Pourquoi faire simple…

… quand on peut faire compliqué. Ce doit être mon destin.

Cette voiture, elle devait nous être destinée. Elle devait devenir «Clio» (oui, je sais, en France, c’est une marque de voiture pour Renault, mais pour moi, c’est la muse de l’histoire, donc, comme j’ai choisi l’ordre alphabétique, ça s’impose). Cette voiture, j’y reviens dans un instant, car j’entends déjà les questions: quid de Bernadette?

Eh bien Bernadette nous a rendus de bons et loyaux services pendant quatre ans. Elle est presque payée… et elle a fait un peu plus de 120 000 km avec nous et elle est toujours en pleine forme. Elle a encore devant elle un avenir qui pourrait être long; cependant, au point où j’en suis, il est plus sensé au niveau financier de remplacer la voiture par une neuve. D’abord, les paiements mensuels seront moins élevés (à cause des circonstances défavorables dans lesquelles je me trouvais en 2007 au moment d’échanger Anastasia), puis je retrouverai une voiture avec garantie. Malheureusement, ils ne la font plus en jaune. Je ne sais pas comment je vais dorénavant trouver ma voiture dans les terrains de stationnement, après presque six ans de véhicules jaunes.

Cependant, je ne perds pas au change. Disons que la Golf 2011 est plusieurs coches au-dessus de la Golf City 2007. De plus, nous passons à la propulsion diésel, ce qui aura un impact fort sensible à la pompe. Avec une autonomie de presque 1200 km, Clio éclipsera les 700 km de Bernadette (avec un réservoir du même format).

Cela nous amène à la voiture sur la photo. Avec l’augmentation des prix de l’essence ces derniers mois, Volkswagen ne fournit plus à la demande. Les Golf, particulièrement les TDI (diésel), disparaissent avant même que d’avoir débarqué de leur usine teutonne (elles ne sont plus fabriquées au Brésil pour le marché nord-américain). Je pourrais aisément en avoir une blanche, grise ou noire, mais je tiens à avoir de la couleur sur mon véhicule et non une teinte. Je suis difficile comme ça. Donc je tiens à la seule couleur qui m’intéresse: le rouge amaryllis. Il y en a présentement deux dans tout l’Ouest canadien et elles se trouvent à Saskatoon. Il faudrait attendre en octobre pour la prochaine livraison.

L’histoire a commencé il y a environ deux semaines, lorsque, à l’occasion d’une révision régulière de Bernadette, je me suis rendu du côté des ventes de mon concessionnaire habituel pour vérifier mon hypothèse à savoir que d’obtenir une voiture neuve me coûterait moins cher que de tenir à Bernadette. Après avoir confirmé mon impression, j’ai presque fait l’essai routier de la voiture que je veux: diésel, transmission manuelle à six rapports, série «comfortline» (qui inclut les indispensables sièges chauffants auxquels je me suis tellement habitué avec Bernadette) et autres bidules. Il faut dire que la Golf de base vient déjà fort bien équipée (l’air climatisé, par exemple, est de série, même sur la version de base). Le prix est à l’avenant, mais les améliorations sont fort sensibles, notamment au niveau de l’assemblage, ce qui rend la voiture beaucoup plus silencieuse.

Je disais donc que j’ai presque fait l’essai de la voiture désirée, mais que, au moment où le vendeur apposait la plaque d’immatriculation pour l’essai routier, il s’est fait interrompre par le gérant qui venait de signer le contrat de vente pour la voiture en question. On m’enlevait littéralement le tapis sous les pieds. Une petite recherche a permis de localiser deux voitures avec l’équipement requis en Saskatchewan… mais alors le concessionnaire local semblait beaucoup moins intéressé à compléter la transaction, car cela requérait quelques efforts supplémentaires. On m’a entre autres donné rendez-vous à une heure matinale indue un lundi matin pour faire l’évaluation de Bernadette pour en déterminer la valeur d’échange. Cependant, la chose s’est déroulée de manière très très sommaire et le prix qu’on m’offrait était proprement ridicule.

Comme j’étais à Edmonton plus tard ce même jour, j’ai décidé de faire un petit arrêt chez un autre concessionnaire qui se trouve sur notre chemin. Là, j’ai joué l’innocent, comme si je n’avais pas déjà fait toutes ces démarches à Red Deer et, disons que le service était passablement supérieur. L’évaluation de Bernadette s’est avérée plus généreuse, même si l’on m’a fortement recommandé de tenter d’en tirer toute la valeur en la vendant moi-même. Bernadette se trouve d’ailleurs depuis une semaine sur Kijii, mais ne semble pas avoir suscité beaucoup d’intérêt au pays des conducteurs de pick-ups.

Ainsi, après un petit dépôt chez ce concessionnaire de la capitale, on me commandait un véhicule. Il y a eu un léger malentendu car je croyais qu’il s’agissait là d’un véhicule nouvellement débarqué faisant partie de l’inventaire à venir de ce concessionnaire, mais il s’agissait plutôt de l’un des véhicules qui se trouvaient en Saskatchewan. Elle est arrivée à Edmonton au début de cette semaine. Cependant, il y avait un hic: elle avait 998 km au compteur. Ce petit détail, le concessionnaire saskatchewanais avait omis de le mentionner à l’expédition du véhicule. C’est plutôt substantiel. J’ai donc demandé à voir le bolide lors de notre passage à Edmonton aujourd’hui.

