Passages à l’île du Cap-Breton

Louisbourg, dont je parlais dimanche, se trouve près de la pointe est de l’île du Cap-Breton, que nous devions traverser pour nous rendre à ce lieu historique.

Cliquez sur la carte pour la voir dans son contexte original sur le site des musées du Cap-Breton.

Pour ceux qui ne connaissent pas très bien la géographie des Maritimes, voici une carte qui permet de situer l’endroit. Je n’avais jamais auparavant été autant à l’est au Canada. Le Cap-Breton étant une île, pour s’y rendre, il faut traverser le détroit de Canso, ce qui se fait sur une longue jetée qui arrive à Port Hastings.

Le détroit de Canso n’est pas particulièrement large, mais il a tout de même fallu attendre 1955 avant que cette route soit ouverte, facilitant le transport des marchandises et des personnes entre les deux parties de la Nouvelle-Écosse. L’impact écologique de cette jetée de pierre n’avait cependant pas fait l’objet du même genre de controverses et d’études soignées qui ont précédé la construction du Pont de la Confédération. On dit fièrement sur un panneau interprétatif près de la jetée (et sur leur site) que le détroit est libre de glace en hiver depuis sa construction… On peut s’interroger sur l’impact qu’elle a dû avoir sur la vie marine. Mais tout ça, c’est du passé. Aujourd’hui, on traverse le détroit presque sans s’en rendre compte.

Notre trajet s’est ensuite poursuivi dans une vaste forêt d’épinettes avant de déboucher en bordure du lac Bras-D’Or, qui n’est pas un lac à proprement parler, mais plutôt un bras d’océan qui sépare l’île du Cap-Breton en deux. Une mer intérieure, quoi.

À environ mi-chemin entre Port Hastings et Sydney, à Big Pond, nous avons eu droit à une éclaircie. Enfin! Nous avons donc pu prendre quelques clichés de ce bel endroit.

Cet endroit bucolique est le lieu d’origine d’une chanteuse canadienne bien connue, Rita MacNeil, qui a d’ailleurs ouvert un salon de thé dans une de ses anciennes résidences. Nous sommes passés devant sans nous y arrêter. Cependant, nous avons fait halte devant l’église Saint Mary’s, qui me rappelait tant d’églises vues dans le Témiscouata du temps de mon postulat en communauté religieuse. Tiens! Justement, c’était il y a huit ans aujourd’hui que je prononçais mes vœux temporaires…

Après avoir fait halte sur le bord de l’eau, nous avons remonté la côte (après tout, j’avais stationné notre voiture de location tout près de l’église), puis nous sommes entrés, car, bien sûr, la porte n’était pas verrouillée.

L’endroit, modeste et simple dans sa décoration, se prêtait au recueillement. Nous ne nous sommes pas faits prier pour prendre un moment.

Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers Sydney, ce qui nous a amenés à Louisbourg le lendemain. Nous sommes retournés vers Halifax par un chemin différent, en contournant le lac Bras-d’Or par le nord; le temps était décidément mauvais et nous n’avons pas vu grand-chose… sinon des arbres et encore des arbres.

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5 commentaires sur « Passages à l’île du Cap-Breton »

  1. Comme le disait si justement une publicité (en anglais) de la chaine de restauration minute aux arches d’or, l’Île du Cap-Breton est une «cornucopia of awesomeness».

  2. N’eût été du brouillard, je suis sûr que nous aurions pu découvrir toute la superbitude de l’endroit… Ce sera pour une autre visite.

  3. Je reviens tout juste de France alors je suis en retard dans les nouvelles. Reste que tu es quand même chanceux d’avoir visité le pays de mes ancêtres.

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