Parents cybernétiques

Ça y est. Je suis tombé de ma chaise ce matin. Je téléphonais à ma chère Maman pour lui souhaiter un bon anniversaire. Voilà-t-y pas qu’elle m’annonce, tout de go, que mon père avait pris une grande décision: celle d’acheter un ordinateur. Ils sont donc informatisés. Pas branchés encore, mais informatisés. Bon. Il a fallu que je leur précise que le manuel pour Fenêtres 95 qu’ils possèdent est plus que désuet (ils fonctionnent probablement sous Fenêtres 7), mais mon père avait ça, héritage de son temps à l’usine… C’est un début.

Enfin… Je pourrai leur envoyer des photos!

Il faudra que je me surveille… car bientôt ils pourront lire ce blogue. Faudra me tenir les oreilles droites et les fesses serrées.

Cuptartes aux pommes

Dimanche soir, nous étions invités à partager la table d’amis pour célébrer Pâques. Enfin… pas la fête religieuse (un couple de lesbiennes et un couple d’homosexuels peuvent difficilement célébrer une fête religieuse sans un sourire en coin), mais bon. Ce fut délicieux. J’avais offert d’apporter un dessert… et je n’avais évidemment aucune idée de ce que ce serait avant de me lever dimanche matin. Tard.

L’inspiration avait déjà dicté l’achat d’un sac de cinq livres de pommes. Cependant, je ne voulais pas faire une tarte standard. J’avais également acheté de la pâte phyllo et du prosciutto. Mon idée originale était de confectionner des chaussons, mais là… comme c’était Pâques, je cherchais à relier la chose au thème pascal d’une manière ou d’une autre. C’est ainsi que j’ai pensé confectionner des petits paniers dans des moules à muffin. Une combinaison de cupcake et de tarte, d’où mon néologisme de cuptartes.

J’ai donc décidé de préparer une douzaine de ces petits paniers. Pour cela, j’ai utilisé:

  • Cinq livres (environ 2.3 kg) de pommes à cuire (Spartan dans notre cas)
  • Douze feuilles de pâte phyllo
  • Assez de beurre fondu pour badigeonner les feuilles de phyllo (2-3 c à table, 30-45 ml)
  • Un peu de crème 35% (environ ½ tasse, 125 ml)
  • 2-3 c à table (30-45 ml) de sirop d’érable
  • Cannelle et muscade

D’abord, j’ai épluché et découpé les pommes, en réservant douze pour garnir les paniers. Le reste s’est fait transformer en compote.

Pour faire la compote, j’ai simplement fait cuire à feu moyen les morceaux de pommes avec un chouïa d’eau (du jus de pommes aurait été préférable, mais je n’en avais pas sous la main), du sirop d’érable, de la cannelle et de la muscade. Lorsqu’elles furent cuites, il restait tout simplement à écraser les quelques morceaux restants.

Pendant que cela cuisait, j’ai découpé mes feuilles de pâte phyllo en quatre.

J’ai badigeonné chaque feuille de beurre, les superposant quatre par quatre en les alternant. Ici, j’ai par distraction beurré la dernière feuille.

Il suffisait ensuite de déposer les feuilles dans des moules à muffins généreusement beurrés.

J’ai garni la moitié des cuptartes de prosciutto, sachant que tout le monde n’aime pas nécessairement avoir de la viande dans son dessert… mon Oyaté inclus.

Pendant que la compote refroidissait, j’ai épépiné et tranché mes douze pommes, déposant les tranches dans de l’eau citronnée (comme dans l’illustration plus haut) pour éviter qu’elles ne brunissent dans le processus.

Chaque panier a ensuite été garni de compote.

Les tranches de pommes ont ensuite été égouttées puis généreusement enrobées de crème à fouetter (35%). Pourquoi? En plus de donner une texture onctueuse aux tartes et autres pâtisseries aux pommes, la crème coupe l’acidité des fruits. On peut aussi voir que le tout était généreusement saupoudré de cannelle et de muscade, avec peut-être un brin de clou de girofle moulu.

Puis on dépose les pommes dans les moules en les plantant verticalement dans la compote pour en faire des sortes de «fleurs».

J’ai aussi déposé des tranches en travers… Il me restait en fait plus ou moins l’équivalent d’une pomme dont j’ai fait cuire les tranches dans un petit ramequin en même temps que les cuptartes. On enfourne à 350° F (175°C) environ 25 minutes. Comme il nous fallait faire un peu de route avant de servir… j’ai terminé la cuisson à destination, ajoutant des demi-fraises sur le dessus des cuptartes pour faire joli. J’aurais voulu garnir de chocolat, mais je me suis brûlé cruellement sur le sac qui contenait l’ingrédient au moment de le sortir du micro-ondes. Résultat: j’ai une belle cloque entre l’index et le majeur de la main gauche et nous nous sommes contentés d’un coulis de sirop d’érable sur le dessus des petits délices…

J’étais un peu inquiet pour le démoulage, mais cela s’est opéré comme un charme: il a suffit de prendre les paniers par les bords et de les soulever.