C’est alors que j’ai appris qu’il y avait eu méprise: la personne qui avait lu l’odomètre n’avait pas remarqué un petit «1» à gauche des chiffres 998. La voiture avait près de deux mille kilomètres au compteur. On ne peut plus vraiment la considérer comme une voiture neuve. Nul besoin de préciser que les gens d’Edmonton étaient furax. Non seulement ai-je appris, lors de ma visite de ce midi, que le compteur kilométrique était généreusement garni, mais il y avait une égratignure au pare-chocs avant et le pare-brise avait un éclat (accident commun dans les Prairies, j’en sais quelque chose pour avoir fait un usage assez fréquent des services de réparation, mais quand même!). De plus, le concessionnaire avait modifié le bloc chauffe-moteur qui n’était plus conforme. Résultat: je ne veux pas cette voiture et le concessionnaire de la capitale albertaine est bien d’accord. Elle sera retournée en Saskatchewan. En fait, j’aurais pu être intéressé, mais il aurait fallu qu’il y ait une réduction considérable du prix et les gens de la Saskatchewan n’étaient même pas prêts à rembourser le concessionnaire d’Edmonton pour les réparations nécessaires, qui se chiffraient à environ 2 300$. Donc, pas question.

Comme Oyaté voulait voir la couleur du bolide, j’en ai quand même pris une photo (en fait, comme il est sorti de classe avec un peu d’avance, nous sommes retournés visiter en fin d’après-midi).

Le même concessionnaire de Saskatoon a un autre véhicule identique en stock, lequel a 239 km au compteur, ce qui est beaucoup plus raisonnable. Il aurait apparemment été réservé pour un client au moment où ils ont envoyé l’autre, lequel client n’a pu compléter la transaction pour des raisons de crédit. Ils enverront cette voiture à Edmonton et reprendront leur démonstrateur. Cela pourrait être la future Clio, pourvu que, cette fois, tout soit conforme. Je devrais en avoir le cœur net d’ici à la fin de la semaine. J’espère que tout ira pour le mieux… car si ce deuxième véhicule n’est pas acceptable, il va falloir attendre la prochaine livraison… ou, comme je leur ai suggéré à la blague, prendre une voiture blanche et la peindre en jaune.

L’achat de Bernadette avait été si simple par comparaison… mais c’était avant la flambée des prix à la pompe.

Bien sûr que je vous tiens au courant!

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10 commentaires sur « Pourquoi faire simple… »

  1. Je te et vous souhaite de pouvoir finaliser cette transaction car nous sommes nous aussi passés il y a quelques mois à peine sur une Golf (la version Plus car nous avions justement besoin d’un peu plus de place, mais à part les qques centimètres de plus aux dimensions générales, rien ne change) neuve , Diesel, Comfortline….
    Et autant te dire que nous en sommes absolument ravis.
    La notre est meme équipée du système Blue Motion, qui fait qu’à chaque arret à un feu rouge ou autre stop, le moteur s’éteint, puis se rallume dès que nous levons le pied du frein (nous l’avons prise en boite auto).
    Bref, le confort y est excellent, la conduite d’un confort vraiment génial, et notre budget carburant…. fantastique !! (il faut dire que nous sommes passés d’un vieux monospace Opel Zafira essence qui faisait du 10-11L / 100km, à cette golf qui ne dépasse jamais les 6L/100 km en conso moyenne et en diesel)

    Tiens nous au courant sur ton blog, et bon courage pour l’attente 😉

  2. Marine, j’ai pensé à la Golf Wagon aussi, mais je suis resté avec le modèle hatchback simplement parce que nous n’avons généralement pas besoin de tout cet espace de chargement.

    Dr. CaSo, tiens, tiens…

  3. Non non, je parlais bien de la Golf Plus, et non break (=wagon). Peut etre que le modele « Plus » n’existe pas en Amérique du Nord, mais ca a un gros succès en France.
    Au 1er coup d’oeil, difficile de distinguer la golf de la golf plus, mais elle est un poil plus longue et plus haute. (de l’ordre de 7cm).
    Du coup un coffre qui gagne quelques litres, une assise légèrement surélevée, avec toutes les apparences de la golf….

    La wagon aurait été bien trop grande pour nous aussi 😉

  4. On reconnait la qualité allemande !
    Le cric bleu à coté me parait quand méme volumineux…… Tu ranges ça dans le coffre ….. 😀

  5. J’ai trouvé ici l’explication que je cherchais dans ton avant-dernier billet.
    Oui, appeler « Clio » une WolksVagen c’est presque de la provocation 😀

  6. Oui, dans un certain sens. Il faut savoir que la marque Renault n’a pas été distribuée au Canada depuis la lointaine époque de la Cinq… alors ça fait moins provocateur ici.

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