Première vue d’Halifax

Je suis arrivé à Halifax samedi dernier en autocar. Oyaté m’y a rejoint ce jour-là. En attendant que son avion arrive, j’avais quelques heures pour nous inscrire à l’hôtel, puis pour me promener et prendre un repas décent (le départ de Charlottetown à 7 h 45 ne m’avait pas permis de prendre un véritable petit-déjeuner).

Il ne fait pas particulièrement beau dans les Maritimes ces jours derniers. Nuages. Pluie. Re-nuages… tiens! Une éclaircie! Mais ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui vont nous empêcher d’explorer. En cette fin d’après-midi, je me suis surtout contenté de procéder à des explorations préparatoires, à repérer des lieux.. Pas mal, tout de même. Arrivé à ce qu’on appelle ici les public gardens, j’ai été témoin d’une scène qui n’aurait pas déparé au dix-neuvième siècle:

L’endroit était couvert de «beau monde» habillé sur son trente-six. Il y avait là un nombre incalculable de mariages et de jeunes qui célébraient leur graduation. Les complets et les robes ridicules abondaient. Partout les affiches qui, à l’européenne, indiquaient qu’il est interdit de marcher sur la pelouse, étaient joyeusement ignorées par les badauds et les photographes. Il me fallait ressortir de là au plus vite si je voulais éviter de tomber dans un time-warp.

Après un excellent souper, j’ai gravi la colline de la Citadelle tout près. D’en haut, j’entendais des harmonies qui m’étaient plutôt familières. Il s’agissait d’un tambour de pow-wow et de chants amérindiens. Je pensais que ça venait de l’intérieur de la Citadelle, mais non; c’était en contrebas, dans le parc de la Commune, où avait lieu un pow-wow commémoratif pour souligner le 400e anniversaire du baptême du chef micmac Membertou. J’ai passé un coup de sans-fil à Oyaté, qui se trouvait à ce moment-là en transit à l’aéroport de Montréal. Il était tout excité. Nous sommes retournés en soirée, ce qui lui a grandement plu.

J’ignore si cela a autant plu à Sa Majesté la Reine, qui a visité l’endroit lundi après-midi… pendant que nous étions un peu plus loin, du côté de Louisbourg. À notre retour, nous avions la surprise de voir que la GRC semblait avoir investi notre hôtel… le personnel de sécurité de la visite royale a évidemment besoin de loger quelque part!

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Un commentaire sur « Première vue d’Halifax »

  1. Il y avait une caricature d’une suavité extrême dans le Devoir de ce matin; on y voit Sa Majesté, avec son parapluie-dôme à la main qui dit: « Je me sens comme chez moi au Canada »

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