’avancer ma correction. Comme, le mardi, j’ai six heures d’enseignement, dont trois heures d’un tout nouveau cours d’histoire de la médecine, ça fait déjà une journée bien remplie. Je n’ai pas eu de pause, car il fallait monter deux de ces cours (j’avais aussi à préparer une présentation sur l’histoire de l’agriculture dans les Prairies pour le cours de l’après-midi). Ma première pause depuis 9 heures ce matin a lieu maintenant (j’ai oublié de mentionner que j’étais en train de souper: du bœuf bourguignon réchauffé).

Je viens de finir la journée d’enseignement (il est 21 h). Je me re-lance dans la correction, car comme vendredi est jour férié, c’est la dernière occasion de rendre à ces étudiants leurs travaux avant Pâques. Après, ce sera le début du processus d’embauche d’un autre historien, puis des réunions, des examens, un cours en histoire du genre et de la sexualité à faire passer par la bureaucratie universitaire et à préparer pour l’automne… Oh joie!

Oh! J’oubliais de mentionner que mon ordinateur au bureau est aux soins intensifs depuis vendredi. Pas de perte de données, mais il n’allume plus. Cependant, heureusement que je transfère toujours mon travail sur l’ordinateur domestique, parce que je dois présentement trimballer celui-ci au bureau tous les jours.

À bientôt, donc!

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7 commentaires sur « Fin de session »

  1. Tiens, j’ai le même lit 🙂

    Bon courage pour tout, ici aussi c’est un peu la course… (t’as oublié les impôts!).

    A bientôt 🙂

  2. Marine, merci.

    Dr. CaSo, pour les impôts, il faut justement que je prenne contact avec mon comptable et que je harcèle ma banque qui ne m’a pas envoyé certains reçus…

  3. Merci, Deef. Effectivement, il est préférable que le blogue reflète la vie plutôt que de tenter de vivre par procuration de blogue interposé.

    Et j’ai oublié, dans la liste, quelque chose qui m’est tombé dessus aujourd’hui: nous sommes dans un processus d’embauche d’un nouvel enseignant en histoire (un collègue, pas un remplaçant pour moi) et je dois me taper un paquet qui contient les dossiers de candidature… un bon dix centimètres d’épaisseur. Puis il y aura les réunions afférentes au processus d’embauche qui, si je me fie à mon expérience comme candidat il y a trois ans, s’étirera jusqu’à la mi-mai.

  4. Par ordre d’ancienneté, Monsieur C a pris un sérieux coup de vieux ces derniers temps. Il a beaucoup maigri et il ne mange pas assez. Monsieur R se rétablit; il cessera bientôt son traitement et il ne boite presque plus. Quant à Monsieur N, il court partout, il joue et il grandit.

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