Gastronomie (!) à Calgary

Il y a quelques jours, Boris me rappelait cordialement qu’il y avait quelques jours déjà que je me faisais silencieux… La raison en est principalement la flemme, le fait que j’ai davantage le goût de lire que d’écrire… mais aussi le fait que nous n’arrêtons pas de nous promener. La semaine dernière, Oyaté et moi-même devions nous rendre pour «affaires» à Calgary et dans sa réserve d’origine. Nous avons terminé la journée à Prince’s Island Park, une oasis de verdure au milieu de la cité.

Cela nous a permis de retrouver le lieu où nous avions longtemps palabré il y a environ un an… avant que notre relation dépasse la simple amitié.

L’endroit étant propice à la promenade (et les moustiques n’étant pas trop nombreux), nous avons pris notre temps.

De ce parc, on ne peut pas manquer d’observer la croissance constante de cette ville, malgré la crise.

Nous avons pu jouir d’un bout d’une version modernisée d’Othello, présentée par le festival Shakespeare in the Park.

Sur un ton moins poétique, on nous rappelle un peu plus loin qu’il ne faut pas nourrir les volatiles qui s’y promènent… Un avertissement qui, je crois, est largement ignoré.

Nourrir… tiens, tiens! Il y a bien la tentation du «Café de la rivière», situé au cœur de l’île, mais c’est bien cher pour une journée qui avait été placée sous le signe de la simplicité… Ce ne sont pas les options qui manquent dans le coin, mais il y avait longtemps que, chaque vois que nous passions sur Kensington, Oyaté me rappelait l’existence d’un petit établissement familial qui jouit d’une popularité indéfectible auprès des gens de son peuple… et ce depuis très longtemps. J’avais résisté à l’appel de cet endroit fondé en 1958 pour des raisons que vous comprendrez plus loin.

Comme au bon vieux Joliette BBQ de mon enfance, pas de tables: un long comptoir, une file d’attente (minime à l’heure à laquelle nous nous sommes pointés, mais, comme l’avait annoncé Oyaté, surtout composée d’Amérindiens) et un court menu qui contient essentiellement quatre éléments: du poulet frit, des frites, des boules de farine de maïs frites (vous avez deviné: la haute friture est le seul mode de cuisson de cet endroit) et de la salade de chou. Un classique, quoi!

Nous nous sommes rendus dans un autre parc pour déguster notre gueuleton: Riley Park, en contrebas du Sourthern Alberta Institute of Technology.

Voilà le souper: huit morceaux de poulet (donc, plus ou moins l’équivalent d’un poulet entier au total), une bonne portion de frites et des boules de farine de maïs frites… avec deux sodas-gingembre pour faire descendre le tout. Je craignais quelque peu l’indigestion…

Mais, contrairement à une chaîne de poulet frit populaire, pas de problème. D’abord, le poulet, qui est très légèrement pané et frit juste à point, est juteux, tendre… et si on ne mange pas la peau (ce qui serait dommage, quand même), il n’est pas plus gras qu’un poulet rôti. Les frites me rappelaient celles du Chez Henri de mon enfance…

Bon. Évidemment, je n’en mangerais pas tous les jours, mais je comprends l’attrait de ce resto. Et Boris, à ta prochaine visite, il faudra t’y emmener!

Évidemment, boustifailler ainsi impunément à l’extérieur peut paraître invitant pour d’autres convives qui tentaient de s’inviter… Pas question! En bons citoyens responsables, les reliefs de notre bouffe (les os, quoi!) ont terminé leur carrière là où il se doit:

Et nous avons repris la route de Red Deer le ventre bien rempli.

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