Petite découverte

Le lieu: un édifice résidentiel de la capitale où demeure une amie qui a la gentillesse de nous héberger. Un édifice plutôt, disons, bien.

Plus précisément, le lieu est un espace au bout du corridor donnant accès aux appartements, une pièce assez vaste, en fait, où on aurait facilement pu aménager un petit studio, mais qu’on a préféré laisser à l’usage général des résidants.

À l’étage où demeure notre amie, cet espace a été aménagé en petit salon, avec des divans. Lors d’un de mes voyages de cet étage au garage du sous-sol, j’ai décidé de serpenter par les escaliers. Cela m’a permis de constater que chaque étage a un aménagement différent pour cet espace.

Sur un autre étage, il n’y a strictement rien. Juste une grande pièce vide et nue avec deux grandes fenêtres. Une perte d’espace à mon sens… mais nous vivons au pays de l’abondance.

Puis voilà, au deuxième étage, il y avait, ô surprise, ce métier à tisser artisanal. L’historien ne pouvait faire autrement qu’être fasciné. Ce n’était pas la première fois que je rencontrais pareil outil… mais je crois que c’est la première fois que j’en vois un qui est fonctionnel.

Il est là. Prêt à accueillir son artisan(e) habituel(le).

Tiens! La manivelle m’apprend quelque chose… L’instrument a été manufacturé à un endroit que je connais. De retour à l’appartement, une rapide recherche sur la Toile m’a permis d’apprendre un peu de l’histoire des Métiers Leclerc et même de voir des métiers à l’œuvre.

Ça donne presque le goût de se lancer dans l’artisanat… Il me semble qu’il y a quelque chose de profondément méditatif à utiliser ces «machines».

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9 commentaires sur « Petite découverte »

  1. Mon Dieu! Ma grand-mère avait des métiers à tisser semblable à celui-la! Elle en avait deux. un à peu près de cette grandeur, pour faire des tapis peu large, et qu’elle pouvait actionner toute seule, et un autre, assez large pour faire des couvertures pour lit king size, où elle devait avoir un helper pour l’aider à faire passer la navette d’un bout à l’autre du métier!

    Au moment ou j’ai connu ma grand-mère tisserande, elle faisait ce qu’elle appelait de la catalogne (que l’on voit brièvement autour de 1min39 dans le vidéo) , avec de la guenille, c’est-à-dire des lanières de tissus d’environ 1/2 pouce de large patiemment cousues les une aux autres. le résultat final donne quelque chose de lour et très chaud… Une de ces créations me réchauffe encore, près de trente-cinq ans plus tard!

  2. Ah! Les tisserandes… Et les catalognes. Nous avions des tapis de catalogne à la maison: de ces carpettes tout-usage inusables qui servent désormais surtout à transporter les meubles lourds sans égratigner les planchers.
    As-tu déjà joué au helper avec la navette de ta grand-mère?

  3. Non, j’étais un peu trop petit à l’époque… Suffisamment petit cependant pour l’aider à passer les fils de trame dans les minuscules chas des *aiguilles* (je ne souviens pas du mot exacte) des cadres…

  4. ….. La navette ..? Suis pas sûr ?…
    Doreus , Boris …. tisserands ?
    Des Canuts de l’ôt coté de la Mare …! 😉

  5. Haha, quand tu penses que ça fait bientôt deux ans que j’habite ici et que je ne savais même pas le trésor qui se trouvait juste à côté de moi! La vidéo est très jolie. Quand on était petites, mes soeurs et moi avions des métiers à tissers pour jouer, des petits, pas des gros trucs comme ça, et c’était super chouette.

    Tiens, pour toi qui te demandais si j’avais vu l’oeuf, j’ai retrouvé ce lien ce matin: http://cestpasmoijeljure.wordpress.com/2009/07/22/quoi-de-plus-sympa-quun-oeuf/

  6. Vous savez, cher Patton, on tissait par ici avant l’arrivée des Européens… juste pas de la même manière. Et il y a évidemment une différence entre les filatures industrielles et un humble métier à tisser artisanal. Des canuts nous ne serons pas.

    Dr.CaSo, merci pour le lien qui ramène aux origines… Bons souvenirs?

  7. Oui, c’était le bon temps (où je m’entendais encore avec John…). Cette balade avait été très sympa 🙂

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