Le jour des réparations

Mon macchiatto de fin d'après-midi préparé et photographié (avec amour) par Oyaté. La tasse est un cadeau reçu pendant mon noviciat; elle daterait, selon la petite histoire, de 1914. La cuiller est plus récente...

Je ne savais pas trop ce que j’allais écrire ce soir pour garder la continuité… car ceux qui suivent ce blogue savent que demain sera la «photo du mois», qui paraîtra, comme d’habitude, à midi, heure de Paris (donc cinq heures du matin ici, le passage à l’heure avancée ayant réduit notre décalage habituel d’une heure). Et puis la vie s’est mise à me dicter un thème pour la journée de dimanche: celle des réparations mineures. D’abord, il y avait l’ampoule du porche de la maison qui avait décidé de brûler il y a déjà quelque temps… et que j’oubliais toujours de remplacer (et quand j’y pensais, il faisait moins soixante-dix mille degrés dehors et je n’en avais vraiment pas envie).

Puis il y a eu, avant-hier, un phare de la voiture qui, lui aussi, a décidé de griller. Ça, ça arrive de temps en temps, surtout depuis que nous avons décidé de remplacer les phares halogène d’origine par des phares à plus haute efficacité. On y voit décidément mieux la nuit (bien que ce ne soit pas la performance des ampoules au xénon), sauf que la durabilité de ces phares haute-performance est de beaucoup réduite. Évidemment, en Alberta, l’hiver nous force à conduire souvent à l’obscurité, puisque la durée du jour est très réduite entre novembre et mars. D’où… nécessité d’aller se glisser les doigts derrière la calandre de Bernadette de temps à autre… par grands froids. Il faisait moins froid cet après-midi, donc j’en ai profité. Évidemment, il fallait que ce soit celle de gauche (située dans un espace juste assez large pour se passer la main entre la batterie et les phares) qui soit brûlée cette fois. Oh! Heureusement que ces phares haute-performance sont dotés d’une garantie d’un an… ce qui fait que je n’ai à payer qu’une fois par année. Ça reste quand même agaçant.

La plus grosse réparation, cependant, fut la cafetière. Il y a un peu moins de deux ans, je me suis procuré gratuitement (grâce aux points accumulés de mon épicerie habituelle) une cafetière expresso. Celle-ci nous a rendu de bons et loyaux services pendant une dizaine de mois… jusqu’à ce qu’un bon matin elle décide de ne plus chauffer correctement. Impossible d’obtenir un café à la bonne température et encore moins de mousser le lait. Évidemment, il ne s’agit pas là d’une cafetière de première qualité, mais bien d’un appareil d’entrée de gamme manufacturé à la va-vite en Chine profonde. Mais à cheval (presque) donné, on ne regarde pas la bride… et elle fait quand même du bon café. Donc, la garantie étant encore en vigueur, nous l’avions retournée… pour en recevoir une neuve la semaine suivante.

Voilà donc que ce matin, rebelote. Notre «nouvelle» machine commence à faire des siennes de la même manière. Je tente une décalcification (au cas où le problème résiderait dans une accumulation de calcaire sur les éléments chauffants, ce qui n’est pas impossible bien que nous utilisions en général de l’eau distillée). Nan. Rien à faire. Donc, la garantie étant expirée, je m’arme du seul outil nécessaire pour éventrer la bête (un tournevis Phillips) et examiner ses entrailles. Il m’a fallu démonter le bas, puis le haut… avant de trouver un fil dont la soudure a été détruite par la corrosion. J’ai pu rattacher la chose de manière quelque peu artisanale et ré-assembler l’appareil… mais je ne m’attends pas à une grande durabilité de la réparation. À terme, il faudra nous procurer un autre appareil. J’espère que la réparation va durer suffisamment longtemps pour continuer à nous faire des petits cafés jusqu’à ce que nous ayons les moyens de nous acheter une meilleure cafetière… Et c’est ma faute si maintenant Oyaté ne veut boire que des cafés au lait!

Oh! Et puisque j’étais dans les réparations de petits appareils ménagers, j’en ai profité pour faire le nettoyage périodique de l’humidificateur (nécessité pour la chambre à coucher dans un climat comme le nôtre). Lui n’est pas alimenté à l’eau distillée et l’accumulation de calcaire dans la chambre d’évaporation était ahurissante.

