J’aime les asperges… mais je n’étais pas au courant

Avis aux intéressés: la fin de semaine dernière, c’était le festival des asperges à Innisfail. Eussé-je su! Des asperges fraîches et produites localement…

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Contes de fées

Vendredi soir après-midi, Oyaté et moi-même avons pris la route vers Calgary. C’était avant la neige qu’on nous annonçait mais que tout le monde espérait ne pas voir tomber. Jeudi soir, en effet, en me promenant dans mes signets pour en faire le ménage, j’ai cliqué sur celui de Fairy Tales, le festival de cinéma gai à Calgary. Depuis trois ans que je suis ici, je n’étais pas encore parvenu à m’y rendre. Oh surprise! C’est maintenant! La décision de nous y rendre le lendemain fut rapidement prise. Nous étions donc vendredi soir au cinéma Plaza, après un souper délicieux mais rapide au resto indien en face.

Nous avons vu deux films fort différents, même si les deux se déroulaient en Amérique Latine: Contracorriente, un drame qui se déroule dans un petit village de pêcheurs de la côte péruvienne, et Plan B, un scénario qui rappelle les pièces de théâtre à la française (coups de théâtre, triangles amoureux, et tutti quanti). Il y avait aussi, comme dans tout festival de cinéma qui se respecte, un court-métrage en première partie. Nous avons donc pu voir Believe It et The Golden Pin. L’un porte un regard à la fois cynique et sympathique sur la question de l’intersection entre christianisme et homosexualité. Le second examine, à travers l’histoire d’un nageur, les pressions conformistes qui existent dans certaines communautés ethniques.

Il y a toutes sortes de petits joyaux au programme de ce festival, dont une série sur «le sida comme catalyseur». Nous aurions aussi voulu voir Tu n’aimeras point / Eyes Wide Open (עיניים פקוחות), un film sur l’homosexualité dans la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem, mais nous ne pouvions pas être à Calgary samedi soir… nous devrons donc voir le film autrement. Le programme du festival, incluant les descriptions des films, est disponible ici.

Une moins belle surprise…

Voici la vue de notre chambre ce matin, au réveil… et la photo a été prise il y a dix minutes.

Pendant que Montréal vit une canicule, ici, disons… que ce n’est pas du tout la même chose.

Vous voyez la poche jaune avec un gros 5 au centre de l’Alberta… eh bien! Red Deer est au beau milieu de celle-ci.

Dire que la fin de semaine dernière, il me fallait tondre la pelouse (pour la deuxième fois) et que je plantais le jardin. Mais bon… ce n’est pas inhabituel pour l’Alberta en mai/juin. Il n’y a pas lieu de paniquer. Ça fondra. Je devrai peut-être remplacer mes tagetes et pensées, cependant…

Oui, Maman, j’espère aussi que ce sera fondu lorsque tu arriveras dans un peu plus d’une semaine. La bonne nouvelle est que ça nous fera un printemps un peu plus généreux en humidité, ce dont les fermiers auront bien besoin.

Une belle surprise

Il y a quelques années, lorsque je vivais dans la «lointaine» Abitibi, j’avais découvert la «meilleure eau du monde». En effet, l’eau d’Amos avait récemment remporté le premier prix lors d’une dégustation internationale d’eaux municipales. Misant sur le potentiel de cette eau entièrement «de source» (tirée d’un puits municipal que j’ai visité), une entreprise associée à la multinationale Parmalat avait acheté une petite entreprise locale, puis lancé sur le marché l’eau Esker. Pourquoi ce nom? C’est que ce qui rend cette eau exceptionnelle, c’est qu’elle est naturellement filtrée à travers des eskers, qui sont des dépôts de sédiments glaciaires que l’on retrouve un peu partout dans les régions autrefois recouvertes par les glaces. Cela donne une eau d’une pureté remarquable… sans aucune filtration artificielle ou besoin d’additifs. Ça change des nombreuses eaux municipales filtrées et embouteillées que vendent les compagnies de boissons gazeuses et dont je tairai le nom ici.

