Le trésor s’agrandit

Il n’y a pas si longtemps, je vous parlais de «mon trésor». Eh bien, voici que, inopinément, celui-ci vient de s’agrandir. Samedi après-midi, à l’invitation de la veuve de feu mon prédécesseur au poste que j’occupe au collège, je me suis rendu chez elle pour l’aider dans le processus d’élagage de la bibliothèque de son défunt époux. Elle m’avait envoyé, au cours de la semaine, un courriel m’invitant à venir me servir, car, comme elle le dit si bien, elle n’a «jamais rencontré d’historien qui ne soit pas également bibliophile». Elle qui est bibliothécaire… elle nous connaît bien.

J’ai donc passé un après-midi émouvant à ratisser la bibliothèque de cet homme que j’aurais aimé mieux connaître. Après avoir pris sa retraite, il avait continué ses travaux de recherches sur les relations entre les Premières Nations et le gouvernement canadien dans l’Ouest. Il possédait de nombreux volumes dans la ligne de ceux que que, patiemment, j’avais commencé à acquérir. Disons que ma recherche de renseignements utiles pour l’enseignement de l’histoire de l’Ouest canadien vient d’être grandement simplifiée. Il y a donc là onze caisses de nouveaux livres tout fraîchement arrivés et subissant l’obligatoire inspection féline.

C’est avec beaucoup de reconnaissance que j’ai accepté l’honneur de cet héritage intellectuel. Il pourrait aussi y avoir des dossiers de recherche qui pourraient influer le cours de mon travail.

Travail? Vous avez dit travail? Nous, on se repose…

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8 commentaires sur « Le trésor s’agrandit »

  1. Encore des livres!!! Une chance que le bureau est au sous-sol, le plancher risquerait de ne pas résister ;). Et quels mignons minous!

  2. Olivier, faut faire attention aux dates… Les étagères auxquelles tu fais référence ont été construites à l’été 2008. Évidemment, près de trois ans plus tard, elles sont bien remplies déjà. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les livres sont toujours dans les caisses, et l’une d’entre elles est le fait que je n’ai pas vraiment d’étagères pour les y mettre pour l’instant. Cependant, j’ai moi-même du ménage à faire… Il me faut aussi organiser cette nouvelle collection, qui fait plus que tripler le nombre (et le volume) d’ouvrages que je possède sur les Premières Nations et sur l’Ouest canadien, requérant un réaménagement de mes tablettes pour faire de la place. En plus, un certain nombre ira au bureau (où les étagères ne sont guère plus vides).

    Sudriveraine, effectivement. Ça me rappelle ce proprio de Lachine qui ne voulait pas me louer, jadis, un appartement, parce qu’il craignait l’effondrement du plancher du deuxième étage. Deux ans plus tard, je repassais devant sa maison et le logement était encore à louer. En fait, je pense que je l’ai vu sur Google Street View et qu’il était encore à louer… Un proprio difficile, je pense.

  3. Ils ont le don de venir s’interposer entre le lecteur et son livre… mais ils le font avec tellement de grâce qu’on ne peut que le leur pardonner.

  4. J’aime.

    C’est ce sur quoi j’ai essayé de cliquer l’autre jour à propos de ce post, mais il fallait, je crois, s’inscrire, et j’était un peu à la bourre.

    Les chats : assurément un sujet très blogable, qui plus est si photogénique. On ne se fatigue jamais de les regarder.

  5. 11 caisses de livres! Un vrai trésor assurément. En y pensant, moi qui ai beaucoup lu (et qui continue heureusement) j’ai très peu conservé les livres, mais j’ai très peu conservé tout court…

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