Publicités

12 commentaires sur « Le jour des réparations »

  1. Eh ben, au moins tu chômes pas, toi 🙂

    Pour l’humidificateur, moi aussi je l’ai nettoyé l’autre jour… et y ai trouvé une plaque dure et brune d’environ 5 mm d’épaisseur… super impressionant. Maintenant je nettoye le bidule une fois par semaine, au vinaigre, c’est plus facile.

  2. Dieudeschats, oui et non. En fait, pour fabriquer de l’expresso, l’eau passe à travers les grains de café sous forme de vapeur. Par conséquent, elle est en quelque sorte distillée par le processus et donc le fait d’utiliser de l’eau distillée pour la préparation ne fait qu’épargner la mécanique intérieure. De plus, une fois transformée en café, il se trouve à nouveau des particules en suspension dans l’eau… donc ce n’est pas à proprement parler de l’eau distillée que nous buvons. J’ai d’ailleurs eu une intéressante discussion sur la question de la consommation de l’eau distillée avec le directeur du département de sciences du collège (un chimiste) qui m’a expliqué le pourquoi du comment du fait qu’elle ne devrait pas être consommée telle quelle… En fait, l’eau distillée pourrait aussi contenir des bactéries du fait qu’elle n’a plus de protection chlorée.

    Dr. CaSo, je fais aussi beaucoup usage de vinaigre pour le nettoyage…

  3. Ton article m’a fait penser à changer la lampe de l’escalier, grillée depuis plus de 2 semaines. Je n’y pensais évidemment que lorsqu’il faisait nuit noire et je ne monte pas sur une échelle posée en travers d’un escalier lorsque je ne vois rien. Et ça change tout, même si je n’avais sous la main qu’une ampoule dite économique qui s’économise tellement bien au départ qu’elle n’éclaire correctement qu’au bout de 10 minutes.
    Il suffit finalement de penser à l’allumer en avance.

  4. Heureux d’avoir pu t’être utile. Ces ampoules à basse consommation posent d’ailleurs problème pour l’éclairage extérieur ici. À l’avant, il y a une minuterie. À l’arrière, un photosenseur et un détecteur de mouvement. Ni l’un, ni l’autre ne fonctionne avec les ampoules fluocompactes…

  5. Mon prof de biologie du secondaire nous avait dit que l’eau distillée n’était pas en elle même toxique, mais qu’elle pouvait débalancer l’équilibre des électrolytes dans l’organisme…

  6. Je ne me risquerais pas à boire l’eau distillée vendue en bidons de 5 ou 10 litres dans les supermarchés car elle n’est pas destinée à la consommation humaine et donc je doute qu’ils suivent des normes d’hygiène alimentaire.
    Attention l’eau distillée est particulièrement corrosive, justement car elle ne demande qu’à se reminéraliser ! Donc il serait peut-être mieux de la « couper » avec un peu d’eau du robinet…

  7. Pour la soudure, Je te conseille d’emprunter un fer a souder + du fil d’étain pour la refaire proprement. C’est assez facile en principe. J’ai ressoudé les fils des écouteurs de baladeurs Iphone de marine + ceux de mon casque de guitare sur lequel j’ai marché… (allez savoir comment ca c’est défait) et ca remarche nikel depuis.

  8. Dieudeschats, ceci expliquerait cela, sauf que la partie corrodée ne touche pas à l’eau. Elle est plutôt affectée par la vapeur d’eau (laquelle serait la même que l’eau soit distillée ou non).

    Alex, la suggestion serait bonne, si je pouvais avoir une meilleure prise. En fait, il ne s’agissait pas vraiment d’une soudure à proprement parler, mais d’un assemblage par pince que j’arrive mal à décrire. L’une des parties est en acier et l’autre en cuivre… en milieu humide, c’est la recette parfaite pour la corrosion. Les deux morceaux sont en fait assez endommagés pour rendre toute soudure assez hasardeuse et elle ne serait probablement pas très durable, car la réaction chimique continuerait à s’opérer. C’est une erreur de design.

Les commentaires sont fermés.