Preneurs?

Cliquez sur l'image pour accéder au site de l'agent immobilier, avec photos de l'intérieur de la maison.

Je me promenais en ville jeudi, de retour d’un rendez-vous quand j’ai aperçu cette maison unifamiliale au coin de la 48e Avenue et de la 52e Rue, face à l’école centrale de Red Deer. La chose ayant piqué ma curiosité… j’ai pris la maison en photo pour ensuite consulter le site de l’agent immobilier (cliquez sur la photo). Euh… trois cent mille balles pour ça? Une maison incendiée? Le lieu est peut-être quelque peu stratégique pour un développement commercial… mais il faudra en investir tout autant pour rendre l’endroit habitable. Bon. Je suppose qu’il y en a qui peuvent se le permettre. D’ailleurs la petite maison construite en 1945 ne manque pas de charme et avec un peu d’amour (et beaucoup d’argent), peut-être pourrait-elle contribuer à la revitalisation bien nécessaire de ce coin du centre-ville.

Enfin!

Bon. Il est passé deux heures du matin et je viens d’envoyer mes notes de mes derniers cours. La saison des corrections est terminée.

Je peux me reposer quelques heures avant de me lancer dans la préparation de mon cours de la session de printemps, intitulé The First Nations and Canada, qui commence le 2 mai prochain. Je ne me sens pas vraiment prêt… En plus, tout en corrigeant, les idées pour animer ce cours foisonnaient à mon esprit, mais je ne suis pas certain que j’aurai l’énergie et le temps de tout mettre en place.

Oyaté, pour sa part, prépare un examen qui porte sur une partie de la matière particulièrement ennuyeuse. Ça porte sur le cadre législatif des soins de santé en Alberta. Blech. Tiens, ça me console: je préfère ce que j’ai à faire à ce qu’il doit se taper.

Pour l’instant, un peu de dodo ne fera pas de tort…

Message pour l’amie X

L’amie X se balade (elle se trouve à San Antonio pour un congrès). Donc, Khan est en visite. Soit dit en passant, l’amie X vient souvent nourrir nos quatre-pattes lorsque nous devons nous absenter. Voici que le mastodonte de 17 livres se prend pour une chèvre des montagnes. Oyaté et moi avons eu la surprise de le voir juché sur l’étagère à disques compacts dans le salon cet après-midi. Position dangereuse sur une étagère étroite et qui n’est pas fixée au mur. Nul doute qu’il a suivi l’exemple de Monsieur E qui y grimpe tout le temps, malgré mes interdictions à répétition.

Il s’est gentiment prêté à une séance de pose… mais a protesté quelque peu lorsque je l’ai saisi à bras-le-corps pour le faire descendre. J’ai fait attention de bien plier les genoux pour ne pas endommager mon dos… Poids lourd, tout de même! Et il ne mange pas de bacon, que je sache.

Vendredi Saint

Je suis très religieux… ouain… Enfin… Voici notre brunch en ce Vendredi Saint. J’aime mes œufs brouillés, mais surtout pas avec du lait ou trop cuits. Et notre pain a subi je ne sais quel traumatisme en transit qui l’a fait entrer avec difficulté dans le grille-pain.

Au menu de ce soir: Chicken on the Way. Nous devions aller en pèlerinage à Saskatchewan River Crossing, mais une céphalée du diable (enfin, appelons-la par ce qu’elle est: une migraine) m’en a empêché ce matin. Nous nous contenterons donc de Calgary pour une excursion hors Red Deer.

La neige n’est pas encore toute fondue… mais le printemps s’en vient: la ciboulette commence à reverdir! Faudra nettoyer les plates-bandes durant la fin de semaine.

24 mois

La photo date de mai 2008... alors que le printemps s'était manifesté. Cliquez sur l'image pour voir une photo prise ce jour même...

Je suis encore dans le jus… Ce matin, mon dernier groupe d’étudiants écrivait son examen final. Il ne me reste plus que cette quarantaine d’examens à corriger et je pourrai alors me lancer dans la préparation de la session de printemps.

Il y a cependant d’autres nouvelles: ce soir, nous avons rencontré nos propriétaires et renouvelé notre bail pour une autre période de deux ans. Je bats déjà des records personnels de stabilité en terminant ma quatrième année à la même adresse. Nous y serons donc au moins jusqu’à la fin juillet 2013. Je viens d’écrire les vingt-quatre chèques…