Virée francophone

C’était la vue qui se présentait à moi samedi matin, de la fenêtre de la chambre gracieusement offerte par notre hôte dans la capitale. C’était fort sympathique… même s’il m’a fallu me lever aux aurores, parce que ce à quoi je participais commençait à 8 heures. Bon… Je suis arrivé avec un peu de retard, mais quand même! Il m’avait fallu me lever avant le soleil.

Ce qui m’amenait à prendre la direction du nord, cette fois, c’est le rassemblement annuel de la francophonie albertaine: le Rond Point. J’y étais allé la dernière fois en 2008, alors que cela se tenait à Calgary. Cela m’avait ouvert les yeux sur divers aspects de la réalité francophone à travers la province. Cela se tenait cette fois au Northlands Expo Centre, un gigantesque centre de congrès et d’exposition où se tenaient, en même temps que le rassemblement francophone, entre autres une exposition érotique (oui, oui… dans la très puritaine Alberta!) et un salon d’Halloween. Nous avions l’avantage d’être rassemblés dans une aile un peu à l’écart… ce qui m’a permis d’éviter entièrement ces autres événements.

Les autres membres de la délégation de Red Deer: Josée, notre coordonnatrice de projets, Marie-Lyne, notre présidente, Jennifer-Lynn, notre vice-présidente, ainsi que Nancy, notre directrice générale.

Le Rond-point, c’est un ensemble d’activités destinés à stimuler les organismes de la communauté francophone de l’Alberta. Le tout commençait en fait jeudi et offrait divers ateliers permettant au personnel des diverses associations et organismes de se rencontrer et de se mettre au fait des programmes de financement qui leur sont accessibles. Le «grand public», si on veut, était invité à partir de la soirée de vendredi, alors que se tenait un banquet et une conférence de M. Graham Fox, conseiller en politique publique pour la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. J’ai loupé cette soirée ainsi que les remises de prix du samedi soir. La journée de samedi se composait de deux volets principaux: des ateliers thématiques durant la matinée (j’ai assisté à ceux portant sur «ce que le français apporte à l’Alberta» et «le collégial francophone: état de la situation). Les ateliers étaient bien menés, pertinents… et surtout permettaient d’ouvrir la voie à des rencontres informelles par la suite.

Lors du rassemblement de Calgary en 2008, en plus de nous trouver dans des locaux beaucoup plus trop petits et mal sonorisés, le programme n’offrait que très peu de temps libres permettant de se rencontrer informellement. On nous imposait même des conférences pendant les repas et le banquet. Pas moyen de se parler! C’était épuisant et j’étais parti avant l’AGA (Assemblée générale annuelle) par dégoût. Cette fois, c’était intense, riche… mais on pouvait respirer et se parler!

Après un dîner disons… copieux mais modeste, nous avons eu droit à une conférence de Graham Fraser, commissaire aux langues officielles du Canada. Au-delà du discours politique auquel on pouvait s’attendre, Monsieur Fraser nous a entretenu d’une récente étude de la vitalité de la communauté francophone de Calgary, qui fait ressortir autant la richesse que les besoins de cette communauté particulière autant que de la francophonie albertaine dans son ensemble. La séance de questions qui a suivi a été dynamique et a permis de faire ressortir qu’il existe ce que Monsieur Fraser appelle poliment des «clients privilégiés» parmi les agences gouvernementales et para-gouvernementales en ce qui concerne le respect (ou non ) de la Loi sur les langues officielles et les divers règlements qui s’y rattachent.

L’Assemblée générale annuelle de l’Association canadienne-française de l’Alberta concluait l’après-midi. Cette fois, j’y ai assisté (du moins en partie). Ce n’est pas une activité particulièrement excitante, mais on y apprend des choses importantes en ce qui concerne les projets de l’ACFA provinciale. Comme pour tous ces rassemblements, c’est à suivre!

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