Porc spontané

Petit jeudi soir tranquille après une longue journée. Nous avions pris la décision d’aller nous entraîner après la journée de travail; ce n’est pas le meilleur temps de la journée pour le faire, car cette plage-horaire est bien populaire. Mais bon… on fait ce qu’on peut quand on le peut!

J’avais fait dégeler des tranches de porc qui avaient séjourné au congélateur un peu plus longtemps que prévu; je les ai donc fait mariner dans un mélange de jus de pomme et de vinaigre de cidre assaisonné de romarin, de clou de girofle et de gingembre. Nous avions aussi des pommes de terre grelot qui commençaient à indiquer leur désir de se faire extraire de la chambre froide (qui ne l’est pas vraiment en été) du sous-sol.

Il était passé 21 h lorsque je me suis finalement mis au fourneau car notre nouveau régime d’exercice proposé par un entraîneur est beaucoup plus exigeant que ce que nous faisions jusqu’ici, d’où: douche obligatoire. Je me suis laissé aller, comme d’habitude, par l’inspiration.

Faire tomber le quart d’un oignon finement haché; lorsqu’il est transparent, ajouter deux gousses d’ail très finement hachées. Une minute plus tard, ajouter du porc découpé en lanières et faire griller sur toutes les faces à feu vif. Faire plus d’une poêlée si nécessaire; on ne fait pas cuire le porc à cette étape: on ne fait que le saisir. Déglacer au vinaigre de cidre ou au vin blanc.

Retourner la viande dans la poêle à feu moyen, ajouter assez de jus de pomme mêlé de bouillon de dinde pour presque couvrir la viande. Ajouter des carottes en dés grossiers. Assaisonner avec une cuillèrée de moutarde de Meaux mêlée de miel, une lampée de sauce soja, du gingembre, du clou de girofle, du cumin et un bâton de cannelle. Laisser mijoter un peu, puis ajouter du céleri en dés. Réduire le feu et cuire à l’étouffée une dizaine de minutes.

Découvrir, hausser le feu et ajouter des languettes de poivron; épaissir la sauce si nécessaire en délayant de la fécule de maïs dans du bouillon de dinde (ou du jus de pomme) froid avant de l’ajouter au mélange. Une fois épaissi, c’est prêt à servir.

Pour les pommes de terre, faire cuire des pommes de terre grelot dans l’eau salée, puis les découper en tranches grossières pour ensuite les jeter dans une petite quantité de sauce béchamel enrichie de crème. Comme nous avions ça au frigo, j’ai demandé à Oyaté de hacher des tranches de salami de Gênes que j’ai mêlé au mélange de pommes de terre.

Évaluation: Meilleur encore que je ne l’aurais espéré.

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7 commentaires sur « Porc spontané »

  1. 9h35 du matin….. je salive devant ta recette, mais comment fais-tu pour avoir une telle inspiration ????

    N’y-a-t-il pas un concours culinaire-télé réalité au Canada comme aux USA et maintenant en France « Masterchef »….. 100 000 euros à la clé + 6 mois dans une prestigieuse école de cuisine + ton 1er livre de recettes imprimé…. tu aurais vraiment ta place dans cette émission cher Doreus !

  2. 9h 37 du matin ! ….. Moi aussi je salive ; le monde entier salive ! ( enfin : le monde occidental ) 😉

  3. « Porc spontané » ça fait un peu génération spontanée, je vois le cochon apparaître dans ton assiette, pof, d’un coup, comme ça… Faudrait peut-être repenser aux titres de tes recettes 😉

  4. Marine, merci pour le compliment et la suggestion… mais je ne suis pas certain que j’aimerais le stress de devoir être en compétition à la télé. Je crains que ça me couperait l’inspiration.

    Patton, merci.

    Dr. CaSo, je sais… mais bon, c’était aussi un titre spontané. J’aurais pu traduire par Pork on the fly, mais là, je rejoindrais un proverbe anglais. Y’a pas de gagnant… Tu as une suggestion pour le titre? J’ai appelé la chose «porc sucré à la moutarde» dans l’index des recettes.

  5. Pourquoi pas «Doux porc se faisant chanter la pomme»?

    Ceci étant dit, porc et pommes, c’est assez winner comme combinaison…

  6. Ton post , et son titre , me rappellent un vieux souvenir de Chine ( 1985 ) sur l’ île de HAINAN .
    Je participais à un banquet , avec ses 40 plats !!!
    Le  » clou  » de ce banquet fut l’apparition ( quasi spontanée ) d’un gigantesque porc grillé mais complet de la téte à la queue …Mais , le plus spectaculaire était que les cuisiniers avaient posé deux grosses ampoules électriques rouges …à la place des yeux !!! Tout ça alimenté par une batterie cachée sous le chariot de présentation …..
    Saisissant !
    Hélas , je n’avais pas pris ma camera , ce que je regretterai toujours .
    Mais ce souvenir visuel est gravé dans ma mémoire .

  7. Boris, j’aime.

    Patton, je ne sais pas comment j’aurais réagi face à une telle apparition culinaire, qui paraît aussi effrayante que potentiellement appétissante…

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