Une belle surprise

Il y a quelques années, lorsque je vivais dans la «lointaine» Abitibi, j’avais découvert la «meilleure eau du monde». En effet, l’eau d’Amos avait récemment remporté le premier prix lors d’une dégustation internationale d’eaux municipales. Misant sur le potentiel de cette eau entièrement «de source» (tirée d’un puits municipal que j’ai visité), une entreprise associée à la multinationale Parmalat avait acheté une petite entreprise locale, puis lancé sur le marché l’eau Esker. Pourquoi ce nom? C’est que ce qui rend cette eau exceptionnelle, c’est qu’elle est naturellement filtrée à travers des eskers, qui sont des dépôts de sédiments glaciaires que l’on retrouve un peu partout dans les régions autrefois recouvertes par les glaces. Cela donne une eau d’une pureté remarquable… sans aucune filtration artificielle ou besoin d’additifs. Ça change des nombreuses eaux municipales filtrées et embouteillées que vendent les compagnies de boissons gazeuses et dont je tairai le nom ici.

Malheureusement, en 2005, les mésaventures financières de Parmalat avaient amené la fermeture de l’usine d’embouteillage de l’eau Esker à Saint-Matthieu-d’Harricana, au sud d’Amos. La marque Esker, qui était déjà faiblement distribuée hors de l’Abitibi, est ainsi morte. La voilà ressuscitée et même disponible en Alberta sous la marque Eska. En général, je ne suis pas un grand fan de l’eau embouteillée. Cependant, il est des moments où elle est nécessaire… ou du moins qu’elle dépanne. C’est ainsi que je suis tombé sur une bouteille d’Eska l’autre jour à ma station-service habituelle à Red Deer. Ça me faisait une petite joie de boire une eau dont je connais vraiment la provenance!

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