Cuptartes aux pommes

Dimanche soir, nous étions invités à partager la table d’amis pour célébrer Pâques. Enfin… pas la fête religieuse (un couple de lesbiennes et un couple d’homosexuels peuvent difficilement célébrer une fête religieuse sans un sourire en coin), mais bon. Ce fut délicieux. J’avais offert d’apporter un dessert… et je n’avais évidemment aucune idée de ce que ce serait avant de me lever dimanche matin. Tard.

L’inspiration avait déjà dicté l’achat d’un sac de cinq livres de pommes. Cependant, je ne voulais pas faire une tarte standard. J’avais également acheté de la pâte phyllo et du prosciutto. Mon idée originale était de confectionner des chaussons, mais là… comme c’était Pâques, je cherchais à relier la chose au thème pascal d’une manière ou d’une autre. C’est ainsi que j’ai pensé confectionner des petits paniers dans des moules à muffin. Une combinaison de cupcake et de tarte, d’où mon néologisme de cuptartes.

J’ai donc décidé de préparer une douzaine de ces petits paniers. Pour cela, j’ai utilisé:

  • Cinq livres (environ 2.3 kg) de pommes à cuire (Spartan dans notre cas)
  • Douze feuilles de pâte phyllo
  • Assez de beurre fondu pour badigeonner les feuilles de phyllo (2-3 c à table, 30-45 ml)
  • Un peu de crème 35% (environ ½ tasse, 125 ml)
  • 2-3 c à table (30-45 ml) de sirop d’érable
  • Cannelle et muscade

D’abord, j’ai épluché et découpé les pommes, en réservant douze pour garnir les paniers. Le reste s’est fait transformer en compote.

Pour faire la compote, j’ai simplement fait cuire à feu moyen les morceaux de pommes avec un chouïa d’eau (du jus de pommes aurait été préférable, mais je n’en avais pas sous la main), du sirop d’érable, de la cannelle et de la muscade. Lorsqu’elles furent cuites, il restait tout simplement à écraser les quelques morceaux restants.

Pendant que cela cuisait, j’ai découpé mes feuilles de pâte phyllo en quatre.

J’ai badigeonné chaque feuille de beurre, les superposant quatre par quatre en les alternant. Ici, j’ai par distraction beurré la dernière feuille.

Il suffisait ensuite de déposer les feuilles dans des moules à muffins généreusement beurrés.

J’ai garni la moitié des cuptartes de prosciutto, sachant que tout le monde n’aime pas nécessairement avoir de la viande dans son dessert… mon Oyaté inclus.

Pendant que la compote refroidissait, j’ai épépiné et tranché mes douze pommes, déposant les tranches dans de l’eau citronnée (comme dans l’illustration plus haut) pour éviter qu’elles ne brunissent dans le processus.

Chaque panier a ensuite été garni de compote.

Les tranches de pommes ont ensuite été égouttées puis généreusement enrobées de crème à fouetter (35%). Pourquoi? En plus de donner une texture onctueuse aux tartes et autres pâtisseries aux pommes, la crème coupe l’acidité des fruits. On peut aussi voir que le tout était généreusement saupoudré de cannelle et de muscade, avec peut-être un brin de clou de girofle moulu.

Puis on dépose les pommes dans les moules en les plantant verticalement dans la compote pour en faire des sortes de «fleurs».

J’ai aussi déposé des tranches en travers… Il me restait en fait plus ou moins l’équivalent d’une pomme dont j’ai fait cuire les tranches dans un petit ramequin en même temps que les cuptartes. On enfourne à 350° F (175°C) environ 25 minutes. Comme il nous fallait faire un peu de route avant de servir… j’ai terminé la cuisson à destination, ajoutant des demi-fraises sur le dessus des cuptartes pour faire joli. J’aurais voulu garnir de chocolat, mais je me suis brûlé cruellement sur le sac qui contenait l’ingrédient au moment de le sortir du micro-ondes. Résultat: j’ai une belle cloque entre l’index et le majeur de la main gauche et nous nous sommes contentés d’un coulis de sirop d’érable sur le dessus des petits délices…

J’étais un peu inquiet pour le démoulage, mais cela s’est opéré comme un charme: il a suffit de prendre les paniers par les bords et de les soulever.

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7 commentaires sur « Cuptartes aux pommes »

  1. Ça a l’air bien bon… Pour une prochaine itération de la chose, peut-être penser à un cheddar bien vieux… me semble que ça pourrait être bon…

  2. Boris, en fait, j’avais un petit paillot de chèvre qui aurait été délicieux, mais ne connaissant pas les goûts des commensaux, je ne voulais pas prendre de risques trop grands… Déjà que j’avais osé le jambon! Effectivement, des râpures de cheddar là-dessus, ça aurait délicieux.

    Dr. CaSo, mici. C’était bon aussi.

  3. On ne se trompe jamais avec le fromage! On peut le servir en hors-d’œuvre, en entrée, en plat principal en entremets et en dessert! Le tout accompagné des fruit de la vigne et du travail des hommes, c’est presqu’aussi bon que le Saint-Sacrement!

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