Vues de Charlotte-la-Ville

Hier, je vous parlais de l’importance politique et historique de Charlottetown. Aujourd’hui, je vous invite à jouer au touriste avec moi. Victoria Row est l’une des artères touristiques les plus populaires de Charlottetown. En plus de l’inévitable magasin officiel de souvenirs d’Anne aux Pignons Verts (que je n’ai pas visité parce que j’avoue ne pas être intéressé du tout par la chose, préférant la réalité à la fiction), on trouve sur cette rue quelques restaurants et magasins. Il y avait même des musiciens qui jouaient des airs de jazz le soir où j’ai pu m’y promener.

L’édifice Connolly. C’était juste un bel édifice commercial de grès rouge et gris. Deux pierres fort communes dans l’île. Le grès rouge donne sa couleur typique au sol.

C’est d’ailleurs la même pierre qui a servi à ériger l’église anglicane Saint Paul, juste à côté de la Législature.

L’hôtel de Ville, pour sa part, a été construit de briques rouges, un autre matériau fort commun dans la ville.

Charlottetown, c’est d’abord une ville portuaire. C’était une ville de garnison, mais aussi un important poste de pêche et de transformation du poisson et des produits de la mer. Certains bâtiments dans la vieille partie du port ont gardé ce cachet, dont ces magasins principalement destinés aux touristes installés dans des entrepôts. L’édifice bleu abrite d’ailleurs la marque locale de crème glacée que, à ma courte honte, je n’ai pas pu déguster sur place par manque de temps.

Tout près du port, on retrouve aussi quelques anciens entrepôts de marchandises, dont l’entrepôt des douanes, dont la solide construction en briques en faisait l’édifice le plus solide (et sûr) en ville, ce qui lui permettait de servir de lieu de transit pour l’alcool durant la période prohibitionniste.

Toujours dans le vieux Charlottetown, on trouve la majestueuse basilique-cathédrale Saint-Dunstan, qui dresse ses trois flèches néo-gothiques (il y en a une au transept) à un jet de pierres de la Législature. L’édifice actuel, le quatrième sur le site, a été construit entre 1913 et 1919 après un incendie qui détruisit complètement la cathédrale à peine terminée en 1907. L’intérieur n’est pas particulièrement remarquable, sinon par ses vitraux modernes qui représentent les sacrements.

Dans le même registre religieux, on note, un peu en dehors du centre historique, la cathédrale anglicane Saint Peter’s qui, construite par des fervents du Mouvement d’Oxford, s’affirme fermement dans la tradition catholique. J’ai bien aimé me recueillir dans son intérieur simple et propice à la méditation.

Tout près de là. on retrouve une des plus belles résidences privées, si on aime le style victorien élaboré, de la fin du dix-neuvième siècle.

Il s’agit de la maison historique Beaconsfield. Ce n’est pas sans me rappeler certains presbytères catholiques construits à la même époque le long du Saint-Laurent… les dentelles en moins.

Les lieux où il est possible de se rafraîchir le gosier ne manquent évidemment pas dans la capitale insulaire. Tous n’offrent cependant pas de l’excellente musique live… ce fut le cas dans ce pub de tradition irlandaise où nous sommes allés faire un tour après la soirée de jeudi.À voir les images jusqu’ici, on pourrait croire que les gens de la capitale insulaire ne vivent que dans un musée. Pourtant, il n’en est rien. Même au cœur du centre-ville,on retrouve le Centre des Arts de la Confédération, chef-d’œuvre brutaliste des années 1960. Celui-ci compte non seulement une salle de spectacle, que l’on voit ici, mais aussi un musée d’art et une bibliothèque. Il offre au passants une vaste esplanade où prendre le frais…

… et son entrée ne manque pas d’originalité.

Plus loin, au centre d’un complexe de bâtiments du gouvernement provincial qui se trouve entre l’église Saint-Georges et Fanningbank et qui date des années soixante, on retrouve cette belle fontaine aux lignes modernes.

Un regard plus rapproché révèle qu’il s’agit d’une sculpture de Charles Daudelin, un sculpteur québécois, pionnier de l’art moderne, dont les œuvres ornent plusieurs publics. Celle-ci s’intitule «Poulia».

 

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2 commentaires sur « Vues de Charlotte-la-Ville »

  1. Pour l’instant, je m’amuse follement… quant au retour, je me contenterai ici de dire que ce sera dans quelques jours.

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