Z’orages

Source: Environnement Canada. Cliquez sur l'image pour les prévisions à jour.

C’est très courant, l’été, par ici, que de fort belles journées estivales se terminent par ces veilles ou avertissements. Quand on clique sur le petit bandeau jaune, on obtient ceci:

Pas jojo, n’est-ce pas? On finit par non seulement s’y habituer, mais on s’y attend. Nous sommes dans le ce que l’on appelle ici le «corridor des tornades» du Canada. Et les journées chaudes de l’été amènent presque inévitablement la formation de masses d’air chaud instable au pied des Rocheuses qui, mêlées aux vents qui nous viennent des montagnes, dégénèrent en cumulo-nimbus menaçants (mais aussi spectaculaires). J’en ai d’ailleurs touché mot récemment. C’est plutôt impressionnant à voir au loin et je suis certain que Sudriveraine et son conjoint se souviennent encore de notre retour à Red Deer à l’été 2008, alors que nous sommes entrés en plein dans un orage en grand déploiement. C’est plutôt impressionnant, même si ça ne dure généralement pas trop longtemps.

Source: Environnement Canada. Cliquez sur l'image.

L’imagerie radar fournie par Environnement Canada nous donne une bonne idée de ce qui va nous tomber dessus. Bon. Au moment où j’écris ces lignes, je suis à Edmonton et comme je n’ai pas à reprendre la route avant une bonne heure, j’ai bonne confiance que la ligne d’orages qui survole présentement l’autoroute menant à la maison va être dissipée ou du moins passée à l’est d’ici là. Parce que, non, je n’aime pas vraiment conduire dans des conditions où la visibilité devient presque nulle et où les roues patinent. Oyaté aime ça encore moins que moi. Je ne crains pas trop pour moi… mais plutôt pour les autres fous au volant qui ne semblent pas savoir que les lois de la physique s’appliquent à eux aussi.

En ces moments-là, il faut garder l’œil sur les sites de météo (Environnement Canada ou Météomédia) et, en Alberta, sur le site des avertissements d’urgence. Heureusement, chez nous, les tremblements de terre sont à peu près inexistants…

Justement, pendant que j’écrivais cet article, la veille est devenu une alerte. C’est plus sérieux: le bandeau est passé du jaune au rouge:

M’inquiète-je? Bah! Si le sous-sol est inondé ou le toit arraché à notre retour, je vous en fais part. Les chats ne s’inquiètent généralement pas trop non plus. Oyaté, c’est une autre histoire.

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14 commentaires sur « Z’orages »

  1. Depuis quelques jours, l’est ontarien (où Sudriveraine et Dr. G. habitent) et le sud-ouest québécois semblent être devenu une gare de triage pour les lignes d’orages. Hier, un orage a écrapouti une scène au Festiblues d’Ottawa, et cet après-midi, c’est Montréal qui y a gouté!

  2. Oui, j’ai lu à propos de la scène effondrée. Dommage, tout ça… En passant, nous sommes rentrés et, comme je le pensais, tout est dans l’ordre.

  3. En fait, c’est le Bluesfest à Ottawa… Le festiblues, c’est soit à Tremblant, dans les Laurentides, soit au Parc Ahuntsic, à côté de chez moi (une engeance!).

  4. Effectivement, je me rappelle très bien de la fameuse ligne d’orages que nous avons traversée ensemble. D’autant plus que tu sais combien j’aime les orages… Quoique je m’améliore en vieillissant.

  5. Ça, c’est une circonstance où j’aime moins les orages… Comme un fameux retour d’Ottawa, il y a quelques années…

  6. Je ne sais pas si c’est une idée que je me fais, mais je trouve que les phénomènes météorologiques sont de plus en plus violents et suscitent de plus en plus d’inquiétude dans le public.
    Au passage, je remercie Boris pour le participe passé « écrapouti » que je trouve particulièrement imagé.

  7. Écrapoutir: verbe du 2e groupe, transitif, signifiant écraser pathétiquement. Ex.: La scène principale du BluesFest d’Ottawa s’est écrapoutie en raison de vents violents. Ou encore: Les pâtisseries que Bernadette a écrapouries en s’assoyant dessus ne sont plus propres à la consommation…

  8. Ça me prenait un nom pour construire ma phrase-exemple! Et la température est insupportable: il a fait 35C avec un humidex de 45 cet après-midi… à 21h30, il faisait encore 31C avec un humidex de 39!

  9. Pendant les canicules, Montréal ne me manque pas. Mais vraiment pas. Il fait à peu près 15° ici ce soir … L’Alberta a parfois du bon.

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