Poulet en crème aux champignons

Il y a quelque temps, Oyaté et moi-même regardions, pour la ènième fois (parce que nous l’aimons bien), le film Julie & Julia. Il s’y trouve une scène où Julie Powell prépare un poulet en sauce aux champignons à l’air divin. On trouve la recette ici.

Extrait du film «Julie & Julia»

Oyaté s’était exclamé: «J’en veux!» Bon. Je peux te faire quelque chose de semblable, que je lui réponds. L’autre jour, je lui demande, alors qu’il était au sous-sol, s’il pouvait choisir une viande pour décongeler pour un repas à venir. Il est remonté avec un paquet de suprêmes de poulet. Nous avions des champignons, de la crème… donc, tout ce qu’il faut pour préparer une sauce divine.

Je n’ai pas suivi la recette de Julia Child (je ne l’avais pas consultée avant d’écrire le présent article). Je me suis plutôt laissé porter par l’inspiration. J’ai donc fait revenir, dans un peu d’huile et de beurre, des champignons de Paris en tranches, trois gousses d’ail finement hachées et une échalote sèche finement hachée. Lorsque les champignons ont bruni, on retire du feu et on déglace la poêle au vinaigre de cidre (je n’avais pas envie d’ouvrir une bouteille de blanc, mais j’aurais pu faire la sauce à base de vin, ce qui lui aurait donné un goût exquis). On laisse évaporer le liquide.

On dépose dans la poêle chaude une belle noix de beurre et un peu d’huile, puis on dépose les suprêmes de poulet pour les faire dorer sur toutes leurs faces. Ceci fait, on verse une bonne rasade de bouillon de dinde, on assaisonne (cumin, thym, une branche de romarin), puis on laisse doucement mijoter à l’étouffée une dizaine de minutes pour permettre au poulet de cuire entièrement. On découvre, on verse les champignons cuits ainsi qu’une rasade de crème à fouetter (dans laquelle j’avais dilué un peu de fécule de maïs pour aider l’épaississement de la sauce sans avoir à utiliser une tonne de crème).

J’ai servi avec du riz pilaf assaisonné au safran et à la graine de cumin.

Si j’y avais pensé, j’aurais versé une bonne cuillerée de moutarde dans le bouillon, et ajouté des oignons verts finement ciselés en fin de cuisson, mais ça m’a échappé…

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Le sommeil des justes

Oyaté suit une formation en secourisme cette fin de semaine… Pendant ce temps, je prépare maison et voiture pour l’hiver. Donc, pas de repos pour les humains, puisque lesdits cours commencent à 8 heures! Les félins, par contre… ils se la coulent douce, tous ensemble.

Jardin givré

En ce matin du 17 septembre, le thermomètre extérieur indiquait un beau -4°C au réveil… Il y avait, au sol, une fine couche de givre qui couvrait l’herbe. Oh! oh! Le potager n’en est pas sorti indemne… Les carottes et les betteraves auront survécu, mais pour ce qui est d’autres plantes…

Les haricots, fermes hier encore, sont devenus mollets… Leur saveur est acceptable et je pourrais toujours les congeler pour les faire cuire plus tard.

Les tomates, par contre, ne sont bonnes que pour le compost…

À l’exception de ces deux tomates-cerise qui se feront déguster au dîner…

La tournée du jardin m’a aussi permis d’apprendre que j’avais quelques framboises qui n’attendaient que d’être consommées.

Côté fleurs, les vivaces s’en tirent sans trop de dommages… mais les annuelles n’ont pas résisté.

Monsieur E, un peu surpris tout de même par la fraîcheur de l’air ce matin, ne s’en fait pas trop… Il continue à explorer son domaine extérieur avec ses frères aînés.

Porc qui devait être sauté à l’orange

J’avais encore une de ces réunions en fin de journée dont je me serais bien passé… J’avais l’intention d’aller faire un tour à la salle d’entraînement après la journée de travail, mais j’avais juste trop faim. En fait, j’avais tellement faim que je me sentais quelque peu faible alors que nous faisions, Oyaté et moi, quelques courses nécessaires avant de rentrer.

J’avais de belles tranches de porc au frigo qui n’attendaient qu’une initiative de ma part. Dans mon esprit, j’étais en train de cuire, après les avoir découpées en lanières, mes tranches de porc à l’orientale sur le barbecue… mais comme il pleuvait et que ça aurait demandé une longue station devant le gril sous la pluie, j’ai décidé de changer mes plans tout en demeurant dans le même esprit.

J’ai donc découpé ma viande, mais je l’ai ensuite enfarinée. J’ai aussi découpé des légumes: un demi-oignon en dés, trois gousses d’ail en tranches épaisses, une dizaine de champignons en tranches aussi. J’ai donc fait revenir ces légumes, assaisonnés de cumin et de muscade, dans l’huile jusqu’à ce que les champignons soient dorés. Je les ai alors retirés du feu et réservés dans un bol avant de faire dorer ma viande dans la même poêle (sans la faire cuire complètement; juste dorer), déglaçant à la fin de chaque poêlée (il y en a eu deux, car j’avais trop de viande et on ne fait jamais dorer plus de viande que ne peut en contenir le fond de la poêle) avec du jus d’orange.

J’ai ensuite réservé la viande, les oignons, champignons et l’ail de côté. J’ai alors fait revenir à feu vif deux branches de céleri en dés et deux poivrons (un jaune et un orange) en lanières, juste ce qu’il fallait pour colorer les légumes.