Malheureusement, en 2005, les mésaventures financières de Parmalat avaient amené la fermeture de l’usine d’embouteillage de l’eau Esker à Saint-Matthieu-d’Harricana, au sud d’Amos. La marque Esker, qui était déjà faiblement distribuée hors de l’Abitibi, est ainsi morte. La voilà ressuscitée et même disponible en Alberta sous la marque Eska. En général, je ne suis pas un grand fan de l’eau embouteillée. Cependant, il est des moments où elle est nécessaire… ou du moins qu’elle dépanne. C’est ainsi que je suis tombé sur une bouteille d’Eska l’autre jour à ma station-service habituelle à Red Deer. Ça me faisait une petite joie de boire une eau dont je connais vraiment la provenance!

Cochon!

«Qu’est-ce que tu as le goût de manger demain?» La question revient souvent… Il s’agit de décider ce qui se fera sortir du congélateur, puis de préparer le nécessaire. Nous n’y arrivons pas toujours. Quand j’étais célibataire, je m’arrangeais avec ce qui se trouvait au frigo; maintenant, il faut quand même que je contente mon homme.

Ce qu’Oyaté a sorti du congélateur, ce furent deux savoureux morceaux de porc. Puis un éclair a passé dans ses yeux: «pourrais-tu faire une sauce à base de crème de champignons? Il me semble que ce serait bon.» Pas de problème, que je lui réponds. Il y avait justement des champignons au frigo qui n’attendaient que ça.

Donc, on lance le barbecue, on fait rôtir les steaks de porc et, pendant qu’on y est, on fait rôtir un poivron épépiné et coupé en quatre. Une fois rôti, on lui enlève sa peau. Myam! J’ai aussi badigeonné les pièces de porc d’une émulsion de moutarde de Dijon et d’huile d’olive pendant la cuisson.

Pour la sauce, on hache un demi-oignon, on tranche des champignons et on presse trois gousses d’ail. On fait revenir le tout dans un mélange de beurre et d’huile dans une poêle en fonte jusqu’à ce que les champignons aient perdu leur eau et commencent à dorer joyeusement. On déglace ensuite au vinaigre de cidre, puis on ajoute un mélange de bouillon de poulet (environ une tasse), de moutarde (sèche, de Meaux et de Dijon), de sauge et de gingembre moulu.  On laisse réduire de moitié avant de réduire le feu puis d’ajouter quelques bonnes cuillerées de crème sure (surtout pas réduite en gras, la sauce ne prendrait pas) et on laisse épaissir sans bouillir.

Nous avions des frites (commerciales)… et le dessert s’est pris chez le glacier du coin.

Oh! Et ce soir, comme je n’avais vraiment pas envie de rédiger le plan de travail du conseil consultatif en santé… j’ai reconstruit la page qui rassemble les recettes de ce blogue et qui était accidentellement disparue dans la refonte de l’esthétique du blogue il y a quelques semaines. Vous ne l’aviez pas remarquée? Allez faire un tour!

Vu samedi

Samedi dernier, à l’invitation de nos amies de Babycakes, nous sommes allés voir cette comédie musicale fort sympathique. Bon, c’était un peu amateur, mais tout de même agréable. Et j’ai pu voir là deux anciens collègues de chorale qui font vraiment du chemin! L’histoire? William Gallagher célèbre son 28e anniversaire et se sent misérable parce qu’il ne semble jamais pouvoir sortir de la médiocrité de son existence, alors que ses six amis invités à sa fête d’anniversaire célèbrent leurs succès. Après l’entracte, on se retrouve l’année suivante, alors que Gallagher commence à chercher à se réconcilier avec sa propre réalité… alors que ses amis semblent avoir des difficultés.

C’était une production de Ignition Theatre au Matchbox, petit théâtre local qui présente parfois des productions surprenantes.

Elles avaient préparé un gâteau spécial pour la pièce tout le mois dernier… et reçu peu de crédit pour la chose. Elles méritent donc un surplus de publicité ici. Et merci pour les billets!

Elle a un nouveau pare-brise

Oui…. seulement trois ans après l’achat, Bernadette a dû se faire remplacer son pare-brise. Au milieu de l’hiver, une lézarde a commencé à se faire jour à partir du centre, juste en haut du rétroviseur. Pas question de remplacer la chose avant le printemps, toutefois… question d’attendre que les rues soient débarrassées en grande partie des cailloux qui y sont déposés durant l’hiver comme abrasif et qui sont responsables du bris de la chose. J’ai dû, en trois ans, faire réparer le pare-brise pour des éclats causés par des débris sur la route à quatre reprises. Cette fois, il n’y avait pas de réparation possible. C’est très commun par ici. Les marchands de verre pour voitures font de très bonnes affaires.