J’oubliais: pendant ce temps mijotaient de fines tranches de carottes dans du jus d’orange additionné de zeste du même fruit et de cinq ou six clous de girofle. Si j’avais eu du gingembre frais, j’en aurais probablement ajouté une tranche fine.

Après avoir fait revenir les légumes ci-haut photographiés, j’ai déglacé la poêle au vinaigre de cidre, que j’ai laissé évaporer avant d’ajouter une bonne tasse de bouillon de dinde (j’avais ça au frigo) que j’ai porté à ébullition avant d’y déposer la viande cuite avec ses jus. J’ai ajouté une bonne poignée (peut-être deux) de graines de sésame et de noix de cajou. J’ai ajouté les carottes et leur jus de cuisson, assaisonné de gingembre moulu et laissé mijoter jusqu’à ce que la sauce atteigne la texture voulue. À ce moment, j’ai remis les autres légumes dans la poêle, ainsi que les quartiers de l’orange à laquelle j’avais volé le zeste plus tôt ainsi que quelques oignons verts en tranches grossières.

J’ai laissé les saveurs se compénétrer quelques minutes, puis j’ai servi sur un lit de riz (sauvage pour moi et blanc pour Oyaté).

À ceux qui se demandent, non, nous n’avons pas de lave-vaisselle. Elle est faite à la main, amoureusement, par Oyaté (à l’essuyage) et votre pas très humble (les mains dans l’eau mousseuse et très chaude).

La paix retrouvée

Scène croquée cet après-midi. Il semble bien que notre aîné se soit fait à l’idée de la présence du plus jeune… Monsieur R n’a pas bronché lorsque Monsieur E est grimpé sur la même chaise que lui pour faire la sieste cet après-midi, bien que la chaise d’à-côté était entièrement libre. Monsieur E aime se pelotonner contre ses aînés (ou contre ses humains). Le vieux grincheux ramollit. Tant mieux!

Riz frit au poulet

Je suis enrhumé. C’est fin pour commencer une année scolaire… Mais bon. C’est la vie et peut-être que le pow wow de la fin de semaine dernière (où, comme tout le monde, j’ai eu droit à un froid de canard) a eu un rôle à jouer… Mais bon. Le temps que mon système immunitaire se reprenne, la cuisine-confort est au menu.

Ce matin, Oyaté avait, à la blague, prononcé chicken fried rice avec un faux accent asiatique. Je me suis dit que ce serait une idée pour le souper, étant donné qu’il y avait de la poule au frigo. J’avais une assemblée générale de l’ACFA après ma journée de travail, donc je suis rentré fatigué; moi, j’avais pu grignoter à l’assemblée; mais lorsque Oyaté s’est pointé, il ne restait plus que des biscuits.

Nous sommes rentrés et je me suis mis à l’ouvrage, pendant que mon homme terminait le ménage qu’il avait commencé dans l’après-midi.

Donc, j’avais deux suprêmes de poulet que j’ai fait doucement griller sur le barbecue, retournant de temps à autre et badigeonnant la chair d’un mélange de sauce soja, de sauce aux huîtres et de mirin.

Pendant ce temps, du riz cuisait. Je suis allé cueillir des haricots et des pois au jardin (notre frigo n’avait pas de légumes intéressants) que j’ai lavés et coupés. J’ai aussi haché des oignons verts et coupé des tomates en dés. Ceci dit en passant, je commence enfin à avoir quelques tomates au jardin; elles sont petites et le mûrissement est vraiment tardif. Je sens que je vais soit devoir faire tu ketchup ou des tomates vertes frites (recette ici)…

Le riz étant cuit, rincé et égoutté, j’ai fait tomber de l’oignon finement émincé et de l’ail dans une poêle. Lorsque les oignons sont devenus transparents, j’ai ajouté un peu d’huile, puis le riz, que j’ai bien enrobé de l’huile de la poêle avant d’arroser des mêmes ingrédients avec lesquels j’avais badigeonné le poulet. J’ai jeté une poignée de noix de cajou et de graines de sésame. Le poulet étant cuit, je l’ai découpé en dés, puis ajouté à la mixture, puis j’ai déposé les légumes, laissant doucement réchauffer à couvert une ou deux minutes. Après avoir touillé, j’ai servi dans de grandes assiettes creuses.

La prochaine fois, je sens que je vais être un peu plus généreux en sauce soja et en épices… c’était bon, mais ça aurait pu être plus relevé… mais ça pourrait aussi être le fait de mon nez congestionné. Oui, je me soigne.

Oh! Nous venons de nous taper la série des films Star Wars dans l’ordre… question d’accompagner nos repas. Oui, ça fait nostalgie.

J’ai tout ce qu’il faut pour écrire…

… sauf le temps.

J’ai vécu un très beau pow wow en famille la fin de semaine dernière, avec une grande entrée majestueuse en fin de séance dimanche…

J’aurais quelques mots à dire du complexe hôtelier où nous résidions (et dont je vous envoie la vue que nous avions de notre fenêtre… sur Iyarhe Mnathka).

Mais depuis le retour à la maison, c’est le retour à l’école qui m’est tombé dessus… J’enseigne cinq cours cet automne, dont un nouveau cours passionnant sur l’histoire de la sexualité. Mais ça demande de la préparation.

Donc, à tout de suite!